Une enseignante de la Prématernelle La Vérendrye à Lethbridge, Mme Chelsey Beste a remporté la bourse offerte par l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF). Cette récompense lui permettra de participer à un atelier à Québec cet été, destinée aux professionnels de la petite enfance, sur le thème de la construction identitaire francophone en milieu minoritaire.

Bourse ACELF

« Notre formation se spécialise sur le perfectionnement et les stratégies pour trouver des outils rendant la culture et la langue francophones intéressantes auprès des jeunes. Ainsi, on peut montrer que la langue française est un atout pour plusieurs raisons », explique Annie Côté, chargée des relations avec les médias de l’ACELF.

En plus de la Prématernelle La Vérendrye, ce sont deux écoles supplémentaires qui participeront à ce stage estival à Québec, à savoir l’école de Jasper et le centre de la petite enfance, Pomme de Reinette à Calgary.

Cet atelier offre aux participants les clefs pour comprendre l’insécurité linguistique, ainsi que les différences interculturelles pouvant affecter le développement d’un jeune et son identité. « Le domaine de la petite enfance est essentiel, car on part dès le départ avec ces jeunes-là et on peut leur donner des bons outils pour développer un lien avec la langue et la culture francophone », explique Mme Côté. « Bien que les stages se fassent à Québec, l’ACELF est pour tous les territoires et provinces en milieu minoritaire », précise-t-elle.

Une forte demande

Ces ateliers sont bien accueillis par les communautés francophones du Canada, avec des listes qui s’allongent chaque année et des retours positifs. Un suivi est organisé par l’organisation avec des soixantaines de participants annuels afin de savoir comment ces derniers ont pu intégrer ce qu’ils ont appris, dans leurs classes.

De plus, ces formations permettent aux participants de développer un réseau avec d’autres communautés francophones minoritaires à travers le pays et, de tisser ainsi des liens à travers les provinces.

L’identité francophone est une étape cruciale notamment à l’école lorsque l’enfant est en milieu minoritaire. « Si je prends l’image d’un bonhomme, pour moi, la francophonie peut représenter seulement mon bras. Pour quelqu’un d’autre, ça peut être la moitié du corps. Cela dépend de la place qu’on décide d’y faire. Chaque personne a besoin de toutes les parties de son corps, on ne peut rien renier. Tout est important dans la langue et l’identité francophone, et c’est pourquoi nous célébrons la partie francophone à travers ces stages », conclut Annie Coté.

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut