Hélène Lequitte

Hélène Lequitte

NPD

Le 7 avril dernier, le député François Choquette, porte-parole du NPD en matière de Langues officielles, était de passage à la Cité francophone. Une visite qui ne pouvait pas mieux tomber, puisque les enjeux et les défis ne font que s’accentuer, notamment depuis le rejet définitif de la cause Caron. Voici un état des lieux auprès d’un représentant des langues officielles très à l’écoute lors de cette journée.

blueAvec l’arrivée des beaux jours, il semblerait que le temps s’éclaircisse un peu concernant la création d’une politique sur les services en français en Alberta. La récente rencontre entre Rachel Notley et les principaux représentants de l’ACFA provinciale s’est donc déroulée sous de bons auspices. C’est une Rachel Notley ouverte qui a répondu à l’invitation au dialogue, contrairement à sa prédécesseure Alysson Redford fermée à cette idée. Comme on dit, le vent tourne, finira t-il partourner pour de bon ?

Pour certains, le rejet de la cause Caron par la Cour suprême le 20 novembre 2015 a été vécu comme une fatalité. Pour d’autres, il n’en est rien. Au contraire, il incitera la communauté à continuer d'avancer ! On peut vraiment parler alors d’un avant et d’un après la cause Caron. Pour les Franco-albertains, accrochés pendant 12 ans à l’espoir de voir les choses changer si la cause aboutissait, existe t-il aujourd’hui une autre approche que le volet juridique pur et dur ?

À l’époque où la mondialisation incite les personnes à se déplacer, parler deux langues est un minimum, voir une nécessité dans un environnement de plus en plus compétitif. Et si l’avenir du français au Canada se déclinait autour d’un bilinguisme organisationnel, où l’éducation de base de chaque Canadien devrait être la maîtrise obligatoire des deux langues, plutôt que le vecteur récurrent de l’opposition à autrui ?

La communauté francophone, habituée par le passé à être ignorée par le précédent gouvernement conservateur, voit aujourd’hui un cabinet présentant une sensibilité aussi bien aux francophones qu’aux francophiles de la province. L’heure est à l’ouverture et non plus à la peur. Les temps changent, les gens changent et les perceptions aussi. Se construire avec, et non en opposition à, pourrait être l’opportunité pour les politiques de se réinventer sur un thème vieux comme le monde.

Le nuage de l’ancien régime conservateur se trouve pour le moment derrière nous. Le vent semble souffler dans la bonne direction, il ne reste plus qu’à garder la cap de la Francophonie, messieurs les libéraux. Le bilinguisme organisationnel pourrait être un atout et le garant de la future élite intellectuelle de l’Alberta. Ô Canada !

AGA fete franco1C’est lors de l’assemblée générale annuelle de la Fête franco-albertaine, le 23 mars dernier, que le président de l’assemblée, Étienne Alary, a fait part de la bonne nouvelle. Un fonds de dotation a aussi été créé en collaboration avec la Fondation franco-albertaine. « Nous avons même déjà dépassé les 12 000$, et ceci va nous permettre d’assurer la viabilité à long terme de la Fête », a-t-il assuré. Pour lui, cette nouvelle prospérité permettra de bonifier l’offre culturelle de l’évènement et de rémunérer les artistes invités de façon convenable.

Pour sa 27e édition, c’est sous le thème « Rétro-Fête » que se déroulera l’évènement, au David Thompson Resort près de Nordegg, du 8 au 10 juillet 2016. Des passeports pour la Fête seront en vente à prix réduit le lundi 4 avril, à partir du site Web www.fetefrancoalbertaine.ca  

Il n’est pas rare de recevoir un courriel, d’une entreprise dont vous êtes déjà client, vous demandant de rentrer vos informations personnelles, et ce, dans le seul but d’extirper vos renseignements bancaires. C’est de l’usurpation de marque ou fraude en ligne. Certains peuvent en témoigner et vous avertir du danger.

«L'hameçonnage », une belle manière de ferrer le poisson ! C’est aussi le terme utilisé par la Gendarmerie royale du Canada pour désigner l’envoi de fraudes sous forme de courriels, de messages textes ou de sites Web. Ces messages sont faits pour avoir l'air d’émaner de véritables entreprises, d’institutions financières ou d'organismes gouvernementaux connus et bien sous tout rapport.

voleur internetLe poisson, ça peut être vous, un membre de votre famille, un ami ou encore un collègue de travail.

