JournalOn se lève le matin avec une liste de choses à faire et rares sont les occasions où on décide de passer la journée sur le terrain pour trouver nous-même l’information de première main. Ci c’était le cas, nous serions tous des journalistes.

 

Nous décidons donc de faire confiance à ces experts de l’actualité pour nous fournir les informations importantes, locales et autres, afin de comprendre ce qui se passe dans notre monde. Nous sommes, en quelque sorte, dépendants des journaux et de leurs journalistes.  

 

Imaginez alors que vos sources d’informations, notamment les journaux que vous lisez quotidiennement, annoncent en concert leur soutien pour un parti politique lors d’une élection. Qu’en pensez-vous? Ce sont vos sources d’informations après tout. Vos liens avec l’actualité et de ce fait avec le monde. Ne sont-ils pas censés être bien éduqués sur les affaires du monde? En prenant tout cela en considération, l’opinion d’un journal devrait avoir un poids considérable. Je m’apprête cependant à vous dire pourquoi ce poids est illusoire et pervers.

Dominc LeBlancÀ la dissolution du Parlement, le 2 août 2015, la représentation franco-canadienne dans la 41e législature canadienne était composée de 6 Conservateurs, 5 Néo-démocrates et 2 Libéraux. Au lendemain du scrutin du 19 octobre, elle passe de 13 à 11 députés, tous libéraux sauf un. C’est une baisse de 15 %. À noter que depuis le scrutin du 19 octobre, la Chambre des communes compte 30 députés de plus.

 

La vague libérale a commencé à se faire sentir dès l’annonce des premiers résultats dans les provinces de l’Atlantique. Le Nouveau-Brunswick conserve ses quatre députés francophones, mais cette fois-ci ils sont tous libéraux. Dominic LeBlanc (Beauséjour) n’est plus le seul, il aura à ses côtés Serge Cormier (Acadie-Bathurst), Ginette Petitpas-Taylor (Moncton-Riverview-Dieppe) et René Arseneault (Madawaska-Restigouche). Le ministre Bernard Valcourt a été défait dans cette dernière circonscription et les néo-démocrates n’ont pas réussi à conserver Acadie-Bathurst, longtemps le fief d’Yvon Godin.

Êtes-vous né en Alberta ? Est-ce que votre date de naissance est postérieure au 30 août 1971 ? Si les réponses à ses questions sont oui et oui, vous n’avez connu qu’un seul parti à la tête du gouvernement provincial. Le 30 août 1971, Peter Lougheed et le Parti progressiste-conservateur de l’Alberta ont remporté les élections générales en Alberta et ont vaincu de manière décisive le Parti Crédit social. Les conservateurs ont maintenu cette position pendant près de 45 ans jusqu’au 5 mai 2015, où les néo-démocrates de Rachel Notley ont à leur tour renversé une dynastie politique albertaine. Cependant, ce changement de gouvernement, malgré la majorité confortable qu’il détient, est reçu avec du scepticisme, de la peur et même de la panique.

La monté importante en popularité du Nouveau Parti démocratique en Alberta est décrit comme un « chinook orange » semblable à la « Vague orange » ou l’« Orange crush » qu’a causée le NPD fédéral avec Jack Layton. Certes, un chinook est un vent chaud agréable mais, à entendre parler certaines personnes et certains « experts », le ciel tiendrait par un fil et Rachel Notley s’apprêterait à le couper pour qu’il nous tombe sur la tête. On se croirait dans une bande dessinée d’Astérix et Obélix.  Notre potion magique (le pétrole) ne nous donne pas, semble-t-il, le courage d’affronter notre peur du changement et puisque tout le monde est soudainement devenu expert politique ou devin (ou les deux), nous devrions tous construire des abris et cacher nos billets de banque sous nos matelas.

 
Réponse à l'article du journaliste Guillaume St-Pierre, publié dans l'édition du 7 août 2014 du quotidien Le Droit.
 
Monsieur le maire Jim Watson,
 
Le Mouvement pour une capitale du Canada officiellement bilingue, lancé publiquement la semaine dernière, réclame que le français et l'anglais aient un statut d'égalité totale et ce, à temps pour célébrer le 150e anniversaire de la Confédération du Canada en 2017.
 
« Une ville officiellement bilingue. Mais pour quoi faire ? », demandez-vous. 
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