Imprimer cette page

École Saint-Vital; d’importants besoins à combler

Surpopulation étudiante, zonage inapproprié, librairie et gymnase absents, les 6 établissements que forment l’école Saint-Vital de Beaumont ne répondent plus aux besoins de sa population étudiante. Armée de parents attentionnés et d’une volonté de fer, la direction tente toutefois d’améliorer la situation au profit de ses élèves.

Lors de son ouverture en 2014, l’école primaire francophone de Beaumont accueillit 64 élèves de la maternelle à la 6e année. Trois ans plus tard, 120 élèves foulent ses planches du lundi au vendredi tandis que sa structure actuelle possède une capacité maximale d’une centaine d’élèves, tout au plus. Et si l’on se fie à la directrice de Saint-Vital, Mme Sonia Durand, le problème de surpopulation n’est pas près de s’améliorer.

« Dès l’année prochaine, nous allons ajouter des classes de 8e année et de 9e année en 2019, le problème de surpopulation devrait donc croître encore », ajoute Sonia Durand.

 

EcoleDes bâtiments inadéquats et surpeuplés

Le manque d’espace perdure à l’école Saint-Vital. Pourtant, la direction actuelle a effectué des démarches cet été auprès des administrateurs de la ville afin de trouver une solution temporaire. « L’école avait demandé l’ajout de locaux portatifs temporaires afin que les élèves aient au moins une salle de classe pour l’éducation physique et ça nous a été refusés », mentionne la directrice de l’école, Mme Durand.

 

De plus, le manque de locaux entraîne de nombreux défis logistiques, comme le mentionne Alain Bertrand, parent d’élève et président du conseil des parents de l’école Saint-Vital. « Imaginez, à chaque fois que les jeunes de maternelles et de première année doivent changer de local, ils doivent se vêtir de la tête au pied et parfois ça peut être long » affirme M. Bertrand. « C’est beaucoup de perte de temps qu’on pourrait passer en classe à enseigner », ajoute Mme  Durand.

 

Un gymnase, s’il-vous-plaît !

Le manque d’espace et de surpopulation de l’école Saint-Vital ne se limite malheureusement pas qu’aux salles de classe. Depuis cette année, l’école ne possède plus son propre gymnase. « La direction de l’école a dû fermer le gymnase pour faire de la place au grand nombre d’inscriptions des plus jeunes de la maternelle. Il fallait donc le convertir en salle de classe », explique le président du conseil des parents.

Les élèves de Saint-Vital doivent donc désormais aller pratiquer leurs sports favoris dans le gymnase de l’église Eaglemount, situé à une dizaine de minutes de bus de l’école primaire. « Il y a des frais de location assez importants pour transporter nos élèves, simplement parce que nous n’avons pas les locaux », confie la directrice de l’école.

De plus, l’absence de gymnase empêche l’école d’avoir une grande salle de rassemblement afin d’organiser des activités enrichissantes pour ses élèves. « Chaque fois que nous voulons rassembler, il y a des frais supplémentaires. Pour la fête de Noël, l’école doit absolument louer la salle communautaire de Beaumont. Ce n’est certainement pas l’idéal », poursuit Mme Sonia Durand.

 

Une zone commerciale/ scolaire?

Malgré le manque d’espace, la question du zonage est probablement la priorité aux yeux de la direction pour une simple, mais bonne raison; d’ici 2019, l’école ne pourra plus opérer dans cette zone qualifiée de zone commerciale par la ville de Beaumont. Pis encore, le zonage rend l’arrivée des autobus particulièrement à risque pour les élèves.

Située en zone commerciale, l’école Saint-Vital ne bénéficie pas de la baisse des limites de vitesse dans ses alentours qu’obtiendrait une école dans une zone scolaire. « Il faut avoir des yeux tout le tour de la tête », affirme la directrice de l’école. Certains élèves doivent également attendre en classe, car l’école ne permet pas l’accès aux 6 autobus à la fin des cours, par souci de sécurité.

 

Dans un monde idéal…

La direction de l’école et le conseil des parents chérissent le même objectif; celui d’avoir un jour un établissement d’enseignement unique capable d’accueillir l’ensemble de ses élèves. « Le nouveau conseil municipal semble plus ouvert à nos propositions. On se croise les doigts », conclut la directrice de l’école.

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Éléments similaires (par tag)