L’exposition Salons Edmonton, visible à la Cité francophone du 4 juillet au 20 août, explore la diversité culturelle de 7 communautés réfugiées à travers le partage des histoires de leurs membres. Alliant communication narrative, art et culture matérielle, l’exposition vise à briser les murs d’un communautarisme qui, parfois, peut isoler. Reposant sur des thèmes fédérateurs d’humanité, l’exposition fait ainsi écho à la promesse nationale d’un véritable multiculturalisme.

Treize œuvres abstraites réalisées par Sylvie Pinard sont exposées en ce moment à la galerie d’art de Jasper. L’exposition a fait entrer les visiteurs dans un monde de couleurs, de formes et de textures.

Exposition Cheminement a travers labstraction de Sylvie Pinard a Jasper Art Gallery

Patricia LortieCinq artistes francophones de Calgary exposeront leurs oeuvres le 26 septembre à la Cité des Rocheuses dans le cadre de la Fête de la culture, qui se tiennent du 25 au 27 septembre. Parmi les oeuvres, Oser rêver, que l’artiste Patricia Lortie a créée pour les Jeux Olympiques de Vancouver, sera exposée pour la première fois dans la métropole.

 

Oser rêver est un ensemble de deux sculptures en bronze, en métal et en verre, qui représentent l’atteinte d’un but et la réalisation d’un rêve. Particia Lortie a distribué un sondage auprès des membres du public où elle les questionnait sur leurs rêves et ce qui les empêchaient de les réaliser.

 

 

 

 

L’Alliance française d’Edmonton proposait, ce mois-ci, un festival de la bande dessinée, mettant en vedette le spécialiste du 9e art, le professeur Chris Reyns de l’Université de l’Alberta. Du 21 au 23 mai, la thématique de Charlie Hebdo, toujours brûlante d’actualité, a été abordée.

 

M. Reyns, spécialiste de la bande dessinée, a tracé le 21 mai l’historique de la caricature en France, remontant jusqu’à la première moitié du 19e siècle pour retrouver les premières œuvres célèbres, notamment Les Poires, se moquant du roi Louis-Philippe Ier. Il a surtout rappelé que la censure était loin d’être exclusive à l’islam, comme l’église catholique créait des tabous dont il ne fallait pas parler; tabous qui ont persisté jusqu’à assez récemment.

L’art pour tous ! C’est la mission que s’est donnée l’artiste peintre Mélanie Poirier, organisatrice de l’exposition intitulée ‘‘Regards sur l’art contemporain’’. Cet évènement culturel se tient à la galerie PAVA du 2 mai au 16 juin. Son but : démocratiser l’art. Un concept avant-gardiste pour une exposition de type contemporain à Edmonton. L’élitisme et les complexes n’y ont par leur place. Alors imprégnez-vous, regardez et dites-nous ce que vous voyez !

Un panel de couleurs et d’émotions vous attendent à la galerie PAVA. Ce sont 12 artistes peintres québécois qui ont laissé libre cours à leur imagination et leur créativité  en répondant à cette question : qu’est-ce que l’art contemporain ? Chaque artiste a réalisé trois toiles sur cette thématique. Cette exposition est également un hommage à la poésie, puisque 12 poètes originaires du Québec et de la France ont accompagné de leur plume ces toiles par la rédaction d’un poème. À leur tour, ils apportent  leur vision. Le poète et scénariste québécois Claude Péloquin est l’invité du moment. Artiste atypique et parfois qualifié de sulfureux, Claude Péloquin « apporte une touche d’innovation », comme le souligne Daniel Giroux, directeur de la galerie mp Tresart. Mélanie Poirier est l’initiatrice de ce projet et fait partie des 12 artistes de cette exposition. Elle oeuvre comme peintre depuis 2003 et possède la galerie mp Tresart au Québec.

Originaire de l’Alberta, l’artiste céramiste francophone Dale Dorosh vit désormais en France. Il expose une cinquantaine de pièces à la Galerie PAVA jusqu’au 28 avril. Toutes sont à vendre à prix abordable. Rencontre.

D’où venez-vous ?

Je suis né à Wetaskiwin. Mes grands-parents avaient un chalet à Pigeon Lake. [...] Sinon j’ai grandi à Edmonton.

Parliez-vous déjà français à l’époque ?

J’ai toujours été intéressé à apprendre le français. J’ai commencé en 4e année je pense, jusqu’au lycée et un peu à l’université.

Qu’est-ce qui vous a amené  à la poterie ?

Mon frère a commencé à faire de la céramique avec la Potters’ Guild. Je prenais des cours le samedi matin avec lui. Après, on a pris des cours avec Noboru Kubo à Edmonton.  [...] C’était très beau ce qu’il faisait. Mon père lui achetait des pièces : on utilisait ses tasses et ses bols quotidiennement. Au Japon, la céramique est le premier art. Noboru est [céramiste de] quatrième génération, pour les Japonais ça compte beaucoup. [...] À l’Université de l’Alberta, j’ai suivi des cours avec Noboru à la faculté d’extension. Je travaillais aussi comme technicien pour l’atelier : je faisais des fournées, je mélangeais des émaux… J’étudiais les mathématiques et en même temps l’histoire de l’art. [...]

