Parlement jeunesse pancanadien, jeu de rôles pour la politique !

Devrions-nous éliminer les prisons pour les jeunes délinquants? Ou encore, devrions-nous, permettre au gouvernement fédéral de contrôler l’exploitation des ressources naturelles après avoir consulté l’opinion de la population après un référendum? Ce ne sont que quelques une des questions faisant partie des projets de loi que les participants du Parlement jeunesse pancanadien ont débattu au Sénat canadien du 7 au 10 janvier 2016. Plus de 100 jeunes participants d’expression française provenant de toutes les provinces et territoires du Canada, dont 8 de l’Alberta se sont réunis pour débattre en chambre des projets de loi, inventés par leurs collègues au cours de l’année.

La simulation cette année ressemble beaucoup à d’autres simulations parlementaires : projet de lois créées par de jeunes ministres au cours de l’année, débat en chambre et négociation dans les couloirs. Cependant, cette année, le cabinet avait une surprise pour les jeunes parlementaires. Ils avaient orchestré une motion d’urgence pour réagir à une épidémie mondiale qui venait d’apparaître. Les députés n’avaient pas eu la chance de se préparer et donc ils ont dû utiliser leurs talents d’orateur et leur réflexion pour développer rapidement des arguments en ligne avec leur parti politique fictif. À noter également la participation et la présence du journal Le Carillion du PJP encore cette année, avec un volet média pour la seconde édition consécutive.

Plus qu’une simple simulation parlementaire

Le PJP, comme on l’appelle couramment, n’est pas simplement une simulation parlementaire comme les autres. Certes, on y retrouve du débat, des arguments loufoques et sérieux et bien sûr un décorum parlementaire. Toutefois, les participants ont aussi la chance de participer à des activités culturelles et de rencontrer des personnages intéressants dans le courant de leur fin de semaine. Par exemple, leur gouverneur général n’était nul autre que, l’animatrice de l’émission Les coulisses du pouvoir, Emmanuelle Latraverse. De plus, le gala de clôture a présenté la talentueuse artiste Inuk Elisapie Isaac et le comédien chanteur-compositeur interprète Steph Paquette. Tous deux ont su charmer la salle avec leurs blagues et leurs mélodies. Les participants ont pu profiter de ces soirées afin de socialiser, se faire de nouveaux amis et découvrir de nouveaux artistes canadiens.

 

Un privilège incroyable

Les débats et les procédures parlementaires du PJP ne se sont pas simplement déroulés à l’intérieur du parlement à Ottawa; ils étaient à l’intérieur de la chambre du Sénat. Peu de gens ont eu le privilège de fouler du pied le tapis rouge et encore moins d’avoir l’occasion d’y prononcer un discours. Tout juste avant la simulation, le cabinet du PJP (le comité organisateur formé de jeunes élus à l’édition précédente) a eu l’occasion de rencontrer Line Chenard du Secrétariat du Conseil du trésor canadien. Elle est présentement directrice intérimaire, Affaires parlementaires et du Cabinet au Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada. Mme Chenard est venue par la suite regarder les débats du PJP dans le Sénat. Elle expliqua alors qu’en 25 ans de carrière, elle n’avait jamais eu l’occasion de mettre les pieds sur ce même tapis rouge.

Dimanche, les participants ont choisi leur nouveau cabinet par vote démocratique, pour organiser la prochaine édition du PJP, qui se déroulera comme le veut la tradition tous les deux ans, soit en 2018. En plus d’avoir beaucoup appris sur la politique canadienne, d’avoir affiné leurs talents d’orateur et d’avoir mis en pratique le processus législatif canadien, les participants ont pu rencontrer d’autres jeunes d’expression française de partout au Canada. L’édition 2016 a été un véritable succès, mais un problème est d’ores et déjà apparu pour le cabinet de la prochaine édition. En effet, le Parlement canadien sera bientôt en rénovation pour les dix prochaines années par conséquent, les débats parlementaires des vrais sénateurs et députés fédéraux devront déménager dans d’autres édifices de la colline parlementaire. Le cabinet de la prochaine édition devra alors trouver un nouveau lieu pour leur simulation.  

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