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Mobilisation entamée!

 

Le désavantage d’un hebdomadaire, comme Le Franco, c’est le risque de transmettre une information qui est périmée entre le moment de son impression et celui de la réception du journal chez le lecteur.

 

La preuve a été faite au cours de la dernière semaine, alors qu’au moment de mettre sous presse, la mobilisation pour réagir à l’annonce de la suspension du programme Techniques d’administration des affaires et des autres activités du Centre collégial de l’Alberta, tardait à se matérialiser.

 

Ce n’est que le lendemain de l’impression du journal que l’offensive a été lancée avec une pétition, dénonçant la situation, qui a vu son nombre de signataires passer de 25, le 15 mai dernier, à plus de 500 le lendemain pour finalement dépasser les 1000 signatures en date du 21 mai 2013.

 

Initiée par le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA), cette pétition est maintenant parrainée par quelque 15 organismes, démontrant que le leadership franco-albertain qui a, certes, tardé à se manifester (rappelons que l’annonce de suppression du programme a été faite le 3 mai dernier), prend tranquillement son erre d’aller…

 

D’ailleurs, pour qu’elle ait du poids cette pétition, combien de signatures faudrait-il? 2500, 5000, 10 000… Si l’Alberta comptait, selon le Recensement de 2011, 81 045 personnes ayant le français comme langue maternelle et plus de 238 000 personnes pouvant parler le français, plus on approchera les 10 000 signatures et plus la portée du message sera forte. Pour la signer, il suffit de visiter le site lecdea.ca.

 

Évidemment, il faudra beaucoup plus qu’une pétition pour amener les dirigeants de l’Université de l’Alberta à faire volteface dans ce dossier, mais c’est un départ. En effet, au-delà des signatures, une stratégie beaucoup plus large doit être mise en place, car signatures d’une pétition n’égale pas pour autant une inscription au programme, seul véritable baromètre qui servira à influencer l’Université pour le rétablissement du programme. 

 

La tâche s’annonce pour le moins difficile pour relancer le programme dès le mois de septembre 2013, puisque nous sommes déjà à la fin mai et que la majorité des finissants des écoles secondaires ont déjà fait leur choix pour l’an prochain, et ce, depuis quelques mois. Les sept inscriptions qui avaient été reçues, dont trois avaient été acceptées, ont certainement déjà opté pour leur plan B à l’heure qu’il est. Plutôt que septembre 2013, vaut-il mieux envisager janvier 2014 ou encore la rentrée de septembre 2014?

 

Pour assurer le succès de cette offensive, autant la communauté franco-albertaine que le Campus Saint-Jean (CSJ), qui est responsable du recrutement d’étudiants, devront travailler ensemble pour dénicher des candidats potentiels. Si l’on joue à l’avocat du diable, une question se pose : pourquoi la communauté et le CSJ n’ont-ils pas, dans le passé, uni leurs forces afin d’éviter que le Centre collégial se retrouve dans une position aussi vulnérable?

 

On pourrait se lancer la balle pendant longtemps pour déterminer à qui incombe la faute, mais le moment est peut-être venu de regarder vers l’avant, car malgré toute la bonne volonté, la tâche s’annonce colossale… Ce sera difficile certes, mais pas impossible si tout le monde met la main à la pâte!

- Étienne Alary

 
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