Le Campus Saint-Jean et l’Université de Moncton se rapprochent

campus-saint-jeanLe Campus Saint-Jean (CSJ) a signé une entente avec la Faculté de droit de l’Université de Moncton afin de permettre aux étudiants en droit d’obtenir leur diplôme de Juris Doctor plus rapidement. Cet accord vise ainsi à encourager les jeunes à s’orienter vers les professions judiciaires et permettra peut-être d’améliorer l’accès aux services juridiques en français dans l’Ouest.

L’entente a été signée le lundi 1er mai à 13h dans la salle historique du Pavillon Lacerte par Fernand de Varennes, doyen de la Faculté de droit de l’Université de Moncton, et Pierre-Yves Mocquais, doyen du Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta.

Cet accord marque la volonté du CSJ d’offrir une formation accélérée en droit. « C’est une entente très générale pour le moment. On veut arriver sur quelque chose de plus précis, au niveau des équivalences, des conditions d’admission, etc. », indique Denis Fontaine, adjoint au doyen de la Faculté Saint-Jean. Les étudiants concernés pourraient ainsi compléter leur Baccalauréat (B.A.) et leur Juris Doctor (J.D.) en six ans au lieu de sept. Ils étudieraient pendant trois ans au CSJ plutôt que quatre, complétés par trois années d’études au sein de l’Université de Moncton.

Un besoin réel

Ce rapprochement part du constat que la demande est forte selon M. Fontaine : « beaucoup d’étudiants ici veulent poursuivre leurs études en droit en français ». En outre, le CSJ y voit une finalité plus large sur le long terme : « c’est aussi le défi de l’accès à la justice en français dans l’Ouest que nous essayons de relever », poursuit l’adjoint au doyen.

Reste à savoir si les étudiants partis compléter leur JD dans l’Est reviendront. « On essaie de se rapprocher de l’AJEFA (NDLR: Association des juristes d’expression française de l’Alberta) afin de permettre aux jeunes diplômés de faire des stages et de leur donner de plus grands chances d’être embauchés par des firmes dans notre région », rassure Denis Fontaine.

Une collaboration en pourparlers

« Les premiers contacts ont débuté en novembre 2015 dans le cadre de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) », relate Denis Fontaine. Cet organisme national comporte un Réseau national de formation en justice qui regroupe les institutions collégiales et universitaires de la francophonie canadienne. L’objectif du Réseau étant d’offrir des programmes liés à la justice en français, la démarche du CSJ s’inscrit parfaitement dans la stratégie globale de l’Association.

Si cet accord constitue une belle avancée, il concernera toutefois un nombre limité d’étudiants : « on parle de seulement quelques étudiants car les critères d’admissibilité seront très exigeants », pense M. Fontaine. Mais pour lui, le plus important n’est pas là : « l’essentiel est de créer un rapprochement dans la communauté francophone ».

L’Université d’Ottawa pourrait aussi faire partie de l’accord. La signature d’une entente similaire devrait se faire le 2 juin lors du congrès de l’AJEFA à Calgary.

 

« L’essentiel est de créer un rapprochement dans la communauté francophone », Denis Fontaine, adjoint au doyen de la Faculté Saint-Jean.

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