Créé en 2006, le Centre de ressources de la langue française de Grande Prairie comporte aujourd’hui plus de 18 000 documents à destination des professeurs, des parents et des élèves de tout l’Alberta.

« J’aurais aimé avoir ça quand j’étais encore prof en immersion dans ma salle de classe », raconte Lesley Doell, présidente de l’Association canadienne des professeurs d’immersion (ACPI) et consultante en langue française. C’est elle qui s’occupe du Centre de ressources de la langue française de Grande Prairie (CRLF), avec le soutien de Chelsea Buote.

Lancé en 2006 avec le soutien de nombreux partenaires – conseils scolaires anglophones et francophone de la région, Association canadienne-française de l’Alberta, Canadian Parents for French… –, le centre est financé par Patrimoine canadien. Son budget de 1,4 million de dollars pour la période 2013-2018 s’avère stable par rapport aux années précédentes.

Installé à l’intérieur de la bibliothèque municipale de Grande Prairie, le CRLF possède plus de 18 000 ressources : des livres bien sûr, mais aussi des documents vidéo, audio et multimédias. Des œuvres de fiction sont aussi de la partie. « On vient d’ajouter 3000 $ de romans pour les adolescents et 1000 $ de bandes dessinées », prend pour exemple Chelsea Buote, qui avoue que ses étagères commencent à être pleines.

Comme chaque année, l’école Blessed Mother Teresa à Calgary organise un carnaval pour ses élèves, basé sur celui de Québec et sur ceux que l’on célèbre en France à l’occasion de Mardi Gras.

 

L’école catholique d’immersion française Blessed Mother Teresa, située au sud de Calgary, a, cette année encore, organisé un carnaval en français afin de célébrer l’hiver avant le carême. « Notre communauté scolaire profite ainsi d’un peu de culture française » explique le professeur Lee Martin. « Nous avons même la visite du fameux bonhomme du carnaval » s’amuse-t-il.

 

Les quatre participants du deuxième niveau des stages de leadership donnés par Francophonie jeunesse de l’Alberta (FJA) viennent des écoles du Conseil scolaire Centre-Est (CSCE). D’ailleurs, le projet sur lequel deux d’entre eux travaillent consiste à reprendre l’organisation du rassemblement annuel des élèves des écoles Beauséjour (Plamondon), des Beaux-Lacs (Bonnyville), du Sommet (Saint-Paul) et Voyageur (Cold Lake) : le BBSV.

« Quand j’étais en 7e année, il y avait quatre BBSV par année et c’était la chose la plus cool à faire », raconte Andrea Gauthier de Plamondon. Son coéquipier Maaliter Teng-yang et elle ont choisi de faire quelque chose de différent. Habituellement organisé par la direction des écoles ou par les enseignants, le rassemblement sera cette année « par et pour les jeunes », insiste Maaliter. Ils ont d’ailleurs choisi un thème multiculturel qui reflète leur réalité scolaire. « Nous aurons des ateliers de cuisine, des sports et de la musique », expliquent-ils. Des artistes du Centre de développement musical présenteront également un spectacle.

Les écoles Père-Lacombe et Maurice-Lavallée (Edmonton) bénéficient désormais de centres d’apprentissage. Un outil supplémentaire pour favoriser la réussite des élèves avec des besoins spéciaux.

« Pour répondre aux besoins des élèves, il faut une variété de moyens. Le but premier est toujours l’inclusion mais le centre d’apprentissage permet de travailler la littératie, la numératie et des habiletés de vie », explique Gisèle Bourque, conseillère pédagogique en inclusion et littératie au Conseil scolaire Centre-Nord.

À l’École Père-Lacombe, le nouveau centre d’apprentissage complète un dispositif déjà fourni : les équipes du projet Espoir (accompagnement pour l’intégration sociale, la gestion des émotions, la santé physique et mentale), une intervenante en francisation langue seconde et une accompagnatrice pédagogique, sans oublier les aide-élèves. « Certains enfants ne savent pas gérer leurs émotions ou ne savent pas fonctionner dans un milieu où il y a un cadre », explique Josée Lemire, la directrice (photo ci-contre), tout en confirmant que « le but, c’est d’essayer que nos élèves soient en classe le plus longtemps possible ».

« On voulait le faire l’année dernière mais on n’avait pas trouvé tout le matériel et encore moins le temps ! », reconnait d’emblée Dany Bazira (photo), la trésorière du club EUMC du Campus Saint-Jean, à Edmonton. L’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC) est un organisme national à but non lucratif qui relie les campus postsecondaires canadiens aux initiatives de développement international.

« Différents comités locaux de l’EUMC (‘‘main campus’’, McEwan, Calgary…) avaient déjà fait cette simulation de camp de réfugiés. Ils avaient utilisé les moyens du bord. On s’est dit : ‘‘On va faire la même chose’’ », raconte l’étudiante. Cette année, à l’occasion de la Semaine internationale de l’Université de l’Alberta, la simulation de camp de réfugiés a pu voir le jour au Campus Saint-Jean.

