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Rentrée des classes: Sprint final pour les écoles francophones de la province


Dans tous les coins de la province, les écoles francophones arrivent bientôt à la ligne d’arrivée. Elles sont presque toutes prêtes à accueillir les élèves de la pré-maternelle à la douzième année. Certains conseils scolaires se sont tenus particulièrement occupés cet été, avec divers projets de construction et de rénovation d’écoles, mais sont confiants qu’ils seront prêts à recevoir les jeunes à temps pour la rentrée.



« Ce qui a sans doute consommé beaucoup de nos efforts, c’est que nous avons décidé le printemps dernier que nous ouvririons une école [primaire] à Sherwood Park pour septembre », explique le directeur général du Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN), Henri Lemire. L’objectif ne sera pas atteint comme prévu, mais le Conseil a trouvé une solution de rechange. Les cinquante élèves de la maternelle à la sixième année commenceront leur année scolaire dans les locaux du Centre collégial de la Cité francophone et ce jusqu’au mois de mars 2016. Après quoi ils devraient avoir accès à leurs classes modulaires sur le terrain de l’école New Horizons de Sherwood Park.

Les jeunes francophones des municipalités de Fort Saskatchewan et d’Ardrossan, toutes deux à environ 30 kilomètres de la capitale albertaine, et ceux de Sherwood Park, à une quinzaine de kilomètres, seront transportés par autobus matin et soir au quartier francophone d’Edmonton, ce qui sera « l’équivalent du temps que les enfants de Sherwood Park auraient mis pour se rendre à l'école Sainte-Jeanne-d’Arc ou à l'école Gabrielle-Roy ».

Une prématernelle moins attirante

Le Conseil scolaire Centre-Nord prépare aussi la rentrée scolaire de la quarantaine d’élèves de l’école Sans-Frontières de Lloydminster. L’école, qui était auparavant gérée par le Conseil scolaire francsaskois, est passée aux mains de l’Alberta cet été. Henri Lemire s’attend à ce qu’il y ait peu de nouveaux élèves cette année. « Notre programme de prématernelle ne sera pas aussi généreux, informe-t-il. Sous le conseil scolaire francsaskois, les enfants étaient transportés gratuitement. Dans notre cas, les parents seront responsables du transport. Ils devront aussi payer pour le service de garderie, qui finit plus tôt que celui qui était en place l’an dernier ».

Un contexte économique difficile

L’an dernier, 3 035 élèves étaient sous la gouverne du CSCN. Pour la rentrée scolaire 2015, il devrait y en avoir 3 300. « Nous craignons qu’avec la conjoncture économique et le fait que le taux de chômage augmente en Alberta, certaines familles repartent dans leurs provinces d’origine. Il reste que cette année, ce n’est pas alarmant, on s’attend quand même à une hausse comparativement aux années passées », précise Henri Lemire. Il ajoute que ce n’est pas la première fois que l’Alberta est plongée dans une situation économique comme celle-ci.

Même son de cloche au Conseil scolaire du Nord-Ouest (CSNO), où on s’attend à une modeste hausse de cinq à six pourcent puisque « le nord de la province est particulièrement touché par la récession », notamment dans la région de Peace River. La municipalité de Grande Prairie est quant à elle plus diversifiée, d’après la directrice générale par intérim du Conseil scolaire, Brigitte Kropielnicki. Elle devrait donc moins ressentir les effets de la crise du pétrole.

Changement de direction à l’école Nouvelle Frontière

L’école primaire et secondaire Nouvelle Frontière de Grande Prairie a une nouvelle directrice, Nathalie Potvin, en plus d’un nouveau directeur adjoint, Louis Chabot. « C’est une école qui bouge et qui grandit. La municipalité de Grande Prairie est jeune et dynamique », explique Brigitte Kropielnicki.

Le Conseil scolaire ajoute trois classes pour les études professionnelles et techniques, dont la construction a commencé en juin et devrait se terminer à la fin du mois de janvier.

