Les médias sociaux et la langue française

Le blogueur Benoît Descary a clôturé l’Université d’été, le 15 juin au matin, par une exposition pratique de l’utilité des médias sociaux dans les échanges au sein de la francophonie. 

 

La coordonnatrice à la programmation et aux partenariats au Centre de la francophonie des Amériques (CFA), Flavie-Isabelle Hade, a présenté Benoit Descary en disant que c’était « quelqu’un qui allait nous donner des idées ». Effectivement, le blogueur et consultant digital a su donner un exposé riche en images et en faits sur l’utilité et les bonnes pratiques de l’exploitation des médias sociaux. 

 

« J’ai adoré finir avec ça, témoigne un des participants de l’Université d’été, Rémi Marien, parce que j’ai trouvé sa conférence très pragmatique. Et c’était très intelligent de la faire coïncider avec le moment où on se quitte tous et on parle de comment faire vivre une communauté immatérielle. » 

 

Comme exemple pratique sur la possibilité de fédérer les communautés et échanger les expériences, le conférencier expose le nombre de participants virtuels qui ont visité le stream  du CFA pour visualiser les conférences, débats et entrevues tout au long de la semaine : 782. 

 

Comme le disait justement un des conférenciers, le professeur à l’Université de Moncton Christophe Traisnel, « nous sommes dans une période de déclin ou de mutation de l’engagement et des espaces politiques traditionnels ». Pour éviter la désertification de l’espace politique francophone, il est d’autant plus urgent de revoir les moyens de mobilisation, et de les adapter à un militantisme plus individualisé d’une part, dans la manière de le consommer, mais aussi globalisé, puisque les barrières territoriales ne sont presque plus pertinentes. 

 

Conseils pratiques

Pour un emploi optimal des médias sociaux, Benoit Descary recommande de choisir le blogue comme plateforme principale de création de contenu et du développement de son identité propre sur le web , puis d’utiliser une toile de médias sociaux comme outils de diffusion. Pour ce faire, il conseille fortement d’acheter son propre url (plutôt que d’utiliser des plateformes où on loue son url, comme sur Facebook, par exemple).

 

Il faut bien évidemment faire très attention à ce qui est mis sur le web, au delà des fautes d’orthographe et particulièrement sur la portée de votre contenu sur d’autres individus, parce qu’une fois sur le web, toute information est trouvable.  

 

Pour rejoindre une panoplie de lecteur, il n’est pas plus judicieux d’écrire en anglais, langue universelle. Le français, comme vu durant la semaine, peut aussi être une langue universelle, même si plusieurs francophones ont du mal à la percevoir comme telle. 

 

Sur le web, le mot clé est communauté. Si la langue de votre communauté ou de celle que vous envisagez de créer, est le français, il est donc important de suivre la mouvance sociale et favoriser l’interaction en utilisant cette langue. 

 

D’ailleurs, selon les autorités françaises, le français est bien présent sur le web : il compte 5 % de tout l’espace Internet. 

 

Benoit Descary conseille donc de ne pas s’attarder au nombre et de maximiser l’interaction avec ceux à qui vous vous adressez (il faut donc d’abord savoir quelle est votre stratégie). Cela peut se faire avec de multiples outils, comme opérer une mise à jour fréquente de vos statuts, intervenir dans les discussions, commentaires, forums, et envoyer des messages privés sur les différents médias plutôt que de s’en tenir aux messages publics. 

 

Cette veille demande énormément de temps, qu’il faut être prêt à investir, et qui augmente au fur et à mesure que les interactions augmentent. 

 

Pour Rémi Marien, qui travaille au Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique, le temps en vaut la peine. Cette conférence l’a convaincu d’intégrer un axe médias sociaux dans la planification stratégique que le Conseil est entrain de réviser. Pour d’autres, ce sera l’occasion de mettre à l’épreuve leurs compétences et leur patience sur le web afin de faire fructifier les contacts qu’ils ont forgés à l’Université d’été. 

 
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