Une centaine d’acteurs de la Francophonie de l’Alberta se sont réunis, le 28 mai dernier, pour le Forum communautaire, deuxième édition depuis le changement de format. Sous le thème « On s’organise pour réussir », les participants ont développé une quinzaine de projets qui pourraient peut-être voir le jour d’ici 2020, dans le cadre de la stratégie de la Francophonie albertaine 2015-2020.

forumLa nouvelle formule se veut très participative. « La façon dont le Forum est bâti, c’est que nous voulons développer des projets collectifs et rassembleurs pour l’ensemble de la Francophonie », commence Mamady Traoré, gestionnaire en stratégies communautaires et liaison gouvernementale à l’ACFA provinciale. Selon lui, cette particularité facilitera les demandes de financement, entre autres.

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Le Club Marie-Anne Gaboury place la barre très haute en vue du prochain Francothon, lui qui a remis la coquette somme de 42 000 $ et des poussières à la Fondation franco-albertaine, le 18 mai dernier.

La 3e édition de l’évènement télévisuel se tiendra le 30 septembre 2016, à la Cité francophone. C’est ce qu’a annoncé Eugène Carignan, réalisateur et coordonnateur des programmes à Radio-Canada Alberta. « Cette année encore, Radio-Canada est fière de présenter le Francothon. Pour cette édition, notre partenaire honorifique sera Francophonie Jeunesse Alberta (FJA) », a-t-il annoncé.


Originaire de Roumanie, Mike Cotfas a immigré au Canada à l’âge de 6 ans. Véritable passionné de vélo, il a appris le français lors d’un échange étudiant en France. Son magasin de vélos se trouve tout près de la Cité francophone, à Edmonton.  Rencontre inspirante avec un francophile avoué.

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Ça y est! L’entente est signée, Francophonie jeunesse de l’Alberta a lancé le Fond FJA pour les jeunes d’expression française de l’Alberta. L’idée ayant trotté dans la tête des conseils d’administration pendant plusieurs années, c’est le jeudi 12 mai qu’elle a enfin été annoncée. Appuyer les activités, les initiatives et les rassemblements créés par et pour les jeunes, voilà les objectifs du Fond.

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Ça a bougé la fin de semaine dernière, à l’école secondaire de Beaumont! Des centaines de jeunes francophones et francophiles de partout à travers la province ont pu démontrer leurs talents à l’occasion des 23e Jeux francophones de l’Alberta (JFA). Les 14 et 15 mai derniers, cet évènement provincial organisé par la Fédération des sports francophones de l’Alberta (FSFA) a regroupé des élèves de 13 à 18 ans, provenant des écoles de neuf zones différentes.

Le 14 mai dernier a eu lieu le lancement de la version française d’une série de livres pour enfants intitulée « La charte pour les enfants ». Ces livres traitent de sujets complexes entourant les droits humains, mais de façon inventive et accessible pour les jeunes. Le droit d’être instruit en français ou en anglais, le droit de croire et d’avoir la foi et le droit à l’égalité, peu importe sa couleur, font tous partie de cette surprenante série de 14 livres. L’auteur, Dustin Milligan, est avocat dans la région de Toronto.

Vous rappelez-vous cet article sur la glottophobie écrit par notre journaliste Martin Bouchard? Outre le thème de la discrimination par l’accent, l’article a souligné un autre point important : le manque d’école de formation en français en journalisme dans les provinces de l’Ouest. Il serait peut-être temps d’y penser, car les besoins sont importants et son
potentiel l'est tout autant!

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4000 km, c’est un peu loin pour partir avec son baluchon quand on veut suivre une formation de journalisme en français et que l’on est francophone de l’Alberta.

Montréal ou bien encore l’Ontario sont des passages quasi obligatoires pour se former dans la langue de Molière et surtout dans le domaine très compétitif des médias.

Le manque de programme en journalisme en français appauvrit les possibilités, tant pour les futurs journalistes que pour les médias des provinces de l’Ouest.

Une école implantée dans l’Ouest permettrait d’enrichir les médias et le mandat qui leur est donné afin de développer un contenu rédactionnel plus étoffé. Par exemple, grâce à la présence de jeunes comme notre stagiaire Émilie Pelletier, il nous est plus facile de représenter la communauté francophone dans son intégralité. Une école nous permettrait à nous médias de passer le flambeau à cette nouvelle génération aussi passionnée que férue de technologies.Une situation qui complique quelque peu les choses. Le journal Le Franco, tout comme Radio-Canada, connait un appauvrissement de ses effectifs venant d’ici. Apprentis journalistes francophones, où êtes-vous? Si des programmes comme Jeunesse Canada au Travail contribuent à établir un échange intéressant, ce n’est pas toujours suffisant.

Mais n’oublions pas que l’écriture est la base de ce métier, avec une bonne dose de curiosité. Le reste vient avec le temps et c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Le milieu du journalisme est actuellement saturé dans l’est du pays, alors que la demande est criante en Alberta! Est-ce que le Campus Saint-Jean a un rôle à jouer dans cette optique?

L’Ouest se développe de plus en plus vite, et à ce titre, il est peut-être temps de lui donner une école de journalisme en français digne de ce nom!

 

En partant de la Belle province pour m’installer dans celle de la Rose sauvage,  je savais que j’allais beaucoup apprendre en travaillant dans un journal francophone. Ce que je ne savais pas, c’est à quel point j’en apprendrais sur la force avec laquelle les Franco-Albertains défendent leur langue.  