« Je recevais des courriels, comme quoi il fallait que j’organise mon compte avec une certaine compagnie qui n’était pas en règle, il me manquait des étapes pour remplir certains formulaires », explique Marcel Hamann, praticien en santé. Les courriels se répétant et se faisant de plus en plus insistants, et connaissant bien l’entreprise, le doute s’insinue peu à peu dans l’esprit de M. Hamann. « Ferrer le poisson » c’est aussi passer par une phase de harcèlement jusqu’à ce que la personne aille vérifier et se fasse piéger. « Tu donnes l’information, et tu te rends compte le lendemain que c’est une fraude », se remémore-t-il. Le praticien en santé avait alors révélé de bonne foi son numéro de carte de crédit. Dans le courant de la journée, un retrait de plus de 500 $ apparait sur son compte pour un voyage en Turquie.

M. Hamann appelle sa banque et fait immédiatement opposition. Selon le praticien en santé, il n’y a pas suffisamment de prévention auprès du grand public.

Vigilance de mise pendant la période des déclarations d’impôts      

Par exemple, avec la période de déclarations d’impôts, il n’est pas rare de recevoir un courriel vous indiquant que vous devez peut-être rembourser de l’argent ou que vous êtes admissible à un remboursement d’impôt, suite à l’enregistrement en ligne de vos impôts (que vous n’avez d’ailleurs pas encore fait). Bien sûr, il n’en est rien. Dans certains cas, le ton peut se faire plus menaçant si les personnes n’envoient pas immédiatement de l’argent et révèlent ainsi leurs informations personnelles.  « Ces criminels n’éprouvent aucune difficulté à se faire passer pour des employés de l’Agence du revenu du Canada (ARC) ou pour une autre entreprise », explique l’ARC sur son site Internet.

Selon le Centre Antifraude du Canada, la fraude par marketing de masse (FMM) touche le plus souvent les personnes âgées entre 60 et 69 ans. En 2014, le Centre a reçu 42 200 plaintes, pour 14 472 victimes. Les pertes financières totales signalées imputables à la FMM se sont élevées à plus de 74 M$. L’Alberta est la troisième province où les plaintes sont les plus nombreuses.

Marcel Hamann, n’est donc pas le seul à qui une telle arnaque est arrivée. Cette fraude  touche aussi bien les particuliers qu’elle entache injustement le nom d’entreprise ou d’organismes respectables. « Vérifiez au moins une fois par semaine son compte, si on attend trop, on est fait.» Une personne avisée en vaut deux !

Si vous recevez l'un de ces courriels suspects, signalez-le au Centre antifraude du Canada.

Canada Revenue Agency has sent you an tax refund INTERAC e-Transfer® Service.c5f5c2435d417ff5 

Amount: Total: $500.52 CAD c5f5c2435d417ff5 
Sender Message: A message was not providedc5f5c2435d417ff5 
Expiry Date: 22/03/2016
c5f5c2435d417ff5 
To deposit your money, click here: c5f5c2435d417ff5 
https://apps.cra-arc.gc.ca/ebci/fppp/mypymnt/pub/ntr.do


PayPal

Dear User

You Must Confirm Your Information!

Click here to Confirm Your Account Information.

You Must Confirm Your Information To Save It .

Thanks You For Helping, 
The Team

Need Assistance!
We're happy to help by phone at 1-518-741-2708, Monday to Friday 9:00am to 5:00 pm EST, or by email
Copyright 2016. All rights reserved.

 

calculator

L’Alberta est reconnue pour son conservatisme fiscal, et plusieurs habitants rejettent l’idée de creuser le déficit. Dans cette optique, le budget Morneau, déposé le 22 mars dernier, en a fait sourciller plus d’un, car selon les prévisions, un trou de 100 milliards de dollars est à prévoir d’ici cinq ans. Le budget réussit-il le test?

