L’école Notre-Dame-des-Vallées, ouverte aux élèves depuis le début de l’année scolaire, a été officiellement inaugurée cette semaine en présence des membres de la communauté francophone de Cochrane.

Caroline Lampron, directrice de la nouvelle école, est ravie : la cérémonie d’ouverture du 3 décembre s’est déroulée à merveille. Les invités ont pu tout d’abord visiter les locaux, avant d’assister aux évènements de la soirée. Les élèves, qui occupent leur école depuis déjà trois mois, ont bien sûr participé aux festivités : hymne national, prières, chansons.

La directrice, le député de Banff-Cochrane Ron Casey, mais aussi le maire de la ville, Ivan Brooker, et le conseiller scolaire Louis Arsenault ont chacun leur tour fait un discours pour célébrer ce nouveau bastion de la culture francophone. Suzanne Foisy-Moquin, du Conseil de l’éducation de la foi catholique chez les francophones, a remis une croix à la directrice, et l’abbé Noël, de la paroisse Sainte-Famille, a béni l’école. Le ruban symbolique a été coupé et toute la communauté a pu terminer la soirée en profitant d’un goûter.

La remise en question de l’existence de l’école Sans-Frontières à Lloydminster n’est qu’une procédure réglementaire obligatoire, selon ses administrateurs. Pourtant, le doute plane sur la capacité du Conseil des écoles fransaskoises (CÉF) à subvenir aux coûts opérationnels de l’école, au-delà de l’année scolaire 2014-2015.

Lors de la réunion organisée par le Conseil scolaire fransaskois (CSF, la table des élus) le mercredi 26 novembre, le directeur par intérim du CÉF (l’ensemble de l’appareil administratif gérant les écoles fransaskoises), Donald Michaud, a tenu à rassurer la vingtaine de parents présents : « La fermeture de l’école, c’est le dernier recours. Si on fait cette étude, ça ne veut pas dire une fermeture automatique, mais on est obligés (par la loi scolaire), de mettre cette option-là sur la table. »

Refaire les calculs

L’étude en question ?  « Savoir combien d’argent nous viendra de l’Alberta », dit Donald Michaud, et en contrepartie, trouver une manière de calculer combien les élèves qui vivent du côté albertain de la ville frontalière de Lloydminster coûtent au CÉF en services non subventionnés par leur province (mais offerts de facto dans toutes les écoles fransaskoises). « Comme on n’a pas fait l’étude, on n’est pas sûrs du manque à gagner, ni de la viabilité de l’école », explique M. Michaud.

Le 30 juin 2014, l’arrivée de Pierre-Yves Mocquais à la tête du Campus Saint-Jean s’est accompagnée de l’effacement par l’Université de l’Alberta d’une dette de près d’un million de dollars. Le doyen revient sur les conséquences des précédentes coupures budgétaires du gouvernement et sur le nouveau départ du Campus Saint-Jean.

Pour diminuer sa dette auprès de l’Université de l’Alberta, le Campus Saint-Jean a dû réduire les dépenses ces dernières années. Quelles ont été les conséquences directes au niveau du personnel ?

Le gouvernement de l’Alberta a fait des coupures de manière très importante. Après avoir promis une augmentation de 2%, il a fait des coupures de 7%. Nécessairement, ça a eu un impact très important sur toute l’Université et sur les facultés. Ça a été le cas pour le Campus Saint-Jean. Il y a eu d’autres raisons à l’époque […] mais cela a surtout été un mauvais concours de circonstances. Par conséquent, lorsque, effectivement, l’Université a demandé au Campus Saint-Jean de résorber sa dette, ça a entraîné un certain nombre de mesures qui ont surtout été mises en place dans les années 2012-2013-2014 et qui ont consisté à essayer de réduire au maximum les dépenses. Ça a signifié avant tout supprimer des postes.

