Une entente de collaboration signée entre le Campus Saint-Jean et l’Université d’Ottawa

Vendredi 2 juin, un accord a été conclu entre la Faculté Saint-Jean et la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa pour permettre aux étudiants d’obtenir leur diplôme en droit plus rapidement. L’objectif ultime est de promouvoir les professions juridiques auprès des jeunes afin de favoriser l’accès en français aux services de justice dans l’Ouest.

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C’est à Calgary que Pierre-Yves Mocquais, doyen de la Faculté Saint-Jean et Caroline Magnan, directrice du programme pancanadien de common law en français, se sont rencontrés pour officialiser l’accord. L’entente aboutira sur une formation accélérée pour les étudiants qui pourront compléter leur baccalauréat (BA) et leur JD (Juris Doctor) en six ans au lieu de sept.

« Les étudiants feront trois ans au CSJ puis, selon les critères de sélection d’Ottawa, les plus méritants iront effectuer leur quatrième année dans l’Est », détaille Denis Fontaine, adjoint au doyen de la Faculté Saint-Jean. Ainsi, la quatrième année serait une année charnière durant laquelle les étudiants finiraient leur programme de BA tout en démarrant leur JD.

Une formation accélérée dans l’Est pour faire profiter l’Ouest

L’enjeu est celui de l’accès aux services juridiques en français, notamment en Alberta. M. Fontaine représente le CSJ dans le Réseau national de formation en justice (RNFJ), un organisme qui regroupe toutes les institutions qui s’intéressent à la justice en français en milieu minoritaire. Il explique la démarche à long terme : « Nous avons observé que beaucoup d’étudiants s’en allaient dans l’Est pour compléter leur formation en droit. Nous voulons intéresser davantage les jeunes à faire ces formations et les inciter à revenir. Cette voie passerelle fait partie de la solution », a-t-il exprimé.

Une entente similaire avait déjà été conclue avec l’Université de Moncton le 1er mai dernier. Ainsi, une fois leurs études terminées dans l’Est, que ce soit à Ottawa ou Moncton, le défi sera de faire revenir les diplômés. « La rétention est clé. Le but n’est pas d’envoyer les étudiants dans l’Est et qu’ils y restent mais de les faire revenir. D’où l’importance et le rôle à jouer de l’AJEFA », indique Denis Fontaine.

L’Association des juristes d’expression française en Alberta (AJEFA) a une carte à jouer dans le suivi de cette entente, qui s’est d’ailleurs déroulée en marge du Banquet annuel de l’Association. « On essaie de se rapprocher de l’AJEFA afin de permettre aux jeunes diplômés de faire des stages et de leur donner de plus grands chances d’être embauchés par des firmes dans notre région », avait assuré Denis Fontaine en mai dernier.

Les premières inscriptions dans le cadre du nouveau programme pourraient débuter en septembre 2019 mais certains étudiants pourraient en bénéficier plus tôt. « On a encore beaucoup de travail à faire de notre côté au CSJ. À l’automne, nous devrons restructurer les cours et les programmes du BA afin de s’assurer qu’ils soient l’équivalent de ceux offerts à Ottawa », précise M. Fontaine.

L’adjoint au doyen de la Faculté Saint-Jean s’attend à ce que, d’ici décembre ou janvier, plus de détails soient apportés à l’entente signée avec l’Université d’Ottawa.

 

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 “Nous voulons intéresser davantage les jeunes à faire ces formations et les inciter à revenir dans l’Ouest”, Denis Fontaine

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