Originaire d’Edmonton, l’auteure-compositrice-interprète Karimah a fait beaucoup de chemin depuis le début de sa carrière, il y a une dizaine d’années déjà. Surtout depuis qu’elle a fait un virage de l’anglais au français, il y a deux ans. Après ses passages remarqués à Polyfonik et à Chant’Ouest en 2014, c’est au tour du Festival international de la chanson de Granby (FICG) au Québec de l’inviter à faire ses preuves sur scène. Portrait d’une jeune artiste pleine de potentiel.

Ashanti Karimah Mcleod Marshall, abrégé à Karimah sur scène, a toujours eu des inspirations variées pour son art. Elle cite le Motown, la soul et le jazz parmi ses influences, qui ont pris tout leur sens lorsqu’elle s’est mise à chanter en français. «Comme artiste, je suis inspirée par beaucoup de musiques qui ne sont pas vraiment écoutées dans la francophonie», admet l’Edmontonienne dans la mi-vingtaine. Celle-ci se targue d’offrir une musique francophone avec, malgré tout, une petite saveur anglophone. «Je chante des petites phrases en anglais», mentionne celle qui a triomphé à Polyfonik en 2014.

Après 10 jours et 55 spectacles, le Festival international de jazz d’Edmonton s’est terminé le 28 juin dernier. Un festival qui, à en juger par les plusieurs spectacles à guichet fermé, a connu un bon succès. Compte rendu de l’événement.

C’est le saxophoniste edmontonien Don Berner qui a donné le coup d’envoi du Festival, en débutant le 19 juin à midi sur la scène du square Churchill. Il faisait chaud et sa performance était jumelée à The Works, festival d’art visuel dont les dates coïncident avec le Festival de jazz. Quelques centaines de personnes se sont assises pour se laisser porter par la musique. D’autres spectacles gratuits, notamment ceux au Old Strathcona Performing Arts Centre et à la Yardbird Suite, ont aussi connu un grand succès; une plus petite salle bien remplie fait meilleure figure qu’une grande salle presque vide. C’est un peu la problématique qu’ont connu les performances de Lisa Fisher et The Bad Plus Joshua Redman au Winspear Centre, qui ont peiné à vendre le tiers des billets disponibles.

 

L’artiste franco-albertaine Pierrette Requier débute officiellement son contrat de deux ans comme poète de la Ville d’Edmonton le 1er juillet. Elle est la première lauréate francophone à recevoir cet honneur.

 

La poète originaire de Donnelly, dans la région de Rivière La Paix,  deviendra en quelque sorte l’ambassadrice de la littérature de la Ville d’Edmonton. Elle aura l’occasion d’organiser des évènements et de mettre sur pied des projets visant à faire grandir la poésie dans la capitale albertaine. « C’est sans doute l’un des plus grands moments de ma vie. J’ai hâte d’inspirer les gens et de les aider à faire ressortir le poète en eux », affirme l’artiste qui cumule plus de 15 ans d’expérience dans le domaine.

La mort tragique du constable Daniel Woodall le lundi 8 juin dernier a ébranlé Edmonton et la communauté albertaine au grand complet. Avec raison : la dernière fois qu’un policier s’est fait tuer en service dans la capitale albertaine, c’était il y a 25 ans. Une vague de sympathie s’en est suivie, jusqu’à l’hommage final lors de ses funérailles, le mercredi 17 juin.

Le mot-clic #EPSstrong semblait omniprésent depuis le 8 juin sur les réseaux sociaux, représentant l’épreuve que traverse le service de police d’Edmonton. Les autorités l’ont aussi utilisé pour inviter la population à montrer son soutien physiquement, en venant rendre un hommage le 14 juin, puis le 17 au défilé, suivi des funérailles de l’argent Woodall. Les Edmontoniens ont répondu à l’appel et se sont massés par centaines aux abords des rues où passait le défilé, vêtus de bleu et arborant le symbolique ruban bleu. Le transport en commun a été court-circuité pendant ce temps au centre-ville, alors que plusieurs lignes ont cessé d’opérer le temps de l’événement, ce qui n’a pas plu à certaines personnes pour qui c’était une journée ordinaire. Outre quelques haussements de ton entre usagers et chauffeurs de bus, il ne semble pas y avoir eu d’autres incidents notoires.

La fin de semaine du 20 et 21 juin était chargée : entre les quelques festivals en cours, la Journée des autochtones (Aboriginal Day) le samedi, et la Fête de la musique (Make Music) le dimanche, la population d’Edmonton avait besoin d’une bonne excuse pour ne pas sortir de chez elle. La Fête de la musique, apparue seulement l’an dernier sur nos calendriers, a permis d’attirer plusieurs centaines de curieux.