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Quand on est jeune, on veut se couler dans le moule, on veut correspondre aux couleurs qui vibrent autour de soi. Enfin, c’est ce que je croyais. Lors de la 25e édition du Parlement jeunesse de l’Alberta (PJA), j’ai eu la chance de m’entretenir avec des jeunes adultes franco-albertains surprenants. Avec leur accent qui, pour un Québécois, pourrait sembler anglophone, ils m’ont appris que non, justement, leur accent ne vient pas d’une difficulté à traduire les mots de la langue de Shakespeare, mais bien d’une identité propre à celle de Mollière.

La motivation des jeunes franco-albertains m’a fait comprendre que tous les accents ont lieu d’être, même ceux qui sont en voie de disparaître dans l’orthographe rectifiée. Le président-directeur général du Centre de la francophonie des Amériques, Monsieur Denis Desgagné, a prononcé un discours qui en a ému plus d’un. Le Saskatchewanais a entre autres expliqué que, lorsque ses enfants et lui avaient déménagé au Québec, la détermination dont ils avaient fait preuve l’avait touché. À l’école primaire, ses enfants ont été les seuls à se précipiter pour lever la main quand l’enseignant avait demandé qui voudrait se présenter aux élections scolaires. Est-ce que les jeunes francophones de l’Ouest sont plus motivés que les jeunes Québécois ? Et si c’est le cas, serait-ce par habitude de devoir constamment défendre leur identité langagière que cette jeunesse francophone se prononce aussi vélocement ?

Le député Bob Wanner faisait aussi partie des invités du PJA, avec le rôle de Lieutenant-gouverneur. Au lendemain de l’événement, M. Wanner a écrit sur Twitter que c’était pour lui un privilège de se retrouver entouré des jeunes parlementaires francophones de demain. Il a conclu son gazouillis en conseillant aux jeunes de « ne rêver que de grands rêves ».

De son côté, Colin-Philip Belliveau-Simard, président du Conseil d’administration de la Francophonie jeunesse de l’Alberta (FJA), a offert des mots et des larmes durant son discours célébrant le travail des participants du PJA. Émouvant, son allocution a fait réaliser à la Québécoise que je suis que pour certains, la langue française est plus qu’une façon de communiquer. Pour ces jeunes ayant deux langues maternelles, le français représente un perpétuel combat contre la tentation de s’exprimer dans la langue la plus facile au monde et contre ceux qui ont peur des accents (glottophobes).

Au Québec, parler français, c’est normal. Tellement normal qu’on en oublie parfois l’unicité de notre langue, et on en vient à envier les anglophones d’avoir un langage aussi facile et universel. En Alberta, la rose sauvage est le symbole notoire de la Francophonie. Singulière, rare et pourtant bien ancrée, celle-ci est défendue inopinément par ceux qui la parlent, mais aussi par ceux qui l’aiment.

Je sais déjà que je ressortirai grandie et changée de mon passage en Alberta. J’apprends, et je m’émeus de voir tous ces jeunes défendre leur langue avec conviction. Je rapporterai ce bagage linguistique fièrement à une nation qui a besoin d’apprendre la résilience.

 

Glotto-quoi? Glottophobe! Vous avez bien lu! La glottophobie, un terme inventé dans les années 70 par le sociolinguiste Philippe Blanchet, désigne la discrimination par l’accent, et affecte particulièrement la Francophonie internationale. Et l’Alberta, avec sa ribambelle d’accents francophones, ne fait pas exception à la règle.

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Être poète signifie pour certains maîtriser une langue et la transmettre à qui veut l’entendre ou la lire. À Edmonton, être poète signifie parfois un peu plus. Du 17 au 24 avril, les rimes et les vers ont résonné dans la capitale provinciale. Depuis dix ans, le festival de la Poésie à Edmonton (Edmonton Poetry Festival) fait découvrir des artistes arborant une grande variété de langues et de talents.IMG 6718 1

La poète officielle d’Edmonton, Pierrette Requier, a exposé cette réalité, le 21 avril dernier, en organisant la cinquième édition de l’événement French Twist, une soirée mettant en valeur le bilinguisme à Edmonton. Le thème : La poésie, c’est l’(é) motion. « Parce que la poésie fait bouger les choses, elle est toujours en mouvement », explique-t-elle.   

« C’est en étant accueilli qu’un poème vit, qu’un poème respire », a philosophé Pierrette Requier, en remerciant le public de sa présence. Ce dernier a d’ailleurs pu profiter non seulement d’une belle brochette de poètes anglophones, francophones et bilingues, mais aussi de musiciens albertains talentueux.

Pour la toute première fois, l’auteur-compositeur-interprète Raphaël Freynet et sa compagne Carolyn Gingrich ont joint leurs talents respectifs pour une performance poétique et sensuelle. Accompagnée à la guitare par son amoureux, Carolyn a récité son tout premier poème écrit en français et une lettre d’amour humoristique parsemée d’anglicismes. « Je te manque », a-t-elle écrit, ou encore : « Je suis tellement ‘’blessée’’ de t’avoir dans ma vie ».

Plus d’une douzaine de poètes d’expression française résident à Edmonton, ce qui représente « un très bon nombre », selon Sylvie Thériault, directrice générale du regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA). Bien que ces poètes ne vivent pas tous de leur art, certains se font une joie de se greffer à des événements d’envergure comme celui du Festival de la Poésie d’Edmonton.

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