Samedi 16 janvier à 13h30, la Francophonie Albertaine Plurielle (FRAP) a élu lors d’une assemblée élective au Campus Saint-Jean, un nouveau président. Avec ce changement de présidence et après un an d’existence, quel cap l’organisme compte-t-il donner à sa gouvernance?

Jeudi 14 janvier à 18h30, une soirée-causerie a été organisée sur le thème du droit au travail, par l’entremise d’accès emploi et en collaboration avec le Centre albertain d’information juridique. Une soirée qui a rassemblé pas mal de monde.

La quatrième édition du Canoë volant arrive le 5 et le 6 février. Un festival qui n’en finit pas de grossir. Pour lancer les festivités, les courses du canoë volant commenceront le 3 février au Edmonton ski club.

RetreciDurant la fin de semaine du 9 et 10 février s’est déroulé le festival Deep Freeze à Edmonton. En effet, c’est tout le long de la 118e avenue, entre la 90e  et 94e  Street que les citoyens d’Edmonton se sont réunis pour célébrer l’hiver canadien.

Cet événement s’est déroulé pour la 9e année consécutive et c’est un moment opportun pour tous de se rassembler en cette période froide de janvier et de profiter des activités hivernales proposées.  Les organisateurs du Deep Freeze essayent d’attirer plus de monde chaque année et de nouvelles propositions et activités viennent s’ajouter. « Le but est de faire changer la philosophie de l’hiver et que les gens aillent dehors et s’amusent », confie Christy Morin organisatrice pour le festival.

« Ce festival est vraiment un festival d’hiver. Il est fait pour célébrer la saison, la culture francophone, ukrainienne et  les premières nations. C’est juste un temps pour embrasser la ville, la nature et pour nous en tant que citoyens », dit madame Morin.

« Le Canada est de retour” a déclaré Justin Trudeau au Bourget lors de son passage à Paris pour la Cop21. Un changement de ton notable après le retrait du Canada du protocole de Kyoto en 2011.  « Le Canada ne sera jamais capable de respecter les engagements qu'il avait pris à Kyoto sans faire des choix «radicaux» …», avait alors déclaré le ministre de l’époque Peter Kent.

Aujourd’hui, c’est un Justin Trudeau animé de bonnes attentions qui s’est exprimé lors du sommet sur le réchauffement climatique. Cependant, le Premier ministre du Canada a présenté des cibles de réduction de gaz à effets de serre, semblables, à celles présentées par ses prédécesseurs du gouvernement conservateur, soit une baisse de 30 pour cent par rapport à 2005, d’ici 2030. Rien de bien nouveau, mais il faut bien commencer quelque part ! Justin Trudeau a précisé que c’était une cible «plancher». Le plus intéressant se déroulera dans les 90 jours qui suivront la Cop21, lors d’une rencontre avec tous les premiers ministres. Le but de cette réunion permettra de réévaluer, voir bonifier ou non l’objectif annoncé.

Le 22 novembre en Alberta, un rapport a été rendu concernant la lutte contre les changements climatiques, indiquant l’application d’une taxe carbone dans la province. Cette taxe s'élèvera à 20 $ par tonne de gaz à effet de serre en 2017 et passera à 30 $ l'année suivante. Cette taxe s’appliquera à tous les secteurs a déclaré Rachel Notley.

Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair, lui n’a pas caché son scepticisme concernant la mise en pratique du dévoilement d’une nouvelle politique environnementale : «Le changement de ton est très apprécié de tous, y compris par moi-même. Mais en changeant de ton, il faut aussi changer de contenu», a-t-il souligné.

Le dévoilement de cette nouvelle politique n’est pas du goût de tous. En Saskatchewan, le Premier ministre Brad Wall ne voit pas d’un bon oeil et se dit “préoccupé” pour l’économie canadienne. Le président français, François Hollande lui a donné le ton : «les déclarations d’intention ne suffiront pas. Nous sommes au bord d’un point de rupture. Paris doit être le départ d’une profonde mutation ». De son côté, Justin Trudeau a tenu parole en accordant 300 millions $ dans le cadre de  «Mission Innovation». Une initiative financée par des investissements publics et privés. Les bonnes attentions seront-elles suffisantes ? L’avenir nous le dira.   

Page 18 sur 19
Aller au haut