Campus Saint-Jean : de nouveaux certificats pour faire face aux prochaines coupures

Après l’annulation de sa dette vis-à-vis de l’Université de l’Alberta en juin 2014, le Campus Saint-Jean est reparti sur des bases saines mais doit désormais élaborer de nouveaux programmes pour résister à la prochaine vague de coupures annoncée par le gouvernement.

« Il est certain qu’à l’heure actuelle, l’Université de l’Alberta peut difficilement éponger des coupures supplémentaires », reconnaît le doyen du Campus Saint-Jean (CSJ) Pierre-Yves Mocquais. Après les coupures de 7% imposées par le gouvernement Redford, celles du gouvernement Prentice devraient tourner autour de 5%. En cause : la chute du prix du pétrole qui aurait fait perdre 7 milliards de dollars à la Province ces six derniers mois.

« L’Université est en train d’envisager des moyens pour permettre aux facultés de se retourner, explique le doyen. Elle essayera de faire le pont financièrement de manière à ce que les facultés soient en mesure de générer certains revenus. » Dans le cas du CSJ, la création de nouveaux certificats professionnels permettrait de générer les revenus nécessaires. Il s’agirait de formations post-bac en deux ans, principalement destinées aux professionnels. Des cours qui  pourraient être suivis sur des périodes intensives d’un mois.


« On envisage des certificats en entrepreneuriat, en prospective – essayer de percevoir ce que sera le Canada dans 10 ans –, en interculturalité… [Des formations] qui prennent en compte l’apport de l’immigration dans la communauté francophone », détaille Pierre-Yves Mocquais. L’objectif serait de mettre en place ces certificats à la rentrée 2016.

« Ce qui est très important, c’est de faire en sorte que la création de tels programmes ne nous distrait pas de notre préoccupation première qui est de nous occuper des jeunes finissants, de les préparer à une vie bilingue en quelque sorte. »

D’autres pistes sont à l’étude pour améliorer le positionnement du Campus Saint-Jean. « Nous avons commencé de très bonnes discussions avec l’ancienne première ministre Kim Campbell pour rajouter au Peter Lougheed Leadership College une composante francophone, même en allant jusqu’à avoir un parcours parallèle en français », avance le doyen, avant d’ajouter : « Mme Campbell a accepté de devenir professeure associée au CSJ et de travailler sur cette question. Elle comprend très bien l’importance de la dimension francophone pour créer des leaders au Canada. » Affaire à suivre, donc.

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