Malgré le temps pluvieux du 26 septembre, plus de 350 jeunes de partout en province se sont réunis à l’école Maurice-Lavallée pour prendre part au 16e Rassemblement jeunesse (RaJe) de Francophonie jeunesse de l’Alberta (FJA). Ainsi, ces élèves de la 9e à la 12e année ont eu l’occasion de célébrer leur appartenance à la francophonie et surtout de découvrir leur « EntouRaJe ».

« Donc aujourd’hui, j’ai une question importante pour vous : quel est votre entourage ?, a lancé le vice-président de FJA, Thomas Pomerleau, lors de la cérémonie d’ouverture. Nous sommes tous ici à un évènement francophone, mais aussi au plus grand rassemblement jeunesse franco-albertain. Donc, nous pourrions dire que notre entourage commence ici même ! »


« Le thème cette année, explique la directrice générale de FJA, Sophie Nolette, c’est ‘‘Quel est ton entourage ?’’ Alors nous essayons vraiment d’inciter les jeunes à se questionner sur leur entourage francophone. »

L’Association des enseignants de l’Alberta vient de publier un rapport sur l’inclusion scolaire (PDF), une philosophie et un ensemble de pratiques visant notamment à inclure les élèves avec des besoins particuliers (handicap, difficultés d’apprentissage...) dans des classes ordinaires. Le rapport évoque d’importants dysfonctionnements et propose une série de recommandations pour y remédier.

« La théorie de l’inclusion, c’est que tout enfant devrait avoir accès à l’école dans sa communauté », explique Marc Arnal (photo), le président du comité d’experts auteur du rapport sur l’éducation inclusive dans les écoles de l’Alberta. « L’inclusion présuppose un bénéfice pour l’ensemble de la collectivité », ajoute l’ancien doyen du Campus Saint-Jean, avant de donner un exemple : « Quand on apprend à vivre avec la différence, on vient de régler en grande partie le problème du harcèlement à l’école ».

Le début de la politique d’inclusion scolaire en Alberta remonte à 2008-2009. « Le gouvernement a publié un énoncé de valeurs et de missions, et a promis de mettre sur pied des mesures d’implantation qui impliqueraient les différents acteurs dans les systèmes scolaires, détaille M. Arnal. Et c’est là que le bât blesse. »

C’était la semaine de rentrée également pour les 31 inscrits (de la prématernelle à la 6e année) à la nouvelle école francophone de Camrose.

Après avoir refusé d’accéder à la requête du groupe de parents francophones sous prétexte d’une demande insuffisante, le Conseil scolaire Centre-Nord a finalement exaucé leur souhait en mai dernier. Malorie Aubé – qui milite depuis des mois pour que l’école francophone de Camrose voie le jour – et la directrice de l’école Nicole Pépin, sont des mamans comblées.

Cette rentrée, la ville de Beaumont a ouvert une école francophone accueillant les élèves de la prématernelle à la 5e année, garderie incluse.

Fondée en 1895 par des Canadiens-Français, Beaumont n’avait jamais eu d’école francophone – seulement des écoles d’immersion –, et ce malgré la présence d’une communauté assez importante. En 2011, la ville comptait 645 francophones de langue maternelle exclusive et 1 915 personnes parlant à la fois le français à l’anglais, sur un total de 13 285 habitants.


C’est la rentrée ! Pour les 7112 élèves des écoles francophones de la province (+7 %), c’est un moment particulier où l’on découvre de nouveaux camarades, de nouvelles activités et, parfois, de tout nouveaux bâtiments. Tour d’horizon des quatre conseils scolaires francophones de l’Alberta.

[infographie de l'évolution du nombre d'élèves par conseil scolaire en fin d'article]

Jeudi 28 aout, tous les parents, enfants et adolescents ayant participé aux trois jours de la Semaine d’orientation des nouveaux arrivants étaient conviés à la Cité francophone pour recevoir des fournitures scolaires et se retrouver autour d’un barbecue.

« Chers parents, chers invités, c’est le début des choses sérieuses. » Arsène Muamba, agent de l’Institut Guy-Lacombe de la famille, parle évidemment de la rentrée scolaire. Et pour les dizaines de parents rassemblés dans la rotonde de la Cité francophone, il va maintenant falloir mettre en application les nombreux conseils reçus pendant les trois jours de la Semaine d’orientation des nouveaux arrivants…

Les 20, 21 et 22 août derniers, à Canmore, s’est tenu le premier Symposium des rocheuses organisé par le Consortium provincial francophone pour le perfectionnement professionnel (CPFPP) du corps enseignant et des intervenants scolaires. Sur le thème Les sentiers de l’innovation, le symposium offrait une variété de conférences exclusivement en français. L’événement a accueilli 130 participants de 9 provinces et territoires du pays.

On y parlait de techniques, d’approches, de structures. « C’est la rencontre d’enseignants qui ont le goût d’être sur le sentier de l’innovation. Le symposium, c’est l’espoir versus l’obligation » déclare Renée Michaud, consultante en programme avec le CPFPP.

C’est dans le but d’explorer des stratégies pour soutenir les changements positifs et la découverte dans le domaine de  l’éducation en plus de créer des liens avec des collègues d’ailleurs et d’offrir des conférences hors de l’ordinaire que l’innovation a été choisie comme thème principal.

             Pour sa 17e édition, la Simulation du Parlement européen Canada-Québec-Europe (Specque) investit l’Ouest canadien. Une première. Avec quelque 120 francophones du monde entier réunis à Edmonton du 3 au 10 aout. Mais que sont-ils vraiment venus chercher ?

Ceux qui n’ont jamais entendu parler de la Specque peuvent hausser les sourcils. Oui, il s’agit bien de reconstituer un Parlement européen… à Edmonton. L’année dernière, c’était à Rome. Celle d’avant, à Montréal. Répartis en divers groupes politiques, les 120 Specquois débattent de grands sujets européens tels que le pétrole, la défense, la bioéthique ou l’intégration des Roms. Le tout en français. Bien que ludique, l’exercice requiert un énorme travail de fond en amont et de réels talents oratoires, dans le respect du protocole parlementaire. Les lois votées ne seront certes pas appliquées, mais l’argumentation déployée nourrira la réflexion de chacun des apprentis eurodéputés...

S’il pouvait décrire en un mot la vision qu’il a du mandat qui l’occupera à partir du 1er juillet prochain, le nouveau doyen du Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, Pierre-Yves Mocquais, utiliserait « rassembleur ».

« Je veux rassembler les opinions, les groupes et les tendances au sein de la Faculté, et faire en sorte que l’ensemble ait un projet commun », affirme-t-il. Mais pour l’ancien doyen de la Faculté des sciences humaines à l’Université de Calgary (1999-2004) et doyen associé de la Faculté des arts à l’Université de Regina (1997-99), un mot ne saurait suffire.

Grâce à la détermination d’un groupe de parents pour qui l’éducation en français tient à cœur, l’ouverture d’une école francophone à Camrose est prévue pour l’automne.

Lors de sa rencontre régulière du 20 mai dernier, le Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN) a voté à l’unanimité pour aller de l’avant avec l’ouverture d’une école dans la municipalité de plus de 17 000 habitants, située à une centaine de kilomètres au sud-est d’Edmonton. Le vote donnait suite à une rencontre la semaine précédente, à Camrose, entre un groupe de parents et quatre conseillers.

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