Administration des affaires : rentrée repoussée à l’automne

Même si le Centre collégial de l’Alberta doit remettre au mois de septembre 2013 l’offre du programme de deux ans en Administration des affaires, les dirigeants demeurent optimistes.

« Lancer un programme pour une première fois, c’est quelque chose en soit. Il ne faut pas s’attendre que du jour au lendemain, on va afficher complet. Ce projet est un projet de société et on va continuer à le bâtir avec la communauté », a soutenu la doyenne adjointe et directrice du Centre collégial de l’Alberta, Line Croussette.


Cette dernière commentait le report de l’offre du programme d’Administration des affaires, qui devait se mettre en branle au début janvier. « Nous avions une personne qui remplissait les conditions d’admission. Lancer le programme avec un étudiant aurait diminué la qualité d’apprentissage, notamment au niveau de l’interaction avec ses collègues qui aurait été inexistante », soutient Mme Croussette.

La doyenne adjointe et directrice confirme que d’autres personnes, environ six, avaient un intérêt pour le programme. « Malheureusement, ces étudiants potentiels n’ont pas rempli toutes les conditions d’admission. Nous les avons appuyés dans leurs démarches, pour aller chercher leurs mathématiques par exemple, mais ils n’ont pas réussi leur examen », explique Line Croussette.

«  De notre côté, pour assurer le succès et la qualité du programme, nous ne pouvons accepter que les personnes qui se conforment aux conditions d’admission, qui ne sont pas différentes des autres programmes collégiaux », ajoute-t-elle.

Bien qu’amorcer le programme dès janvier 2013 aurait été souhaitable, le Centre collégial de l’Alberta préfère voir le verre à moitié plein. « Démarrer un programme de deux ans à la session d’hiver est plus difficile, car les élèves de 12e année sont encore à l’école. Le marché ciblé était celui des adultes et avec un taux de chômage si bas en Alberta, comparativement à d’autres provinces canadiennes, il y a moins d’adultes qui veulent retourner aux études pour réorienter leur carrière », fait remarquer Mme Croussette.

Même si ce programme devait initialement être offert en septembre 2012, la doyenne adjointe fonde beaucoup d’espoir sur la rentrée 2013-2014. « L’an dernier, l’approbation par la province du programme était arrivée un peu tard. Le recrutement s’était donc fait à compter d’avril seulement et on sait qu’au printemps, la très grande majorité des finissants des écoles secondaires ont déjà fait leur choix quant à leurs études postsecondaires. Cette année, l’équipe de recrutement du Campus Saint-Jean présente le programme collégial d’Administration des affaires depuis le mois de septembre dernier », affirme Line Croussette.

Outre ce programme, le Centre collégial espère pouvoir offrir, si le nombre d’inscriptions est suffisant, un ou deux autres programmes pour septembre 2013. « C’est possible qu’il y en ait d’autres. Les dossiers progressent. Dès que nous aurons franchi toutes les étapes, qui culmineront avec l’approbation par le gouvernement de l’Alberta, nous pourrons aller de l’avant », présente Line Croussette.

Cette dernière assure ne pas ressentir une pression pour matérialiser le collégial francophone le plus vite possible.

« Cela va se faire. On ne démarre pas un collégial du jour au lendemain.  C’est dans le mandat de l’Université de l’Alberta d’offrir un collégial francophone. Tout le monde met l’épaule à la roue », lance-t-elle.

Pour ce qui est des espaces à La Cité francophone, ceux-ci commencent à être de plus en plus utilisés.

« Grâce à l’École de langues, nous avons 12 enseignants. Je n’ai pas les plus récentes données, mais au printemps et à l’été dernier, il y avait 85 étudiants. Certains locaux sont aussi utilisés par des étudiants de niveau universitaire, car tout le monde sait qu’il y a un manque de locaux au Campus Saint-Jean », présente Line Crousette.

Attente à Bow Valley
À Calgary, le programme bilingue de Préposé aux soins de santé, qui devait se donner au collège Bow Valley l’automne dernier, est dans la même situation.

« Une dizaine de personnes ont manifesté un intérêt. Une personne a complété les examens et elle remplit les conditions d’admission. Contrairement au programme d’Administration des affaires, cette formation de 16 semaines peut commencer à n’importe quel moment. Donc, dès qu’on a huit personnes qui se conforment à toutes les exigences, on commence », soutient Mme Croussette.
 

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut