Les élèves de la 5e année de l’école La Mission à Saint-Albert ont ramassé de l’argent avec des bracelets Rainbow Loom pour peinturer leur classe et pour que les élèves de 11e et 12e année de l’école Maurice-Lavallée aillent peinturer l’école Divino Niño dans le village de Cinco Piños au Nicaragua.
 

Le 8 septembre 2014, monsieur Pascal Morissette, enseignant de la classe de 5e année, a posé une question à ses élèves : « Voulez-vous avoir un impact dans la vie des autres ? » Tous les élèves ont répondu oui. Ensuite, il leur a expliqué le projet qui est de ramasser de l’argent pour que les élèves de l’école secondaire Maurice-Lavallée peinturent l’école Divino Niño dans le village Cinco Piños au Nicaragua*. Aussi, ils ont un autre projet qui est de peinturer leur propre classe pour être heureux de venir à l’école. Pour ramasser l’argent, ils ont décidé de vendre des bracelets Rainbow Loom.

L’étudiant du Campus Saint-Jean Abdelnasser Maalem s’est suicidé fin octobre. Un émouvant hommage lui était rendu jeudi 6 novembre à l’auditorium du pavillon McMahon, à Edmonton.

« Assidu », « souriant», « philosophe »,  « serviable », « modeste »… Les qualificatifs élogieux ne manquaient pas, jeudi 6 novembre, pour rendre hommage à Abdelnasser Maalem, étudiant de 41 ans d’origine algérienne qui avait mis fin à ses jours le mois dernier.

Dans l’auditorium du pavillon McMahon du Campus Saint-Jean (CSJ), à Edmonton, la cérémonie s’est déroulée dans un calme respectueux, en présence de nombreux étudiants, professeurs et membres du personnel, ainsi que deux de ses sœurs.

Un étudiant modèle

« Abdel » était d’abord un étudiant modèle, passionné et d’une grande culture. « Il pouvait citer les cinq derniers présidents de Madagascar », a pris comme exemple Srilata Ravi, qui avait supervisé ses recherches.

En arrivant au Canada, il s’était tout de suite intéressé aux autochtones et aux différentes facettes culturelles de ce grand pays, ce qui l’avait poussé à entreprendre une maîtrise en études canadiennes au CSJ.

« C’était peut-être le seul qui faisait tout le temps ses devoirs », a plaisanté un étudiant au micro ouvert, ajoutant qu’il n’hésitait jamais à « partager ses notes » avec ses camarades.

Dans une lettre lue à la tribune, la présidente de l’Université de l’Alberta, Indira Samarasekera, a décrit « un étudiant brillant et enthousiaste à l’idée de devenir enseignant ».

Début septembre, les 140 élèves de l’école francophone La Prairie (maternelle à 9e année) ont découvert leur nouvelle école. L’inauguration officielle s’est quant à elle déroulée le 29 octobre, en présence de nombreux invités.

Mercredi 29 octobre, 10 h 30. Près de 200 personnes sont réunies dans le vaste gymnase de la nouvelle école La Prairie pour fêter son inauguration officielle. Jean Doyon, directeur de l’école depuis 2010, glisse un mot d’accueil et rappelle qu’il s’agit de « la seule et unique école francophone de Red Deer ».

Après que l’hymne national interprété par l’orchestre scolaire ait résonné dans l’immense salle de sport, le directeur évoque le chemin parcouru depuis 1996, date de création de l’école qui accueillait à l’époque 23 élèves dans les locaux de la Red Deer Christian Society. Annoncée en 2011, la construction d’un nouvel édifice débute en 2013. La première rentrée a eu lieu cette année. « La voilà enfin, notre belle école tant attendue ! », s’enthousiasme Jean Doyon.

La 19e édition du Festival des mots / WordFest se tient jusqu’au 19 octobre à Calgary et accueille de nombreux auteurs francophones. Parmi eux, Marianne Dubuc, écrivaine mais également illustratrice de livres pour enfants.