De midi à 17 h, 85 artistes, surtout locaux, se partageaient 15 scènes le long de la 124e rue, entre l’avenue Jasper et la 110e avenue. Et les passants étaient conviés à déambuler à leur guise entre les spectacles, tous gratuits, pour y faire des découvertes. Et découvertes il y a eu : la scène musicale edmontonienne est dynamique et variée. Les sonorités rock, blues, jazz, pop et surtout folk se faisaient entendre le long de la rue et dans certains commerces. À noter, en revanche, que la francophonie s’est faite, comme prévu, timide lors de cette journée. Seulement une poignée d’artistes chantaient en français, principalement des reprises des grands paroliers français.

La Ville d’Edmonton l’a promis voilà quelques semaines : le plus gros changement en 20 ans pour  l’Edmonton Transit System (ETS), officiellement présenté le 23 juin à l’hôtel de ville en format « open house ». La population a été invitée, entre 11 h et 19 h, à voir ce qui allait changer dans son quotidien en termes de transport en commun.

Plusieurs curieux se sont présentés à l’hôtel de ville dès 11 h, pour mieux comprendre les changements annoncés. Des publicités ludiques les accueillaient à l’entrée, signe qu’ils étaient au bon endroit, puis des employés de la Ville les attendaient derrière leurs kiosques, prêt à répondre à leurs interrogations. Il était question de développement du réseau de LRT, de l’application permettant de visionner en temps réel les ralentissements dans la circulation, mais surtout de la reconfiguration de plusieurs trajets de bus, entrant en vigueur dès le 28 juin.

Du 20 juin au 11 août, l’artiste Sylvie Pinard donne une rétrospective de 22 de ses œuvres à la galerie PAVA d’Edmonton. Un univers artistique qui fait la part belle à la couleur, en essayant de rendre de manière exhaustive les couleurs de notre environnement et, en apporte aussi à notre vie.

Cette rétrospective est une incitation aux voyages tant physiques que métaphysiques, à savoir le monde des émotions et celui de l’imagination. Géologue de formation, doctorante de l’Université de Montréal, Sylvie Pinard puise son inspiration dans la roche, les paysages, leurs textures, leurs courbes et leurs couleurs. « Je fais des paysages abstraits, la composition dans le tableau est importante ». C’est avec la peinture à l’huile que Sylvie Pinard  s’exprime le mieux : « Avec l’huile, c’est plus facile de travailler les couleurs que l’on veut vraiment, avec l’acrylique c’est plus difficile; chaque médium à ses limites ».

Ses premières toiles datent de 2003 et n’ont pas cessé d’évoluer, tant au niveau du style que de la maturité personnelle de l’artiste. Les premières toiles, de grands serpentins de couleur, font presque penser à des vues aériennes de la planète Terre. La déformation professionnelle de son métier de géologue n’est certainement pas étrangère au sujet de ces toiles.  Sylvie a deux passions dans la vie, la peinture et la géologie, qu’elle a enseigné 5 ans et demi à l’université de Mount Royal, Calgary : « La nature permet de se recentrer », dit-elle.

 

C'est la Fête du Canada demain, une journée de congé pour plusieurs. Le Franco vous a préparé une liste de suggestions pour vous aider à décider où vous irez célébrer. 

Fête de la musique

 

La fête de la musique, célébrée chaque année le 21 juin en France, est une tradition qui se propage un peu partout à travers la planète. L’Alliance française d’Edmonton a d’ailleurs démarré le processus l’an dernier, où elle a convaincu 24 artistes de se produire sur la 124e rue. Forte de cette première expérience, l’Alliance française répète l’expérience, de façon exponentielle.

Depuis 1972, le 5 juin représente la Journée mondiale de l’environnement : c’est l’Organisation des Nations unies qui a vu la nécessité d’instaurer cette journée pour sensibiliser la population au besoin de prendre soin de l’environnement.

À ne pas confondre avec le Jour de la Terre, qui a lieu le 22 avril, la Journée mondiale de l’environnement a pour but d’amener les gens à changer leurs habitudes de vie pour favoriser un développement durable à échelle humaine. La thématique pour 2015 était la suivante : « Sept milliards de rêves. Une seule planète. Consommons avec modération. »

À l’occasion de cette journée spéciale pour tous les environnementalistes, Conservation de la nature Canada (CNC) région Alberta a entrepris de « planter des arbres et des fleurs sauvages sur la propriété du Wildlife Rehabilitation Society d’Edmonton », mentionne la porte-parole Maggie Cascadden. Celle-ci mentionne également que 35 bénévoles et 10 membres de l’équipe du CNC ont participé à l’exercice. « C’était vraiment une belle journée pour nous ! », a-t-elle commenté.

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