Étudiants, à vos plumes !

Du 2 octobre au 21 décembre, plusieurs centaines d’étudiants de la 10e à la 12e année au pays participeront au Concours national de rédaction annuel du Français pour l’avenir. À la clé : des bourses d’études pour poursuivre leur scolarité en français à l’université, dont le Campus Saint-Jean et l’Université de Lethbridge. Une belle façon de pratiquer et de montrer son attachement à la langue.

Concours national de redaction

« Avec des moyens illimités (temps, argent, matériel...), comment améliorerais-tu le bien-être chez les élèves du secondaire ? ». Telle est la question posée aux étudiants lors de cette édition 2018 du Concours national de rédaction.

Le défi de la rétention

Le concours a vu le jour en 2005. Depuis, le nombre d’institutions partenaires n’a fait qu’augmenter, avec l’an passé près de 600 jeunes participants. « Notre objectif est d’encourager les étudiants du secondaire à garder le français dans leur vie au niveau post-secondaire », indique Valentine Gilloots, coordonnatrice des communications au Français pour l’avenir.

Les universités participantes offrent les bourses à condition que les élèves conservent dans leur curriculum des cours en français. En Alberta, le Campus Saint-Jean et l’Université de Lethbridge sont éligibles. « On veut encourager les étudiants à conserver le français dans leur vie, à conserver les deux langues et les garder vivantes. C’est comme ça qu’on arrivera au bilinguisme », estime l’agente.

Le Campus Saint-Jean participe depuis 2009-2010 et accordera cette année quatre bourses de 2 000 $. « C’est une façon de recruter et de mettre en valeur les études en français », relève Emma Yellowbird, chef de service aux étudiants. Le concours est aussi un moyen de souligner les perspectives d’avenir qu’offre la deuxième langue officielle du Canada. « Les étudiants font la démarche eux-mêmes. En passant par un concours, ils démontrent leur attachement à la langue française », constate la responsable.

Des élèves de l’école La Vérendrye à Lethbridge participeront à nouveau cette année. « On pousse les enfants à le faire depuis trois ans. Ça leur permet de développer des qualités rédactionnelles », précise la directrice Sandrine Coronat. Et l’école enregistre de beaux résultats : trois élèves repartent avec une bourse à chaque fois. « C’est un succès phénoménal, je suis ravie », s’enthousiasme Pascale Jakobsson, enseignante. À tel point qu’une certaine pression s’est même installée sur les épaules des futurs participants. « Ça réveille leur esprit compétitif. Ils sont prêts à relever le défi ! Je suis exceptionnellement fière d’eux », complète-t-elle.

Du côté de la direction, l’engouement est partagé. « Je trouve que le concours a un excellent impact. Les enfants sont très fiers, ça les pousse à se dépasser en français. On va continuer à le faire chaque année ! », rejoint Sandrine Coronat, enthousiaste.

Un joli coup de pouce

En outre, les candidats courent la chance de remporter l’une des 86 bourses mises en jeu, allant de 1 000 à 12 000 dollars, de quoi alléger le fardeau du coût des études. Au total, 267 000 dollars seront ainsi distribués, dont une moitié destinée au français langue première et l’autre au français langue seconde. « C’est une façon incitative de financer leur parcours. Avec la bourse, les jeunes peuvent planifier un gros bout de leur avenir », soulève Valentine Gilloots.

Les textes des étudiants seront évalués par un panel de juges composé d’une trentaine de professeurs issus des quatre coins du pays. De plus, cette année, c’est Magali Harvey, joueuse de l'équipe canadienne de rugby, qui sera la juge-vedette du concours et aura donc l’occasion de lire quelques-unes des rédactions.

L’Université de Lethbridge offrira quant à elle deux bourses de 2 000 $. Inscrite au concours depuis cinq ans, l’initiative encourage les étudiants à préparer un baccalauréat de français ou suivre un double cursus avec la Faculté d’éducation ou de gestion. Pour Mélanie Collado, professeure agrégée, le concours est aussi un moyen de « cultiver le lien entre les études secondaires en français et les études supérieures, tout en permettant de promouvoir l’Université de Lethbridge et son département de langues modernes ».

Les candidats devront soumettre leur texte sur le site internet du Français pour l'avenir avant le 21 décembre. Voir les détails des conditions.

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