34 personnes ont été mises à pied ou sont parties, ce qui est énorme. Certaines personnes ont décidé de prendre leur retraite et ont tiré parti d’un certain nombre d’avantages que l’Université offrait à ce moment-là. […] Des postes ont aussi été supprimés. Vous avez des chargés de cours et des membres du personnel de soutien dont le contrat n’a pas été renouvelé. Quand je dis personnel de soutien, je parle du personnel administratif. […] Étant donné la nature de leur contrat de travail, il est malheureusement plus facile de se séparer d’eux.

Les licenciements purs et durs, ça a été surtout pour le personnel administratif et pour certains contractuels qui, depuis des années et des années, recevaient un contrat par an pour enseigner et qui, tout d’un coup, se sont retrouvés sans contrat. […]

Samedi 22 novembre au Campus Saint-Jean, dans le cadre du 27e colloque annuel de la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA), un atelier intitulé « Êtes-vous cyber-avertis ? » a été proposé par des élèves de 9e année du club de robotique de l’École Joseph-Moreau.

« Est-ce que tout le monde a amené un ordinateur ou un téléphone ? », demande d’emblée une des élèves de 9e année de l’École Joseph-Moreau aux huit parents présents. En effet, l’atelier « Êtes-vous cyber-avertis ? » se veut interactif : chaque chapitre de l’exposé est introduit par une question à choix multiples à laquelle les parents peuvent répondre via leur appareil personnel. La première est facile : « À quel âge pensez-vous que les enfants commencent à utiliser internet ? ». La réponse est 3 ans. D’où l’importance d’intéresser les tout-petits aux risques liés à la navigation sur internet…

Sur les 10 jeunes du club de robotique de l’École Joseph-Moreau, huit se sont déplacés (sept filles et un garçon) au Campus Saint-Jean, en ce samedi matin frisquet. Pour pouvoir réaliser leur diaporama et préparer leur exposé, les élèves de 9e année ont bénéficié d’une formation par un employé de Telus, dans le cadre du programme CyberFuté.

La Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA) ouvrait vendredi 21 novembre son 27e colloque annuel et pour la deuxième année en retransmission simultanée à Calgary et Edmonton. Le thème de cette édition était « Le français, un cadeau pour la vie », ou comment s’impliquer pour transmettre notre langue à nos enfants.

Des parents francophones étaient réunis le 21 novembre au soir à la Cité des Rocheuses de Calgary et au Campus Saint-Jean d’Edmonton pour assister à l’ouverture de ce colloque. Glen Taylor, père anglophone de deux enfants bilingues et auteur des tout premiers ouvrages canadiens sur l’éducation en français pour les couples exogames, a ouvert le bal en donnant une conférence sur le thème phare de cette édition 2014, « Le français, un cadeau pour la vie ».

Un Comité ad hoc intégration professionnelle a été créé début octobre par le Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN) pour « entamer un dialogue par rapport à l’intégration professionnelle d’individus issus de l’immigration ». La première réunion a eu lieu le 5 novembre.

« On a eu une rencontre avec le groupe FRAP (Francophonie albertaine plurielle) le 19 juin. On s’est dit que c’était un sujet qui méritait davantage d’informations, davantage de débats », explique Karen Doucet, présidente du comité et du CSCN, qui affirme que le conseil est « sensible aux changements dans notre communauté [francophone] ». Elle se rappelle notamment d’une hausse record du nombre d’élèves en 2006 (+21%), conséquence directe de l’immigration francophone.

Le mois dernier, une pétition réclamant davantage d’enseignants issus de l’immigration au sein du CSCN avait réuni 500 signatures.

 

Les élèves de la 5e année de l’école La Mission à Saint-Albert ont ramassé de l’argent avec des bracelets Rainbow Loom pour peinturer leur classe et pour que les élèves de 11e et 12e année de l’école Maurice-Lavallée aillent peinturer l’école Divino Niño dans le village de Cinco Piños au Nicaragua.
 