Tout le personnel enseignant et de soutien est engagé dans les écoles gérées par le CSNO, et prêt à accueillir les jeunes. « Notre préparation scolaire se passe super bien. Notre personnel est bien reposé et a hâte de voir les élèves. Ce n’est pas un sentiment de stress que nous ressentons, mais plutôt, une belle énergie positive qui circule en ce moment », assure la directrice générale par intérim.

Retour aux sources au FrancoSud

En juin, Jacqueline Lessard, qui s’est absentée pendant deux ans, a repris ses fonctions de directrice générale du Conseil scolaire FrancoSud. Daniel Therrien occupait ces fonctions par intérim durant son absence. « J’ai le sourire aux lèvres depuis que je suis de retour parce que je vois le conseil qui continue de rayonner. Le FrancoSud est le résultat de plusieurs années de travail et je suis fière de cet accomplissement », dit Jacqueline Lessard.

Cet été, le conseil scolaire a battu des records en termes de construction et de rénovation des écoles. Quatre gymnases ont été rénovés, soient ceux de La Rose sauvage, de Notre-Dame-de-la-Paix, de Terre des Jeunes et de Sainte-Marguerite-Bourgeoys, qui seront prêts pour septembre. La section de la cuisine et des arts ménagers de cette dernière sera aussi modernisée et prête pour la rentrée.

À l’école francophone d’Airdrie, le conseil scolaire FrancoSud procède à l’ajout de modulaires et transforme une salle de conférence en classe pour accueillir plus d’élèves.

Dans toutes ses écoles, le FrancoSud s’attend à une augmentation des inscriptions de cinq pourcent, comparativement à dix pourcent au cours des années précédentes. « Je ne dirais pas que c’est négatif puisqu’il s’agit quand même d’une hausse, mais le défi le plus important sera sans doute de retenir les élèves que nous avons déjà. Si nous arrivons à les retenir, nous continuerons de grandir », soutient Jacqueline Lessard.

Par ailleurs, le conseil scolaire vient tout juste de mettre en place un système informatisé qui permettra aux parents de payer en ligne les frais scolaires de leurs enfants. Il entrera en fonction d’ici la mi-septembre.

Forte hausse anticipée dans le pays de l’or noir

Cet été, le directeur général du Conseil scolaire Centre-Est (CSCE), qui couvre la région de Lac La Biche jusqu’à celle de Cold Lake, craignait que le nombre d’inscriptions diminue de façon considérable. « Chaque jour les nouvelles concernant le secteur pétrolier allaient de mal en pis, et à cela se sont ajoutés les problèmes liés à l’agriculture, deux industries importantes dans notre région. Ce n’était pas très rose. Finalement, ce sera l’inverse de ce que nous avions prédit. Nous aurons plus d’élèves, et nous sommes vraiment contents », soutient le directeur général du Conseil, Marc Dumont. Le CSCE anticipe une augmentation du nombre d’inscriptions de l’ordre de 7,7 pourcent.

Selon lui, la hausse se situe normalement entre trois et quatre pourcent, sauf pour l’an dernier où le conseil scolaire a perdu une quarantaine d’élèves dans ses écoles. « L’an dernier, il y a des gens qui ont quitté la région de Plamondon, ce qui a fait diminuer nos inscriptions. À Saint-Paul, nous avons des jeunes qui ont opté pour l’école d’immersion. Cette année, nous récupérons des inscriptions que nous avions perdues, comme à l’école du Sommet de Saint-Paul », explique le directeur général.

Le Conseil scolaire croit que l’école Voyageur de Cold Lake brisera des records. Il s’attend à une augmentation des inscriptions de 33 pourcent. Le nombre de jeunes devrait donc passer de 139 à 185. « Il y a une espèce de renouveau dans la communauté. Nous avons une nouvelle direction en place, et puis beaucoup de familles de militaires y aménagent. Nous attendions cette hausse depuis des années », se réjouit Marc Dumont.

Le Conseil scolaire Centre-Est compte 740 élèves dans cinq écoles, en plus de ceux qui fréquentent à temps plein ou à temps partiel son centre francophone d’éducation à distance.

Le CSCE cherche à pourvoir deux des cinq postes de conseillers scolaires, ceux de Bonnyville et de Saint-Paul. Les élections sont prévues en octobre.

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