Résolution de conflits de façon pacifique : les conseils du Sud emboitent le pas

Après le Conseil scolaire Centre-Nord au printemps 2011 et le Conseil scolaire Centre-Est l’automne dernier, c’était au tour des deux conseils scolaires francophones du Sud de l’Alberta d’accueillir les formatrices de l’Institut Pacifique de Montréal avec l’objectif d’implanter progressivement les programmes « Vers le pacifique » et « Différents mais pas indifférents ».

Ces deux programmes, qui visent la résolution de conflits pacifique et de médiation entre les pairs au primaire et au secondaire, ont comme objectif d’amener les jeunes à se responsabiliser et de les amener à résoudre un conflit par eux-mêmes.


« Je vois aujourd’hui la dernière étape d’un beau projet », s’est exclamée Louise Huard-Peake. Ancienne présidente de l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA), Me Huard-Peake a vu l’organisme coordonner ce projet au cours des trois dernières années.

« Nous cherchions à l’époque un projet qui aurait un impact partout en province pour notre jeunesse francophone. N’y a-t-il pas de meilleur projet que la résolution de conflits et la médiation par les pairs », affirme celle qui a été à la tête de l’AJEFA entre 2009 et 2011.

Il fallait dans un premier temps trouver le financement, rappelle Louise Huard-Peake. C’est finalement l’appui de Citoyenneté et Immigration Canada, du Secrétariat francophone et du Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes (SAIC) du gouvernement du Québec qui aura permis de réaliser ce projet en Alberta.

Après avoir mené une mission exploratoire au Québec, grâce au financement du SAIC, ce sont certaines écoles francophones d’Edmonton, puis les quatre écoles francophones situées dans le Centre-Est qui ont reçu une formation.

« Je suis fière de voir les deux conseils scolaires francophones du Sud participer à ce projet. Le programme Vers le pacifique (primaire) et Différents mais pas indifférents (secondaire) aura un impact direct chez les jeunes », avance Mme Huard-Peake.

Un avis que partage la directrice générale de l’AJEFA, Fernande Bergeron. « On voit déjà certains impacts à l’École publique Gabrielle-Roy d’Edmonton, l’une des premières dont le personnel a reçu la formation », avance Mme Bergeron.

Comme le souligne la directrice générale adjointe du Conseil scolaire du Sud de l’Alberta (CSSA) et Conseil scolaire catholique et francophone du Sud de l’Alberta (CSCFSA), Lorraine Robinson, « nos élèves vont maintenant bénéficier de ces programmes de résolutions de conflits de façon pacifique en trouvant eux même des solutions concrètes », affirme-t-elle.

C’est entre le 14 et 18 mai 2012 que la formation a été présentée à des intervenantes et enseignantes du CSSA et du CSCFSA. « Notre responsabilité est de promouvoir le programme, d’agir à titre de formateur pour offrir une formation de cinq heures aux enseignants de nos écoles et d’avoir un rôle de consultation en accompagnant et offrant un appui dans l’implantation du programme dans nos écoles », de résumer l’intervenante jeunesse du Projet Appartenance à l’école La Mosaïque de Calgary, Justine Pori.

C’est cette école qui sera la première à l’implanter. En effet, même si les écoles du sud visent une implantation graduelle de ce programme pendant l’année scolaire 2012-2013, l’école La Mosaïque a profité d’une journée de perfectionnement professionnel, le 22 mai dernier, pour offrir cette formation à tout le personnel enseignant. « Si l’on veut que ce projet fonctionne, c’est toute l’école qui doit recevoir cette formation, il ne faut pas limiter cela à quelques classes », avance le directeur de l’école La Mosaïque, Guy Perreault.

Au total, sept écoles francophones du Sud verront à implanter les deux programmes. « Nous avons décidé de ne pas limiter cela aux écoles qui font partie du projet Appartenance », indique la coordonnatrice du projet Appartenance, Pierrette Messier-Peet.

Outre les écoles Sainte-Marguerite-Bourgeoys, Notre-Dame-de-la-Paix, de la Rose sauvage et La Mosaïque, les établissements de Brooks (Le Ruisseau), Calgary (Terre des Jeunes) et d’Okotoks (Beausoleil) seront parties intégrantes de ce programme.

« Nous sommes très heureux de faire partie de ce projet. Les enfants passent souvent de l’action à la réaction. De par leur vécu, ils ne savent pas toujours gérer leurs émotions. On espère, avec ce programme, leur donner les outils nécessaires qu’ils ont de besoin pour qu’ils deviennent, dans la vie, de bons citoyens », lance la directrice de l’école Beausoleil, Ginette Beaulieu.

 


Les intervenantes étaient heureuses d’avoir reçu cette formation en français de l’Institut Pacifique de Montréal. « On a un programme unique, en français. Généralement, nous devons suivre certaines formations en anglais pour ensuite la traduire et tenter de l’implanter dans nos écoles. Aujourd’hui, cette formation nous a été conçue et offerte en français », indique Pierrette Messier-Peet.

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