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Le Campus Saint-Jean opte pour la Tanzanie

Dans moins d’un mois, un groupe d’étudiants du Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta se rendra en Tanzanie pour enseigner dans une école primaire et construire des salles de classe.

Le 5 mai prochain, ce sera la septième fois que Lucille Mandin, professeure au Campus Saint-Jean (CSJ), emmènera des étudiants sur le continent africain. Après six ans d’affiliation avec le Kenya, le CSJ a décidé d’opter pour la Tanzanie à un mois du grand départ, à cause du climat de dangerosité qui règne dans le pays. Rappelons que le 26 mars dernier, une attaque avait fait 148 morts victimes à l’Université de Garissa.

Le but premier du voyage humanitaire est d’offrir des cours à des enfants. Il y aura également des activités culturelles, dont l’apprentissage de la chasse, où les sept étudiants du CSJ seront jumelés à des Tanzaniens. En matinée, les jeunes d’Edmonton enseigneront entre autres les sciences naturelles et les sciences humaines. En après-midi, ils construiront des salles de cours.

Le voyage d’aide humanitaire du Campus Saint-Jean entre dans le programme « Enfants entraide » qui a permis, depuis 1995, à plus d’un million d’Africains de se libérer de la pauvreté. « Notre but n’est pas d’arriver et de leur offrir des cadeaux. On n’est pas là pour ça. Notre mission, c’est d’enseigner [pour] qu’ils soient en mesure de voler par leurs propres ailes », explique Lucille Mandin.

À quelques semaines du grand départ pour la Tanzanie, l’étudiante Nicole Lemire visualise déjà son voyage : « J’ai vraiment hâte de me rendre sur place et de voir les difficultés des personnes qui habitent là-bas, pour mieux les aider. Je pense que ce voyage-là, il va changer ma vie à jamais ».


Après 30 jours sur place, les étudiants reviendront au Canada et Lucille Mandin les encouragera à poursuivre leur engagement : « Le gros travail se fait quand on revient chez nous. Il s’agit par exemple d’agir localement en utilisant moins d’eau. »

Le mode de vie des Africains peut aussi être une source d’inspiration pour les Canadiens. « Ils ont un esprit comme nous n’en avons pas ici », assure Mme Mandin, avant que Nicole Lemire n’illustre ses propos : « Une amie me racontait qu’ils avaient eu une crevaison sur la route et, au lieu d’être marabout comme on le serait ici, ils ont dansé et chanté pendant qu’une ou deux personnes changeaient le pneu. C’est une mentalité que j’ai hâte de rencontrer ».

Après le Kenya et la Tanzanie, le Campus Saint-Jean aimerait se tourner vers un pays francophone dès 2016. « Aucune décision n’est encore prise. La seule chose que l’on sait, c’est que ce sera en Afrique et un pays où l’on parle majoritairement français, explique Lucille Mandin. C’est très important pour nous que nos étudiants soient dans un contexte francophone. »

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