École Joseph-Moreau : la priorité après Alexandre-Taché

Un comité de parents a été mis sur pied dans le but de faire pression sur le gouvernement pour faire approuver les plans de rénovation de l’école secondaire francophone de premier cycle d’Edmonton, Joseph-Moreau, lors d’une réunion  extraordinaire convoquée par le Conseil scolaire Centre-Nord  (CSCN) le 14 novembre dernier.

Ce comité est composé de parents d’élèves qui fréquentent les écoles francophones Joseph-Moreau, Sainte-Jeanne-d’Arc, Notre-Dame et Père-Lacombe.


Le gouvernement d’Alison Redford annoncera, au début 2013, la construction de 50 nouvelles écoles en Alberta et la rénovation de 70 autres. Le directeur général du CSCN, Henri Lemire, souhaite que Joseph-Moreau fasse partie du lot.

« Nous cherchons à faire mousser l’intérêt et s’aligner auprès des intervenants pour faire valoir l’importance de rénover l’école. Avec ce comité, cela nous permet de faire du lobbying à deux niveaux », met de l’avant le directeur général.

Ce dernier rappelle que la priorité numéro un du conseil demeure l’école Alexandre-Taché, à Saint-Albert, pour laquelle le CSCN espère la construction d’un édifice neuf, en collaboration avec les  deux autres conseils scolaires de la ville.

M. Lemire souligne qu’avec 62 conseils scolaires et près de 1700 écoles publiques en Alberta, la compétition pour se démarquer auprès du gouvernement se fait féroce.

« Nous avons plus de chances d’obtenir ce que l’on veut si nous demandons la rénovation de Joseph-Moreau et une nouvelle construction pour Alexandre-Taché », nuance-t-il.

Le Conseil compte miser sur la particularité de l’éducation francophone en Alberta dans ses revendications.
 
« L’école Joseph-Moreau est le seul choix catholique francophone pour la 7e à la 9e année dans la région d’Edmonton », affirme un membre du comité, Bruno Mercier, dont les enfants fréquentent l’école Sainte-Jeanne d’Arc.

Ce dernier aimerait une annonce de la part du gouvernement Redford d’ici le mois de juin prochain et espère que les travaux débutent dès le début de l’année scolaire suivante.

Si le projet va de l’avant, l’école Maurice-Lavallée accueillerait les élèves de Joseph-Moreau durant les rénovations.
 

 

Se porter acquéreur
Le CSCN envisage d’acheter l’école Joseph-Moreau, à condition que celle-ci rejoigne les normes de santé et sécurité actuelles mises de l’avant par l’Alberta Safety Codes Council.

L’école doit également respecter le principe d’équivalence pour le programme d’enseignement en français.

Pour l’instant, une partie de l’édifice est vieux de 90 ans et se fait désuet. Le système de chauffage est inadéquat, certaines salles de classe n’ont pas de fenêtre et le gymnase n’est pas tout à fait comparable à ce que l’on retrouve dans les programmes anglophones 7-9 de la province.

Des plans d’architecture effectués par l’architecte Ron Nemeth, de la firme ACI, chiffrent le cout d’agrandissement et de modernisation à 11 millions $. Ils ont été bien reçus à la réu-nion du Conseil le 20 novembre dernier et seront déposés au gouvernement sous peu.

Rappelons que le CSCN loue l’école Joseph-Moreau à Edmonton Public School Board pour un loyer d’environ 400 000 $ par année, défrayé par le gouvernement de l’Alberta. « C’est là où nous avons une chance. Ce n’est pas intéressant pour eux de payer notre loyer », précise Henri Lemire.

Plus d’élèves francophones
Ouverte en 2009, l’école Joseph-Moreau offre une éducation catholique francophone à 260 élèves du 1er cycle du secondaire. Cependant, le Conseil estime que ce nombre pourrait grimper jusqu’à 400 si tous les élèves inscrits de la maternelle à la 2e année aux écoles Notre-Dame, Père-Lacombe et Sainte-Jeanne-d’Arc restaient inscrits au sein du CSCN.

Si le comité de parents n’a pas encore déterminé de stratégie précise, Bruno Mercier compte sur le support des  écoles nourricières de Joseph-Moreau, ainsi que la communauté francophone, pour appuyer les revendications.

Il envisage même d’écrire au ministère de l’Éducation et en profiter pour inviter le ministre Jeff Johnson à visiter la vieille école.

M. Mercier a bien l’intention de démontrer les succès de l’école. « C’est une école qui comporte beaucoup de réalisations : en robotique, en sport, en athlétisme et en soccer. Avec une école plus fonctionnelle, on pourrait faire encore plus », affirme Bruno Mercier, confiant.
 

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