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Un projet d’école francophone à Sherwood Park

Près de 80 personnes ont répondu à l’appel du Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN), qui a invité de nombreuses familles de Sherwood Park et des environs à assister à une rencontre d’information le 23 mars sur la possibilité d’ouvrir une école francophone dans leur communauté. Devant cette salle comble de l’hôtel de ville de Sherwood Park –composée de parents, enseignants, conseillers scolaires et directions d’école –, le directeur général du CSCN, Henri Lemire, a présenté le projet d’école.

D’emblée, il a affirmé qu’il serait possible d’ouvrir une école francophone à Sherwood Park, de la prématernelle à la 6e année, dès septembre 2015. Selon le directeur général, il y a suffisamment d’ayant-droits dans la région. Environ 150 enfants inscrits dans les écoles du CSCN vivent à Sherwood Park. Le conseil a aussi calculé, à partir de données partagées par les conseils Elk Island Public et Elk Island Catholic, que près de 450 enfants d’ayant-droits sont inscrits dans les écoles anglophones et d’immersion de la région.


Le directeur général a ajouté qu’un projet d’école à Sherwood Park a toujours fait partie des priorités du conseil et qu’il était difficile de justifier qu’une ville de cette taille n’ait toujours pas d’école francophone sur son territoire. Mais pour que le projet se concrétise, le directeur général a souligné que la mobilisation des parents est primordiale. « Voulez-vous, oui ou non, une école francophone chez vous en septembre? » a-t-il demandé à l’assistance. Les applaudissements nourris ont donné le ton.

Henri Lemire est aussi d’avis que l’ouverture d’une école à Sherwood Park permettrait de désengorger deux écoles qui sont presque à pleine capacité, soit Sainte-Jeanne-d’Arc et Gabrielle-Roy, où se concentrent la majorité des élèves vivant à Sherwood Park. Pour la directrice de l’école Sainte-Jeanne-d’Arc, Adèle Amyotte, ce projet d’école aurait beaucoup d’avantages : « Avec le nombre grandissant d’élèves dans mon école, on fait face à des défis d’espace importants, explique-t-elle. On pense qu’on devra peut-être fermer notre laboratoire d’informatique, alors une nouvelle école à Sherwood Park pourrait nous donner un coup de pouce. »

Pour l’instant, le CSCN n’a pas déterminé où pourrait être logée cette école. Mais Henri Lemire a affirmé que le dialogue est ouvert avec les deux conseils scolaires anglophones de Sherwood Park, qui semblent disposés à faire une place à une école francophone sur leur territoire. Plusieurs options sont envisagées pour cette école, incluant une école francophone et une école anglophone sous un même toit, partageant des aires communes (cour d’école, gymnase, etc.).

La directrice de la Fédération des parents francophones de l’Alberta, Mireille Péloquin, a également parlé au cours de la rencontre du rôle de soutien qu’offre la FPFA aux parents francophones, aux conseils d’école ainsi qu’aux comités de parents. Dans l’éventualité qu’une école francophone ouvrirait à Sherwood Park, la FPFA accompagnerait les parents dans la formation d’un comité et dans la mise en place d’une prématernelle.

Bien que plusieurs points restent en suspens, la rencontre a permis d’affirmer l’intérêt de plusieurs familles pour la mise sur pied d’une école francophone à Sherwood Park. Au final, une vingtaine de parents se sont montrés intéressés à former un comité de parents pour l’école et pour la prématernelle. Une chose est sûre, le dossier est à suivre et une décision du conseil sur l’ouverture de cette école est attendue prochainement.

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