David Dorward visite quatre écoles francophones

Le député conservateur d’Edmonton-Gold Bar David Dorward, élu à l’Assemblée législative en avril dernier, a effectué une tournée francophone le 16 janvier dernier.

« Il était important pour nous de le sensibiliser, de réitérer le fait que nos écoles ne sont pas des écoles à charte et qu’elles ne sont pas non plus des écoles d’immersion », a souligné la présidente du Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN), Karen Doucet.

Cette dernière précise qu’elle n’a eu aucune difficulté à obtenir l’engagement de David Dorward, l’espace d’une journée, pour visiter les quatre établissements scolaires. « Il est très ouvert à la francophonie et il reconnait que la population francophone de sa circonscription a eu un rôle à jouer dans son élection », avance-t-elle.


Le député provincial était heureux de pouvoir échanger avec les élèves. « Je voulais me familiariser avec le système scolaire francophone et entendre les élèves me poser leurs questions et partager les défis qu’ils
rencontrent », déclare M. Dorward.

Dans chacune des écoles, le député a eu droit à une visite des installations et à une période d’échanges avec un groupe d’élèves. « J’aurais aimé passer plus de temps avec les élèves et discuter avec eux », reconnait David Dorward, qui s’est engagé, si tel est le souhait du CSCN, à retourner dans les écoles francophones, et ce, au moins une fois par année. « J’aime partager avec les élèves et découvrir leurs opinions sur des sujets », note-t-il.

Trois des écoles visitées, en l’occurrence Gabrielle-Roy, Maurice-Lavallée et Sainte-Jeanne d’Arc, sont situées dans la circonscription de M. Dorward, alors que la quatrième, Joseph-Moreau, est en périphérie.
« Il ne faut pas oublier que l’école Joseph-Moreau constitue notre deuxième priorité, au conseil, en terme d’infrastructure », mentionne Karen Doucet.

Financer Jospeh-Moreau
Le principal intéressé a d’ailleurs reconnu qu’éventuellement, le gouvernement devra agir pour l’école Joseph-Moreau. « J’ai l’intention de m’assoir avec le ministre de l’Éducation, Jeff Johnson, pour aborder la question. Il faut entamer le dialogue tout en prenant en considération les autres priorités des différents conseils scolaires et la question financière », affirme M. Dorward.

Cependant, devant les élèves, il a préféré jouer la carte de la prudence, du moins à court terme. « Financer adéquatement le système d’éducation albertain est un défi, surtout que les revenus de la production des sables bitumineux ne sont pas au niveau que nous avions anticipé », soutient le député provincial.

« La réalité est que le prix du baril de pétrole se transige en deçà du prix que nous nous étions fixé, ce qui a des conséquences sur nos revenus », ajoute-t-il.

Des choix devront être pris par la province pour retrouver l’équilibre budgétaire. « D’un côté, nous avons les dépenses et, de l’autre, des revenus qui sont moins élevés que prévu. Présentement, toutes les pistes sont sur la table, telle que l’option d’instaurer une taxe de vente provinciale, mais je doute que cela se retrouve dans le budget », évoque le député qui siège sur le Treasury Boord du gouvernement de l’Alberta, un comité formé de 12 députés.
 

 

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