Une rentrée dans la stabilité

Malgré un déficit anticipé de 206 000 $ pour l’année 2012-2013, le Conseil scolaire du Nord-Ouest (CSNO) ira de l’avant avec de nouveaux projets en cette rentrée scolaire.

Un programme de formation de leadership scolaire sera offert au personnel enseignant intéressé par la direction d’école. « Il est difficile de recruter des directeurs d’écoles en situation minoritaire et en région éloignée. C’est vrai que nous commençons l’année avec un manque à gagner, mais je crois à ce programme et nous essayons d’être proactifs », affirme le directeur général du CSNO, Marcel Lizotte.


Un autre programme d’accompagnateur pédagogique, c’est-à-dire une personne ressource disponible pour les enseignants, fait partie d’une nouvelle stratégie du CSNO. Une initiative qui existe déjà dans le système scolaire anglophone.

« L’adulte devient un meilleur pédagogue et cela est bénéfique pour la réussite scolaire des élèves », assure le directeur général.

Les communautés d’apprentissage professionnelles, mises sur pied l’an dernier, seront reconduites cette année.

M. Lizotte s’attend à accueillir sensiblement le même nombre d’élèves que l’an dernier, avec une légère augmentation dans la région de Grande Prairie, où la ville connait une croissance de sa population en générale.

Nouvelle formule
Le CSNO a tenu un grand rassemblement avec tout le personnel du conseil à l’école Héritage de Falher, le 29 aout dernier, pour lancer l’année scolaire. Une grande première a avoué le directeur. « Nous sommes un petit conseil, alors pour nous, c’est vraiment com-me une rencontre familiale, sincère et accueillante », a-t-il partagé.

Le CSNO a profité de l’occasion pour reconnaitre ses membres qui y travaillent depuis cinq et 10 ans.

Le groupe Allez Ouest s’y est aussi produit en spectacle. Marcel Lizotte compte approcher le musicien originaire de la région, Joël Lavoie, nouvel animateur de la radio communautaire CKRP, pour explorer la possibilité d’établir un partenariat.

« La culture et la langue sont nos priorités. Nous n’avions jamais fait ça, mettre l’accent sur l’aspect culturel », admet M. Lizotte.

 

Nouvelle opportunité
Si la construction d’une nouvelle école n’est pas prévue au programme du conseil pour cette année, M. Lizotte affirme que des consultations communautaires seront tenues dans la région de Slave Lake afin de sonder l’intérêt des francophones ayant droit à l’éducation en français.

« La communauté est en train de se rebâtir à la suite du sinis-tre du mois de mai 2011 et nous croyons le moment opportun pour donner une chance aux parents francophones », avance le directeur général du CSNO.

Ce dernier précise qu’il s’agit surtout de demandes exceptionnelles, c’est-à-dire les enfants dont les grands-parents sont francophones. « De plus en plus de jeunes parents veulent redonner l’héritage de la langue et la culture francophone à leurs enfants et je les félicite », se réjouit-il.

Quart de siècle
Cette année marque le 25e anniversaire de l’ouverture de l’école Héritage, première école francophone de la région. Malgré une diminution graduelle des élèves au fil des ans, Marcel Lizotte assure que des activités avec les élèves et les gens qui ont bâti le projet seront tenues à l’école.

« Ce sera un temps de rassemblement et de réjouissance », promet M. Lizotte.

Un programme de prématernelle à temps plein a d’ailleurs été mis sur pied l’an dernier dans le but de bâtir et consolider les effectifs de l’école. Une valeur ajoutée, selon

BDV : Reconnaissance des années de service rendues au CSNO. On reconnait, de gauche à droite, Marcel Lizotte, Michelle Trudel (10 ans), Lise St-Laurent (10 ans), Penni Kennedy (cinq ans), Maryse Simon (cinq ans), Jean-Pierre-Lavoie (cinq ans) et Vivianne Verreault (10 ans) et Colin Gagnon, président du CSNO.


 

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