 

Dans le cadre du festival, Marianne Dubuc a pu présenter son travail à plusieurs classes de jeunes écoliers, entre lectures et dessins en interaction avec les enfants. Lors de la séance organisée à la Calgary Public Library, l’auteure québécoise s’est introduite en diffusant une vidéo d’elle-même à 10 ans. « Qu’est ce que tu aimerais faire plus tard comme métier ? » demande une voix à la petite Marianne. « J’aimerai être dessinatrice et écrire des histoires pour les jeunes enfants » répond celle qui aura la chance de vivre sa passion.

Vendredi 10 octobre à Saint-Isidore, une trentaine de personnes – élèves, parents, professeurs, membres de l’administration, partenaires – a participé au troisième forum communautaire du Conseil scolaire du Nord-Ouest. Une journée remue-méninges qui a permis d’esquisser le portrait de l’École des Quatre-Vents de demain.

Après Héritage (Falher) en mars 2013 et Nouvelle-Frontière (Grande Prairie) en octobre 2013, c’est aujourd’hui au tour des Quatre-Vents (Peace River), troisième école du Conseil scolaire du Nord-Ouest (CSNO), de tenir son forum communautaire. Le but avoué est de « définir les stratégies pour répondre aux besoins du jeune francophone du XXIe siècle, en milieu minoritaire, à l’École des Quatre-Vents » (EQV).

La trentaine de participants se retrouve vendredi matin, entre 8h30 et 9h, au centre culturel de Saint-Isidore qui est maintenant presque terminé (lire en page 7). Le copieux petit déjeuner qui les attend ne sera pas de trop pour attaquer une journée remue-méninges qui s’annonce chargée.

« On a besoin d’entendre ce que vous pensez, ce que vous voulez pour l’EQV », assure Marcel Lizotte, le directeur général du CSNO. Mais avant de se mettre au travail, un petit retour en arrière semble nécessaire. C’est l’heure de l’historique-diaporama proposé par la directrice de l’école, Linda Couillard-L’Abbé. On y apprend notamment que l’EQV, comme beaucoup d’autres écoles francophones de l’Alberta, a commencé modestement avec deux salles portatives en 1999 ; et qu’il faudra patienter jusqu’en 2006 pour le déménagement dans un bâtiment adapté, celui de l’ancienne école McGrath.

Après cet instant nostalgie, Jules Rocque prend la parole. Ce professeur agrégé de l’Université de Saint-Boniface à Winnipeg avait déjà animé les deux précédents forums scolaires du CSNO. « Cette journée vous appartient, rappelle-t-il, et chaque parole à son importance. » Oui, même celle des élèves de 6e ou de 7e année.

Source: Alberta Education

 

Le FrancoSud faisait partie des heureux hier, à l’annonce du premier ministre Jim Prentice pour la construction de 55 nouvelles écoles et de 20 modernisations.

 

Une nouvelle école à Okotoks, la construction d’une aile francophone à Brooks et une reconfiguration à Canmore… Le Conseil scolaire FrancoSud est le seul conseil francophone à profiter de la Phase 3 des investissements en infrastructures scolaires que le gouvernement albertain a promis de compléter d’ici 2020.

Les populations d’élèves francophones sont à la hausse au Canada (lire l’article ci-contre produit par Francopresse) même si ce n’est pas le cas dans toutes les provinces. L’Alberta figure parmi les gagnants, à l’exception du Conseil scolaire Centre-Est (CSCE) qui a perdu un nombre important d’élèves cette année.

Au 30 septembre, date buttoir pour le calcul de « performance » des conseils scolaires, le Centre-Est doit éponger un déficit de 400 000 $ résultant de ses pertes d’effectifs au sein de trois de ses quatre écoles.

À Plamondon, l’école Beauséjour a vu partir 19 élèves, une baisse d’effectif de 14, 8 % par rapport à l’année dernière. L’école du Sommet à Saint-Paul a subi une perte de 6,9 % dans ses effectifs et Voyageur, à Cold Lake, 4,8 %.