Le 8 septembre 2014, monsieur Pascal Morissette, enseignant de la classe de 5e année, a posé une question à ses élèves : « Voulez-vous avoir un impact dans la vie des autres ? » Tous les élèves ont répondu oui. Ensuite, il leur a expliqué le projet qui est de ramasser de l’argent pour que les élèves de l’école secondaire Maurice-Lavallée peinturent l’école Divino Niño dans le village Cinco Piños au Nicaragua*. Aussi, ils ont un autre projet qui est de peinturer leur propre classe pour être heureux de venir à l’école. Pour ramasser l’argent, ils ont décidé de vendre des bracelets Rainbow Loom.

L’étudiant du Campus Saint-Jean Abdelnasser Maalem s’est suicidé fin octobre. Un émouvant hommage lui était rendu jeudi 6 novembre à l’auditorium du pavillon McMahon, à Edmonton.

« Assidu », « souriant», « philosophe »,  « serviable », « modeste »… Les qualificatifs élogieux ne manquaient pas, jeudi 6 novembre, pour rendre hommage à Abdelnasser Maalem, étudiant de 41 ans d’origine algérienne qui avait mis fin à ses jours le mois dernier.

Dans l’auditorium du pavillon McMahon du Campus Saint-Jean (CSJ), à Edmonton, la cérémonie s’est déroulée dans un calme respectueux, en présence de nombreux étudiants, professeurs et membres du personnel, ainsi que deux de ses sœurs.

Un étudiant modèle

« Abdel » était d’abord un étudiant modèle, passionné et d’une grande culture. « Il pouvait citer les cinq derniers présidents de Madagascar », a pris comme exemple Srilata Ravi, qui avait supervisé ses recherches.

En arrivant au Canada, il s’était tout de suite intéressé aux autochtones et aux différentes facettes culturelles de ce grand pays, ce qui l’avait poussé à entreprendre une maîtrise en études canadiennes au CSJ.

« C’était peut-être le seul qui faisait tout le temps ses devoirs », a plaisanté un étudiant au micro ouvert, ajoutant qu’il n’hésitait jamais à « partager ses notes » avec ses camarades.

Dans une lettre lue à la tribune, la présidente de l’Université de l’Alberta, Indira Samarasekera, a décrit « un étudiant brillant et enthousiaste à l’idée de devenir enseignant ».

Début septembre, les 140 élèves de l’école francophone La Prairie (maternelle à 9e année) ont découvert leur nouvelle école. L’inauguration officielle s’est quant à elle déroulée le 29 octobre, en présence de nombreux invités.

Mercredi 29 octobre, 10 h 30. Près de 200 personnes sont réunies dans le vaste gymnase de la nouvelle école La Prairie pour fêter son inauguration officielle. Jean Doyon, directeur de l’école depuis 2010, glisse un mot d’accueil et rappelle qu’il s’agit de « la seule et unique école francophone de Red Deer ».

Après que l’hymne national interprété par l’orchestre scolaire ait résonné dans l’immense salle de sport, le directeur évoque le chemin parcouru depuis 1996, date de création de l’école qui accueillait à l’époque 23 élèves dans les locaux de la Red Deer Christian Society. Annoncée en 2011, la construction d’un nouvel édifice débute en 2013. La première rentrée a eu lieu cette année. « La voilà enfin, notre belle école tant attendue ! », s’enthousiasme Jean Doyon.

La 19e édition du Festival des mots / WordFest se tient jusqu’au 19 octobre à Calgary et accueille de nombreux auteurs francophones. Parmi eux, Marianne Dubuc, écrivaine mais également illustratrice de livres pour enfants.

 

Dans le cadre du festival, Marianne Dubuc a pu présenter son travail à plusieurs classes de jeunes écoliers, entre lectures et dessins en interaction avec les enfants. Lors de la séance organisée à la Calgary Public Library, l’auteure québécoise s’est introduite en diffusant une vidéo d’elle-même à 10 ans. « Qu’est ce que tu aimerais faire plus tard comme métier ? » demande une voix à la petite Marianne. « J’aimerai être dessinatrice et écrire des histoires pour les jeunes enfants » répond celle qui aura la chance de vivre sa passion.

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