Jeff Johnson s’arrête à Joseph-Moreau

Au cours des dernières semaines, le ministre de l’Éducation Jeff Johnson a demandé à rencontrer des conseils scolaires de la province, et ce, dans une de leur école. Le ministre Johnson a donc échangé avec le Conseil scolaire Centre-Nord à l’école Joseph-Moreau, le 14 février dernier.

Outre des représentants du CSCN, le ministre a pu échanger avec des membres du comité de parents qui a été mis sur pied à la fin 2012 dont le but est de faire pression sur le gouvernement pour faire approuver les plans de rénovation de l’école secondaire francophone de premier cycle d’Edmonton.


« Le CSCN aimerait se porter acquéreur de cette école, mais sous condition qu’elle soit modernisée », a rappelé la présidente du conseil scolaire, Karen Doucet. « Nous voulons éviter de répéter les défis que nous avons rencontrés dans le passé », ajoute-t-elle en faisant allusion à l’école Strathearn.

Cette école, où se situe aujourd’hui l’École publique Gabrielle-Roy, a été achetée sans cette condition et le CSCN a eu à affronter des défis peu de temps après son acquisition, notamment avec sa chaudière.

« Vous avez surement remarqué, M. le Ministre lors de votre visite, que la température change de façon substantielle d’un endroit à l’autre. D’ailleurs, l’une des trois chaudières de l’école se trouve dans une portion de l’école qui a 100 ans, mais qui est abandonnée depuis plus de 30 ans », a avancé Bruno Mercier, membre du comité des parents présent à la rencontre.

Ce dernier a rappelé au ministre que l’école fonctionnait déjà à pleine capacité. En effet, ouverte en 2009, Joseph-Moreau compte 260 élèves et le CSCN estime que ce nombre pourrait grimper jusqu’à 400 compte tenu des nombres que l’on retrouve dans les trois écoles nourricières : Notre-Dame, Père-Lacombe et Sainte-Jeanne-d’Arc.

« Nous anticipons que d’ici quelques années, le nombre d’élèves qui viendront à Joseph-Moreau dépassera le nombre d’élèves qui termineront leur 9e année pour aller à l’école Maurice-Lavallée. Si aucune rénovation n’est effectuée, nous devrons transformer certains espaces en salles de classe, ce qui réduira grandement la flexibilité de tenir
des activités parascolaires », explique M. Mercier.

Il rappelle que ces activités « sont essentielles » pour le développement des élèves.

Un avis que partage une élève de 9e année, Chabrie Amyotte, qui a fait parvenir une lettre au ministre Johnson. « Mon école est formidable à l’intérieur des murs. Cependant, les murs comme tels sont vieux et ne représentent pas l’énergie épatante de nos élèves et de notre personnel extraordinaire », écrit-elle.

« Le confort des élèves est très important. Pour l’instant nous, les élèves de 9e année, dinons sur l’estrade dans le gymnase. On devrait être capables de diner tous ensemble parce que ça change la dynamique de notre école. Aussi, notre bibliothèque est très petite et peu diversifiée », souligne Chabrie Amyotte.

Un autre irritant est le nom de l’ancienne école que l’on retrouve sur la façade extérieure. « Parce que l’école est la propriété d’Edmonton Public School Board (EPSB), il est difficile de l’aménager pour qu’on se sente chez soi. Le nom de l’école ne peut pas être affiché de façon appropriée à l’école. Cela rend plus difficile pour les élèves le développement d’un sentiment d’appartenance envers Joseph-Moreau », avance Bruno Mercier.

« Je me demande souvent pourquoi il y a deux noms sur notre école. Somme-nous chez nous? », questionne Chabrie Amyotte.

Jeff Jonhson s’est montré surpris. « Le nom de l’école à l’extérieur ne peut pas être changé? », s’est-il étonné.

Comme le fait remarquer Bruno Mercier, « il est important de moderniser notre école, sinon, devant l’état actuel physique des lieux, des élèves pourraient hésiter à venir ici, surtout qu’il y a plusieurs choix qui s’offrent à eux. Joseph-Moreau est la seule option d’école secondaire catholique francophone de premier cycle à Edmonton », lance-t-il.
« Avec l’aide des fonds du Ministère, nous pourrions améliorer tous les aspects négatifs de notre école et la rendre parfaite », souligne Chabrie Amyotte.

Rappelons que selon des plans d’architecture présentés à la fin novembre, il en couterait quelque 11 millions $ à la province pour agrandir et rénover l’école Joseph-Moreau. Le CSCN et le comité de parents souhaitent que l’école francophone fasse partie de l’annonce de rénovation d’écoles en province.

Le ministre Johnson n’a pris aucun engagement en ce sens, préférant attendre les détails du prochain budget pour déterminer combien de nouvelles écoles pourront être construites et combien pourront être modernisées.

« Nous sommes conscients qu’il y a plusieurs écoles dans une situation similaire, mais nous croyons que Joseph-Moreau est l’une dont les besoins sont les plus criants. Moderniser cette école permettrait à deux conseils scolaires (CSCN et EPSB) d’en bénéficier, rendrait la communauté plus sécuritaire en démolissant un édifice abandonné et rehausserait le sentiment d’appartenance de nos élèves francophones qui fréquentent cette école », conclut Bruno Mercier.

 

 

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