Les constats étaient plus dramatiques la semaine dernière puisque le conseil n’avait pas inclus les chiffres de la prématernelle, qui eux, sont positifs. « Au total, nous avons une baisse de 2,8 % par rapport à l’an dernier, ce qui est significatif, mais un peu moins que ce qu’on s’était imaginé », résume le directeur-général du CSCE, Marc Dumont. « Nos cohortes chez les plus jeunes sont encore très bonnes ».


Le 26 septembre à Halifax, le projet de Pédagogie à l’école de langue française (PELF) a été officiellement dévoilé à l’occasion du 67e Congrès de l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF). La présidente de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) nous explique de quoi il s’agit.

« C’est vraiment mon histoire personnelle, raconte Dianne Woloschuk, la présidente de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE). J’ai grandi en Saskatchewan, mes parents étaient tous les deux francophones. (…) Cependant, quand je suis devenue adolescente, parler français n’était pas vraiment la chose à faire dans un milieu si anglophone. De plus, on commençait à vraiment voir l’influence croissante de la télévision et de la musique, tout en anglais dans le temps. J’ai presque perdu mon français. Et même si j’ai fait l’effort de le regagner, j’éprouve encore parfois des difficultés à me sentir vraiment à l’aise dans ma langue et dans ma culture. »

Aujourd’hui, Mme Woloschuk estime que beaucoup de jeunes francophones sont en insécurité linguistique. « [Ils] ont peur de mal s’exprimer, ils craignent que leur français ne soit pas assez bon, de choisir les mauvais mots, que ce ne soit pas la bonne expression… Quand on veut encourager les jeunes à parler leur langue, célébrer leur culture, s’engager… ce sentiment de crainte ne les aide pas à développer leur identité francophone. (…) C’est pourquoi on a vu que cette pédagogie était vraiment nécessaire. »

Malgré le temps pluvieux du 26 septembre, plus de 350 jeunes de partout en province se sont réunis à l’école Maurice-Lavallée pour prendre part au 16e Rassemblement jeunesse (RaJe) de Francophonie jeunesse de l’Alberta (FJA). Ainsi, ces élèves de la 9e à la 12e année ont eu l’occasion de célébrer leur appartenance à la francophonie et surtout de découvrir leur « EntouRaJe ».

« Donc aujourd’hui, j’ai une question importante pour vous : quel est votre entourage ?, a lancé le vice-président de FJA, Thomas Pomerleau, lors de la cérémonie d’ouverture. Nous sommes tous ici à un évènement francophone, mais aussi au plus grand rassemblement jeunesse franco-albertain. Donc, nous pourrions dire que notre entourage commence ici même ! »


« Le thème cette année, explique la directrice générale de FJA, Sophie Nolette, c’est ‘‘Quel est ton entourage ?’’ Alors nous essayons vraiment d’inciter les jeunes à se questionner sur leur entourage francophone. »

L’Association des enseignants de l’Alberta vient de publier un rapport sur l’inclusion scolaire (PDF), une philosophie et un ensemble de pratiques visant notamment à inclure les élèves avec des besoins particuliers (handicap, difficultés d’apprentissage...) dans des classes ordinaires. Le rapport évoque d’importants dysfonctionnements et propose une série de recommandations pour y remédier.

« La théorie de l’inclusion, c’est que tout enfant devrait avoir accès à l’école dans sa communauté », explique Marc Arnal (photo), le président du comité d’experts auteur du rapport sur l’éducation inclusive dans les écoles de l’Alberta. « L’inclusion présuppose un bénéfice pour l’ensemble de la collectivité », ajoute l’ancien doyen du Campus Saint-Jean, avant de donner un exemple : « Quand on apprend à vivre avec la différence, on vient de régler en grande partie le problème du harcèlement à l’école ».

Le début de la politique d’inclusion scolaire en Alberta remonte à 2008-2009. « Le gouvernement a publié un énoncé de valeurs et de missions, et a promis de mettre sur pied des mesures d’implantation qui impliqueraient les différents acteurs dans les systèmes scolaires, détaille M. Arnal. Et c’est là que le bât blesse. »

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