Éducation française à Vancouver : la pression monte pour une nouvelle école Rose-des-vents

Les parents de l’école Rose-des-vents s’impatientent de la lenteur à mettre en œuvre un jugement de la Cour suprême rendu en avril 2015. Le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) augmente les pressions politiques pour trouver un terrain propice à construire une nouvelle école élémentaire, sur un autre site que celui occupé par l’école secondaire du conseil. Ce n’est pas facile dans Vancouver où le prix de l’immobilier est le plus élevé au pays.

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 Début janvier, le conseil scolaire a demandé à deux ministères responsables de la Société immobilière du Canada (SIC), Patrimoine canadien et Services publics et Approvisionnement Canada, d’intervenir pour permettre l’achat d’une partie de deux terrains vacants appartenant à la Couronne.

« On vit avec cette cause depuis toute une génération scolaire et ça ne peut pas continuer », explique le conseiller juridique des parents de l’école, Nicolas Rouleau. « La Cour suprême a reconnu en 2015 que c’était une urgence. »

Rose-des-vents faisait aussi partie des 15 écoles de la mégacause du CSF et de la Fédération des parents qui s’est soldée par une demi-victoire en appel en septembre 2016.

« Depuis qu’on sait que la Province n’ira pas en appel (en ce qui concerne Rose-des-Vents), ça fait trois mois que les parents attendent, précise le constitutionnaliste de Toronto. Si la situation ne change pas dans les trois prochains mois, on devra commencer à s’énerver et ajouter des pressions contre le gouvernement. On espère qu’on se fera offrir les terrains. Ils sont sur le marché, ils sont disponibles. »

Les espaces vacants en question, l’ancienne garnison Jericho et le terrain Fermont, sont dans la mire de la communauté depuis des années. Un processus pour établir un plan d’aménagement des anciennes propriétés de la Gendarmerie royale avec la Ville de Vancouver est en cours. Le Conseil insiste pour la simple raison qu’il s’agirait du seul endroit approprié pour une nouvelle école dans cette partie de la ville.

Dans une lettre adressée aux agences fédérales, la présidente Marie-France Lapierre précise que le Conseil scolaire ne demande pas un don de terrain, mais que la SIC offre la priorité à la Province et au Conseil. Le fédéral aurait, selon elle, des obligations de contribuer à la vitalité des communautés.

« Le Conseil essaie de convaincre le fédéral d’agir en évoquant les précédents de la Cour suprême (sur les droits à l’instruction de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés), précise Nicolas Rouleau, et une nouvelle argumentation sous la Partie VII de la Loi sur les langues officielles. Il reste à déterminer si on peut invoquer cette obligation dans ce cas. »

Les deux ministères fédéraux ont répondu aux messages du Conseil à la mi-janvier en promettant de collaborer avec les autorités provinciales, municipales et scolaires concernées.

Le Conseil scolaire réunit 5700 élèves dans 37 écoles et affiche une hausse de 25 % de sa population scolaire depuis 2012. L’école Rose-des-Vents accueille près de 400 élèves.

 

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