C’est ainsi que, du mardi 27 au vendredi 30 janvier, un petit camp de fortune a été installé dans l’entrée du pavillon McMahon. Sacs de couchage, sacs à dos, marmites, bâche bleue, vêtements qui sèchent... L’idée était de reconstituer l’habitat précaire d’un étudiant dans un camp de réfugiés.

Trois nouvelles écoles ont vu le jour à la rentrée 2014. Leur confessionnalité vient d’être déterminée grâce aux votes des parents d’élèves.

« Le vote pour le ‘‘public’’ était dans le meilleur intérêt de l’école, estime Malorie Aubé, laprésidente du conseil de l’école francophone de Camrose. On voulait que notre environnement soit inclusif. » Sur les 27 bulletins envoyés aux parents, 21 sont revenus dans les temps… et 20 soutenaient le choix du public. L’école sera donc officiellement publique à la rentrée 2015. Pour autant, il reste « envisageable » de mettre en place un cours d’éducation catholique, en cas de demande des parents.

À Beaumont, les parents d’élèves en ont décidé autrement. 60% des bulletins reçus réclamaient une école catholique. Une surprise pour Daouda Marika qui avait « l’intime conviction » que l’école serait publique. D’après Alain Bertrand, le président du conseil d’école, un cours alternatif d’éthique et culture religieuse devrait être proposé pour les enfants dont les parents ne souhaitent pas d’éducation catholique. « Si c’est le cas, alors je ne vois aucun problème à ce que ma fille reste à l’école francophone catholique de Beaumont », confie M. Marika.

Fin mars, une vingtaine d’élèves du lycée français de Mexico viendront passer quelques jours à Calgary parmi leurs camarades du lycée Pasteur. Une occasion pour eux de découvrir la ville et les Rocheuses à travers des sorties culturelles et sportives.

 

Pour la première fois dans le cadre de son Programme International, le lycée français Louis Pasteur va mettre en place un échange avec son homologue de Mexico City, le Liceo Franco-Mexicano. Ce projet a notamment pu voir le jour grâce à l’aide apportée par la Consul du Mexique à Calgary, Cecilia Villanueva Bracho, qui est également une parent d’élève du lycée Pasteur.

 


Le 17 janvier, l’École Joseph-Moreau d’Edmonton enverra une vingtaine d’élèves au campus de NAIT pour participer à la compétition de robotique First Lego League réservée aux 9-14 ans.

« Ce qu’ils veulent, c’est que les jeunes apprennent en s’amusant, que ce ne soient pas les profs ou les parents qui décident », explique Annie Dansereau. La professeure de robotique de l’École Joseph-Moreau accompagnera ses 20 élèves – 10 en 8e année (photo en pied de page), 10 en 9e (photo ci-dessus) – au campus principal de NAIT le 17 janvier… mais n’interviendra pas lors des présentations.

L’évaluation se découpe en quatre parties. Tout d’abord : la présentation du projet de recherche. L’équipe des 8e année de Joseph-Moreau a ainsi travaillé sur une tablette adaptée à la dyscalculie. « J’ai lu un texte d’un élève qui avait de la dyscalculie… C’était un peu triste et j’ai voulu faire quelque chose pour l’aider », explique Isabella Wachowicz. Les 9e année, quant à eux, ont travaillé sur un projet de gant programmable à distance pour aider les élèves à maîtriser l’écriture. « Cela pourrait aussi servir à certains autistes, dans des pays du tiers-monde ou pour apprendre une langue étrangère », suggère Katrine Perich.

Save Our Park tente un dernier recours contre le projet d’école francophone à Scenic Acres. L’association de résidents du quartier a saisi le conseil scolaire FrancoSud en justice pour cession de titre de propriété illégale.

 

La bataille de Scenic Acres continue. Depuis le début de l’année, l’association de quartier Save Our Park demande à ce que le conseil scolaire FrancoSud revienne sur sa décision d’implanter une nouvelle école francophone sur le parc de Scenic Acres. En septembre, le conseil scolaire avait décidé de faire une rencontre portes ouvertes afin de démontrer que ce projet ne dénaturerait pas le parc, et que c’était le meilleur emplacement possible pour la nouvelle école.

Pour la quatrième année consécutive, les élèves de la septième à la onzième année de l’école francophone d’Airdrie ont passé 24 heures dehors, pour se sensibiliser aux conditions de vies des personnes sans abri.

 

Après avoir passé toute la journée dehors à faire des activités, 75 élèves de l’école, ainsi que certains de leurs professeurs et de leurs parents se sont réunis pour assister au marché de Noël et récolter des dons d’argent et de nourriture dans les maisons environnantes.

 

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