Normand Fontaine est décédé en novembre dernier. Il était bien connu du public comme un annonceur de radio qui a travaillé à CHFA pendant 37 ans avant de prendre sa retraite en 1995. Moi, je n’ai pas connu l’homme de la radio qu’il était. Quand je suis arrivé en Alberta, j’ai plutôt découvert le grand artiste qu’était Normand.

Il avait un côté artistique peu ordinaire. Il maniait également bien la plume et le pinceau. Il nous a laissé des textes publiés par la FAFA dans Échos franco-albertains et un recueil de petits contes qu’il a publiés en 2007.

Normand était surtout doué pour la peinture et le dessin. À partir de sa retraite en 1995, il s’est appliqué à faire de la peinture en portant une grande attention aux détails. Il avait un style bien à lui. Ses toiles sont vivantes, colorées et vibrantes. Le pays qui l’a vu naître a inspiré plusieurs de ses peintures.

Agente de développement à la Coalition des femmes, Fabienne Bühl s’adonne au dessin et à la peinture sur son temps libre. Elle expose simultanément à la Carrot Coffeehouse et au CAVA d’Edmonton pendant le mois de décembre.

« Mon père était militaire dans la cavalerie et mon amour des chevaux est né un petit peu là. J’ai commencé à l’âge de 9-10 ans à dessiner les chevaux des westerns que je regardais », raconte l’artiste Fabienne Bühl. J’habite aujourd’hui près d’un centre équestre. Je me suis amusée à prendre des photos de chevaux sous toutes les coutures. »

En mars dernier, Fabienne avait déjà exposé ses images de chevaux au Centre d’arts visuels de l’Alberta (CAVA). Depuis, des félins se sont invités pour former une nouvelle exposition de 16 œuvres appelée Animals, du 2 décembre au 3 janvier à la Carrot Coffeehouse. Chaque tableau est vendu entre 280 et 820 $.

Au fusain ou à l’acrylique, l’artiste a travaillé à partir de photos de félins prises dans des zoos. « Je trouve qu’ils sont majestueux et ça me touche : ils sont expressifs dans leur posture et leur attitude », estime la Française d’origine.

La fondation Bosalisi expose et vend des œuvres de l’artiste congolais Mayemba à partir du vendredi 28 novembre à la Cité francophone d’Edmonton. Une manière de soutenir l’art africain et de le faire découvrir aux Albertains.

« Souvent, ses œuvres disent quelque chose. Par exemple, il y en a une qui représente deux personnes, un homme et une femme, qui rentrent dans une forêt. La forêt représente les obstacles de la vie. » C’est ainsi que Max Mubela, co-fondateur de Bosalisi, présente l’artiste congolais Mayemba qui sera exposé à La Cité francophone d’Edmonton. Le vernissage aura lieu le 28 novembre dans la rotonde (10h-18h) et les tableaux seront ensuite déplacés dans la salle 212 du 29 novembre au 6 décembre (accessible entre 10h et 16h30).

Peintre autodidacte reconnu, Mayemba expose actuellement à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, une institution soutenue matériellement par la fondation Bosalisi. « On va recevoir d’ici quelque temps des œuvres [des étudiants ou des professeurs] de l’académie, explique M. Mubela. En attendant, Mayemba s’est proposé. Il s’occupe aussi des jeunes de la rue au Congo… Donc il rejoignait un peu notre objectif. »

Daniel Eugène Cournoyer rend hommage aux Canadiens francophones de la Première et de la Seconde Guerre mondiale au travers d’une exposition à la Cité francophone.

« Les livres parlent très peu de l’histoire de la guerre des Canadiens de langue française », affirme Daniel Eugène Cournoyer. Pour y remédier, le vétéran de 91 ans a décidé de mettre sur pied une exposition se concentrant sur les francophones de l’Alberta qui ont participé aux deux guerres mondiales. Dans l’atrium de la Cité francophone (juste à droite après l’entrée principale de la rotonde), les soldats sont regroupés par région d’origine afin que les visiteurs puissent s’y retrouver facilement.

Edmond Croteau et la bataille de Vimy

« L’an dernier, on est allé visiter le monument de la crête de Vimy, raconte M. Cournoyer. Sur le monument, ils ont les noms de tous les Canadiens qui sont morts et dont les corps n’ont jamais été retrouvés. »

La bataille de la crête de Vimy a eu lieu en avril 1917, dans le nord de la France. Après de nombreuses tentatives infructueuses de la part des  Français et des Britanniques, les Canadiens se sont lancés à l’assaut de la crête fortifiée par les Allemands. L’affrontement dura trois jours et, malgré de lourdes pertes – 3 598 morts et plus de 7 000 blessés sur un total de 15 000 soldats impliqués –, l’opération canadienne est un succès.

Parmi les victimes de la bataille, M. Cournoyer cite Edmond Croteau, l’oncle de son épouse. « Il y avait quatre frères Croteau qui sont allés à Bonnyville. Probablement que s’il avait survécu, il serait venu rejoindre ses frères ». Au lieu de ça, Edmond est mort dans la conquête du « bourgeon », le point culminant de la crête de Vimy. « Le régiment de la Saskatchewan avait trop de pertes, alors ils ont appelé la compagnie F du 47e bataillon, et lui était de ce groupe. Il a été blessé et transporté à un hôpital. […] Il est mort deux jours plus tard. »

Aller au haut