Gel des frais de scolarité: Les étudiants du Campus Saint-Jean reprennent leur souffle

COLINLa rentrée au Campus Saint-Jean avait une saveur particulière en ce début du mois de septembre. Le gouvernement albertain avait fait la promesse, en juin, qu’il gèlerait les frais de scolarité des étudiants des 26 collèges et universités de la province, incluant l’Université de l’Alberta et sa Faculté Saint-Jean, pour une période de deux ans, à compter de cet automne. Chose promise, chose due.

 

« C’est sûr que c’est une bonne nouvelle. Ça permet aux étudiants de mieux planifier leurs dépenses et leur budget de cette année et de l’an prochain. Ça évitera à certains de devoir travailler au cours de l’année, et de se consacrer entièrement à leurs études », explique Colin Champagne, le président de l’Association des universitaires de la Faculté Saint-Jean.

 

 

L’engagement de 133 millions de dollars pour 2015 et 2016 du gouvernement néodémocrate inclut aussi l’annulation de la baisse prévue de 1,4% du financement des institutions postsecondaires, la hausse de 2% du financement des activités de base des institutions postsecondaires et l’annulation de la hausse des frais de scolarité de 25 programmes d’études.

 

Combien ça coûte?

Pour des études à temps plein au Campus Saint-Jean, l’étudiant doit débourser en moyenne 6830 dollars pour une année universitaire. À cela s’ajoute environ 1600 dollars pour le matériel scolaire. Des frais qui devraient demeurer les mêmes pour les deux prochaines années.

 

« Notre gouvernement s’engage à rendre l’éducation postsecondaire accessible à toutes les familles albertaines. En ayant des frais de scolarité fixes, elles sont en mesure de mieux [planifier leurs finances] et se préparer pour l’éducation postsecondaire. Les bons emplois se décrochent grâce à une éducation appropriée », rappelle la ministre de l'Innovation, de l'Éducation postsecondaire, de l'Emploi, de la Formation et du Travail, Lori Sigurdson, dans un courriel envoyé par son attachée de presse. Son gouvernement commencera plus tard cet automne à revoir le modèle de financement des collèges et des universités.

 

Mais pour l’étudiant de cinquième année en sciences politiques et en économie, ce n’est qu’un début. « Quand on voit nos cousins dans l’est et des maritimes où l’éducation est beaucoup moins onéreuse qu’ici, on se dit que ce serait bien qu’un jour, l’Alberta atteigne cet idéal, même s’il faut comprendre que la situation économique et sociale des provinces de l’est est différente de celle des provinces de l’ouest. Le gel des frais de scolarité est un pas dans la bonne direction, mais il reste du travail à faire », soutient Colin Champagne. Son scénario idéal serait qu’il y ait une réduction des frais de scolarité en Alberta.

 

D’après lui, les prêts et une bourse sont aussi des formes d’aide aux étudiants acceptables, mais sont moins équitables. « Ces formes d’aide visent plus particulièrement les étudiants qui ont des bonnes notes ou qui ont des besoins financiers, mais ce n’est pas tout le monde qui y a accès », déplore t-il.

 

La province a versé 73,5 millions de dollars en bourse l’an dernier à près de 40 000 étudiants albertains. Le Campus Saint-Jean en a des dizaines à offrir chaque année, mais il ne trouve pas toujours preneur, surtout pour les bourses étant destinées aux nouveaux étudiants.


La dette d’études moyenne à payer au gouvernement par un finissant est de 20 100 dollars.

 

(Photo: Courtoisie, Colin Champagne)

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