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L’effet boomerang

La question du membership de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) est un sujet qui tend à revenir dans l’actualité franco-albertaine. Étroitement lié avec l’abonnement au Franco, puisque les membres de l’ACFA bénéficient en quelque sorte d’un abonnement à un taux préférentiel – l’abonnement étant inclus dans le cout d’adhésion à l’Association – ce dossier n’est toujours pas réglé.

 

À l’automne 2006, alors que la question du changement de nom de l’ACFA a été défaite lors du Rond Point, tenu à Red Deer, tout le dossier du membership a fait surface. L’année suivante, un atelier pour pousser plus loin la réflexion a même été tenu. Certains avaient alors évoqué la nécessité pour l’Association d’offrir un membership gratuit à tout francophone vivant en Alberta désirant y adhérer. Évidemment, cela ne venait pas régler la question du Franco. D’autres proposaient un cout d’adhésion à l’ACFA beaucoup plus élevé, mais avec, en retour, une gamme complète de services liés à cette carte de membre.

 

 

Une année plus tard, soit lors du Rond Point 2008 à Calgary, ce dossier était mis sur la glace, l’Association se donnant le mandat de consulter ses membres plutôt que d’imposer un modèle ne ralliant pas les troupes. Puis, à l’automne 2009, l’ACFA a revu la catégorie des membres à vie. À l’époque, toute personne atteignant 65 ans et plus et étant membre actif devenait automatiquement membre et comme la catégorie le dit si bien, à vie, sans frais d’adhésion.

 

Avec la mise en place de cet amendement, l’ACFA a opté pour s’attaquer, avec raison, à d’autres priorités, laissant de côté le véritable enjeu. Mais aujourd’hui, quelque trois ans plus tard, au moment même où la situation financière de l’ACFA a mené récemment l’organisme à piger dans ses surplus pour éponger un déficit et à mettre en place des mesures pour équilibrer son prochain budget; au moment même où Le Franco a vu son appui fédéral pour l’envoi du journal diminuer, et où plane toujours une incertitude au niveau de la publicité (la principale source de revenus), le moment est peut-être venu de se pencher à nouveau sur le membership.

 

Les options sont multiples, mais pas infinies. En voici trois plausi-bles : maintenir le statuquo, augmenter le cout de l’adhésion à l’ACFA et dissocier l’adhésion de l’abonnement

 

Chacune de ces options comporte des désavantages : le statuquo vient accroitre la pression financière sur l’ACFA et Le Franco; augmenter le cout d’adhésion, sans ajout de services, pourrait en inciter plus d’un à ne pas renouveler leur membership; et séparer les deux ne permettrait plus à l’ACFA de rejoindre, par l’entremise du Franco, tous ces membres. Cette option viendrait, sans l’ombre d’un doute, réduire aussi le nombre d’abonnés du Franco.

 

La période estivale étant un moment pour prendre un recul, l’invitation vous est donc lancée pour réfléchir sur ces possibilités. L’Alberta, de par ce jumelage association/journal, fait exception à la règle sur ce que l’on retrouve ailleurs dans la francophonie canadienne.

 

En 2012, est-il toujours logique que des gens reçoivent, chaque semaine, Le Franco à un prix modique (certains diront que c’est gratuit puisque ce cout d’abonnement est inclus dans l’adhésion à l’ACFA)?

 

En septembre 2010, on a lancé en Alberta, en marge de la cause Caron, une campagne visant à trouver 1000 personnes intéressées à faire un don de 1000 $ afin de créer un Fonds pour la promotion et l’avancement des droits linguistiques. Le moment est peut-être venu de lancer une campagne visant à trouver 1000 membres qui souhaitent s’abonner également au Franco au cout de 26,25 $.

 

Cette formule permettrait de conserver un statuquo et viendrait donner un coup de pouce au journal dans sa nécessité à consolider ses acquis.

 

C’est une idée parmi tant d’autres! Bonnes réflexions, bon été et au plaisir de vous compter parmi ces 1000 personnes!

 

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