Dans le Centre-Est : une baisse inquiétante?

C’est avec 700 élèves, ce qui représente une diminution de 1,7 % dans ses effectifs scolaires, que le Conseil scolaire Centre-Est (CSCE) a amorcé l’année 2011-2012, à la fin du mois d’aout.

« C’est une petite surprise qu’on n’attendait pas. Cette baisse est pour l’ensemble de nos écoles, mais elle est principalement liée à l’école Beauséjour (Plamondon) », s’est exclamé le directeur général du CSCE, Marc Dumont.


En effet, cette école compte cette année huit élèves en moins que lors de la rentrée scolaire 2010-2011. « Nous devrons analyser ce qui explique cette diminution. Peut-être que l’an dernier, l’école a eu un grand nombre de finissants et que les inscriptions à la maternelle n’ont pas été de la même proportion », affirme M. Dumont.

 

 

Même s’il est un peu tôt pour s’inquiéter dans le cas de l’école Beauséjour, le directeur général reconnait qu’il faudra que le conseil se penche sur la question. Rappelons qu’une bonne partie du financement de la province en matière d’éducation est lié au nombre d’élèves. « Une baisse de la sorte, sur un budget de 11 millions $, cela aura un impact qu’on ne peut pas négliger », avance Marc Dumont.

École à Lac La Biche
Une partie de la solution pour hausser les nombres dans la région de Plamondon se trouve peut-être à Lac La Biche. Depuis quelque temps, le conseil évalue s’il est pertinent d’ouvrir un programme francophone pour les premiers niveaux scolaires dans cette région, qui se trouve à 30 minutes de Plamondon, plutôt que de transporter les élèves.

« Une firme a été embauchée pour vérifier l’intérêt et déterminer s’il y a un appétit de la part de la communauté pour démarrer un projet de prématernelle à la 2e année. En fonction du nombre d’élèves potentiel, le conseil pourrait décider d’ouvrir une école satellite de l’école Beauséjour à Lac La Biche », soutient Marc Dumont.

Le rapport est attendu pour la première rencontre des conseillers scolaires d’ici la fin du mois de septembre. Si l’intérêt est là, le CSCE devra ensuite relever un autre défi. « Comme toute région qui a connu une croissance économique ces dernières années, il pourrait être difficile de trouver un édifice dans la région de Lac La Biche », lance M. Dumont.

Autres écoles
Pour ce qui est des autres écoles francophones du Centre-Est, les inscriptions se maintiennent. « À l’école Voyageur de Cold Lake, nous avons maintenu le même nombre d’élèves, ce qui est une belle surprise puisque selon les échos que nous avions, nous nous attendions à une baisse », affirme Marc Dumont. Il ajoute qu’à la prématernelle et à la maternelle, les inscriptions sont plus élevées que prévu.

Du côté de Bonnyville, l’école des Beaux-Lacs compte elle aussi des chiffres comparables à l’an dernier et quelque 20 enfants en prématernelle et en maternelle. « À Bonnyville, c’est une situation unique dans le Centre-Est, alors que l’école francophone est en compétition avec deux autres conseils scolaires, soit catholique et non confessionnelle. Les parents magasinent beaucoup les cours offerts. Certains élèves suivent même des cours dans trois écoles différentes », présente Marc Dumont.

Le CSCE devra voir comment corriger le tir. « C’est certain que c’est plus facile de convaincre un élève de rester au secondaire uniquement à l’école francophone si on pouvait arriver à avoir entre 12 et 15 élèves par niveau. Sinon, pour diverses raisons, il aura tendance à aller ailleurs », croit le directeur général.

Finalement, du côté de Saint-Paul, la croissance de l’école du Sommet va bon train. « Par rapport à il y a trois ans, la situation est nettement favorable. Cette année, il y a 24 enfants à la prématernelle et 23 élèves en maternelle. Si on regarde la 12e année où il y a seulement trois élèves cette année, cette différence entre ceux qui entrent à l’école et ceux qui vont quitter est donc prometteuse », explique Marc Dumont. « On a le vent dans les voiles », enchaine-t-il.

Prématernelles : là pour rester
S’il n’en tient qu’à Marc Dumont, la gestion des prématernelles par le conseil scolaire est là pour rester, et ce, même si les inscriptions ne sont pas subventionnées par la province au même titre que les élèves de maternelle à la 12e année.

« On le remarque depuis un certain temps, les enfants ont de plus en plus de besoins en matière de francisation. C’est donc à ce niveau qu’on va chercher un appui d’Alberta Education », fait remarquer Marc Dumont.

« De plus, cette intégration a fait ses preuves. À Cold Lake par exemple, il n’y avait même pas de prématernelle avant et cette année, on a une vingtaine d’enfants. Un projet de garderie, payée par les parents, est même mis à l’essai cette année. Ainsi, lorsque l’enfant n’est pas à la prématernelle, il n’est pas obligé d’aller ailleurs dans la communauté, il ne fait que rester à l’école », souligne le directeur général du CSCE.
 

 

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