À l’occasion de la soirée sur l’histoire de la francophonie en Alberta depuis le 18e siècle organisée au cSPACE à Calgary le 31 janvier, la première journaliste franco-albertaine a été mise à l’honneur. C’est l’histoire de Magali Michelet que Sathya Raho, professeur de langues modernes et d’études culturelles à l’université de l’Alberta, a fait découvrir au plus grand nombre.

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Le Journal Le Franco existe depuis de nombreuses années - 1928 pour être exact. Selon son mandat, il représente et parle de la communauté francophone. Dernièrement, un événement m'a fait réfléchir sur la manière dont Le Franco était perçu par certains représentants de la communauté. Pourquoi cette perception existe-t-elle ? Quel est le rôle d'un journal communautaire, en situation minoritaire ? Toutes ces questions me semblent essentielles à la bonne santé de la communauté.

La nouvelle s’est propagée rapidement : le journaliste engagé Adrien Cantin s’est éteint le 22 mars dernier à l’âge de 68 ans.

Joly Adrien Cantin

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La quintessence de la presse francophone canadienne était à Edmonton, le 28 mai dernier, à l’occasion du gala des Prix d’excellence de l’Association de la presse francophone (APF). Chaque année, ces prix sont remis afin de souligner les exploits que réalisent les journaux francophones en situation minoritaire au Canada. Le Franco, seul journal francophone de l’Alberta et hôte de la soirée, a accueilli les membres de l’APF dans l’endroit tout désigné à cet effet: La Cité francophone. C’est dans ce lieu de rassemblement culturel et communautaire qu’ont été annoncés les 13 lauréats du gala des Prix d’excellence. Voilà une belle consécration pour ces artisans de la presse, qui sont toujours présents, toujours debout. Retour sur l’événement.

Vous rappelez-vous cet article sur la glottophobie écrit par notre journaliste Martin Bouchard? Outre le thème de la discrimination par l’accent, l’article a souligné un autre point important : le manque d’école de formation en français en journalisme dans les provinces de l’Ouest. Il serait peut-être temps d’y penser, car les besoins sont importants et son
potentiel l'est tout autant!

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4000 km, c’est un peu loin pour partir avec son baluchon quand on veut suivre une formation de journalisme en français et que l’on est francophone de l’Alberta.

Montréal ou bien encore l’Ontario sont des passages quasi obligatoires pour se former dans la langue de Molière et surtout dans le domaine très compétitif des médias.

Le manque de programme en journalisme en français appauvrit les possibilités, tant pour les futurs journalistes que pour les médias des provinces de l’Ouest.

Une école implantée dans l’Ouest permettrait d’enrichir les médias et le mandat qui leur est donné afin de développer un contenu rédactionnel plus étoffé. Par exemple, grâce à la présence de jeunes comme notre stagiaire Émilie Pelletier, il nous est plus facile de représenter la communauté francophone dans son intégralité. Une école nous permettrait à nous médias de passer le flambeau à cette nouvelle génération aussi passionnée que férue de technologies.Une situation qui complique quelque peu les choses. Le journal Le Franco, tout comme Radio-Canada, connait un appauvrissement de ses effectifs venant d’ici. Apprentis journalistes francophones, où êtes-vous? Si des programmes comme Jeunesse Canada au Travail contribuent à établir un échange intéressant, ce n’est pas toujours suffisant.

Mais n’oublions pas que l’écriture est la base de ce métier, avec une bonne dose de curiosité. Le reste vient avec le temps et c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Le milieu du journalisme est actuellement saturé dans l’est du pays, alors que la demande est criante en Alberta! Est-ce que le Campus Saint-Jean a un rôle à jouer dans cette optique?

L’Ouest se développe de plus en plus vite, et à ce titre, il est peut-être temps de lui donner une école de journalisme en français digne de ce nom!

 

Le professeur au département de science politique de l’Université de Montréal était de passage en Alberta le 22 octobre pour la première de la série de conférences Louis Desrochers au Campus Saint-Jean.

Frédérick Bastien était étudiant en science politique quand deux journalistes du talk-show La fin du monde est à 7h (diffusée sur TQS) ont demandé une carte de presse à la Fédération des journalistes professionnels du Québec (FPJQ). En 1999, ce geste de Jean-René Duford et de Patrick Masbourian avait fait controverse et ravivé l’éternelle question de ce qui constituait de l’information et du journalisme, à proprement parler. Ce fut l’étincelle qui alluma le feu de M. Bastien pour le domaine de la communication politique, et plus particulièrement les sentiments et opinions passionnés au sujet de l’infodivertissement. Il en fit quelques années plus tard l’objet de sa thèse de doctorat et enfin, l’année dernière, le sujet d’un livre publié aux Presses de l’Université Laval intitulé Tout le monde en regarde! La politique, le journalisme et l’infodivertissement à la télévision québécoise.

Ce sont principalement les conclusions de ce livre que M. Bastien était venu présenter au Campus Saint-Jean devant une trentaine de personnes.

Pourquoi passer par un autre média quand on a une tribune dans le sien? C’est ce que je me suis dit après avoir vu le téléjournal Alberta du 9 octobre. Ce qui devait être un topo sur la nécessité de donner au Fonds du Franco pour assurer sa survie à long terme a été tronqué comme soundbite local ajouté en fin de reportage sur une Conférence internationale sur les médias francophones à Montréal.

Déception, je dois le dire, mais  j’ai parfois tendance à oublier les exigences de la télé. Je vais donc vous expliquer aujourd’hui ce que je voulais pouvoir vous communiquer alors.

Le Fonds du Franco existe depuis l’année dernière seulement. Lorsqu’il a été créé, vous êtes nombreux à avoir donné très généreusement, et je vous demande de le faire à nouveau pour que la communauté francophone du futur puisse, comme vous, profiter d’une source d’information en français de proximité et indépendante.

Cette semaine, avec un journal bien rempli de mots (peut-être un peu trop, à vous de me le dire),  j’ai l’envie de vous parler de la délicatesse dont nous devons faire preuve dans notre travail de journalistes au Franco.

Nous portons plusieurs chapeaux à cause de la petitesse de notre équipe. Petite mais invincible, nous voulons bien le croire parfois. Pourtant, il est difficile de se surveiller mutuellement, et d’avoir la distance nécessaire pour s’assurer de la rigueur de nos propos.

Nous faisons du mieux que nous pouvons, et une solution à ce problème est de parler au plus grand nombre de sources possibles, surtout dans des dossiers sensibles comme celui du Centre de santé Saint-Thomas.

Pourtant, il n’en demeure pas moins difficile de faire la part des choses… mais aussi de poser toutes les bonnes questions. En écoutant la tribune téléphonique à l’émission Le Midi 30, sur les ondes d’Ici Première, lundi 6 octobre, je me suis d’abord rongé les sangs de ne pas avoir posé la question d’un des auditeurs : « Pourquoi est-ce que la communauté n’a pas été informée (des démarches qu’a entreprises le CA du CSST auprès du groupe catholique Covenant Care) ?

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