Compétition provinciale de robotique : Maurice-Lavallée se démarque

L’équipe de robotique de l’école Maurice-Lavallée d’Edmonton se rendra au championnat mondial de For Inspiration and Recognition of Science and Technology (FIRST) à St-Louis au Missouri, du 25 au 28 avril prochain, pour représenter l’Alberta auprès de 1500 équipes de partout à travers le monde.

Les 11 élèves mordus de robotique viennent tout juste de remporter la première place à la compétition provinciale de First Tech Challenge (FTC) à Red Deer le 14 janvier dernier, en plus de recevoir le Inspire Award, décerné à l’équipe qui démontre professionnalisme, entraide avec les autres équipes et ingéniosité dans la construction du robot, tout en utilisant un programme complexe.


La chef d’équipe, Émanuelle Dubbeldam, se dit encore sous le choc de la victoire. « On ne s’attendait pas à gagner, c’est vraiment étrange. C’est notre première année et nous ne sommes pas habitués. On pensait vraiment que notre robot était poche et il n’est pas encore très bon, il ne fonctionne pas toujours comme il faut », avance la jeune femme.

Celle-ci s’inquiète des problèmes qui surviennent encore au niveau de la programmation et du contrôle du robot.
Des problèmes auxquels le programmeur, James Hryniw, compte bien remédier avant la compétition mondiale. « On parle beaucoup de démonter complètement le robot. En voyant des vidéos des compétitions antérieures sur YouTube, nous savons que nous ne sommes pas capables de compétitionner avec le niveau qui se retrouve aux États-Unis. C’est vraiment sélectif, il n’y a que les meilleurs des meilleurs, donc il y aura de bonnes équipes », mentionne le programmeur.

La chef d’équipe se dit même prête à changer l’allure du robot. « À la compétition provinciale, les robots étaient très différents du nôtre. Ça nous a donné beaucoup d’idées, il y a des pièces qu’on ne savait même pas qu’on pouvait utiliser », mentionne Émanuelle Dubbeldam.

James Hryniw se dit toutefois confiant puisque l’équipe aura acquis de l’expérience en participant à la compétition provinciale. « Nous avons beaucoup appris avant la compétition, il y a beaucoup de choses qu’on ferait différemment. À mon avis, nous irons plus vite cette fois-ci pour construire le robot et nous serons prêts pour les mondiaux », assure celui qui a déjà participé à ce championnat.

L’expérience avec les années
Des élèves de l’école Joseph-Moreau d’Edmonton avaient participé à la compétition mondiale First Lego League (FLL), en avril 2010, à Atlanta en Géorgie. L’équipe gagnante de cette année est composée en partie des mêmes élèves.

Le professeur de robotique, Michel Gariépy, explique que la compétition mondiale de FIRST se divise en trois catégories, en fonction des âges et des niveaux scolaires. « La compétition FTC est plus avancée. Les pièces du robot sont en aluminium et doivent êtres soudées ou vissées ensemble et le robot doit cadrer dans un cube de 18 pouces?. Il y a certaines règles à suivre », indique-t-il.

Bien que la compétition FTC soit plus complexe que ce qu’il avait connu au FLL, James Hryniw admet que la robotique devient de plus en plus facile avec les années. « Le niveaude difficulté est plus avancé en terme de technologie et la construction du robot en métal plutôt qu’en légo s’applique plus à la vie réelle. La programmation est plus complexe aussi », affirme le programmeur.

Émanuelle Dubbeldam entretient les mêmes craintes que son coéquipier. « Je ne pense pas que nous allons performer aux mondiaux. Le niveau là-bas est incroyablement plus avancé qu’en Alberta. Il y a beaucoup d’équipes qui savent ce qu’elles font. Nous ne sommes pas encore habitués au programme comparé aux autres équipes », témoigne la jeune fille.

Un avis qui n’est pas partagé par leur professeur par contre. « Ils sont incroyables! Il faut être ingénieux pour construire un robot. Juste de se rendre à la compétition de Red Deer, j’étais très content d’eux », témoigne le professeur visiblement fier des accomplissements de ses élèves. 

Ramasser des balles dans un panier, pas si facile
Michel Gariépy explique que le défi que les jeunes doivent relever durant la compétition change tous les ans. « Cette année, ça s’appelle ball over. Le robot doit faire tomber des balles et les ramasser pour les remettre dans un panier et finalement soulever ce panier », informe-t-il.

Le professeur a passé le premier mois de l’année scolaire à familiariser les élèves avec le langage de la programmation. Tous possèdent donc une base de connaissance du logiciel Robot C. « Ensuite, le groupe se divise. Certains ont construit le robot et d’autres ont assuré la programmation en plus de tenir un journal de bord des problématiques et des solutions apportées. Mais ils tripent tous sur la robotique. Ils en mangent », laisse savoir M. Gariépy.

Le cours de robotique fait partie des Études professionnelles technologiques (EPT) qui sont des cours optionnels. Michel Gariépy a décidé de développer la robotique à Maurice-Lavallée puisque les élèves qui ont participé à FLL en 2010 désiraient continuer dans cette branche.

« Je les vois en cours trois heures par semaine et ils viennent tous les midis et quelques fois après l’école. Ils sont même venus pendant les vacances des fêtes. Ils s’impliquent beaucoup et la majorité veulent devenir ingénieurs », indique le professeur qui est heureux de développer ce genre de cours qui ouvre de nouvelles portes aux élèves.

« C’est le futur de la société humaine, assure James Hryniw. L’autonomie technologique remplacera le travail manuel », déclare celui qui prévoit poursuivre ses études en ingénierie électrique.
 

 

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