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Vent de renouveau?

La première ministre de l’Alberta Alison Redford a opté pour un régime minceur, le 8 mai dernier, en dévoilant un cabinet formé de 18 ministres, alors que la table ministérielle était formée de 21 députés, avant la dissolution de l’Assemblée législative au mois de mars dernier.
 
Pour Mme Redford, qui avait déjà annoncé cette volonté de réduire la grosseur du cabinet lors des dernières élections provinciales, le moment était idéal pour passer de la parole aux actes. En effet, dans un premier temps, quatre anciens ministres ont été défaits le 23 avril dernier, soit Ted Morton (Énergie), Ray Danyluk (Transports), Evan Berger (Agriculture et du Développement rural), ainsi que Jack Hayden (Tourisme). Notons aussi que Ron Liepert (Finances) avait aussi annoncé son retrait de la vie politique.
 


Avec tous ces départs, quelques députés, dont trois recrues, ont fait leur entrée au cabinet. Les nouveaux venus sont : Stephen Khan (Éducation supérieure et Technologies), Rick McIver (Transports) et Christine Cusanelli (Tourisme et Parcs). Pour leur part, les vétérans Robin Campbell et Wayne Drysdale obtiennent, respectivement, les Affaires autochtones et les Infrastructures.
 
Lorsqu’elle a été élue à la tête du Parti progressiste-conservateur (PCC), Alison Redford avait nommé le candidat défait lors de la course à la direction Doug Horner à titre de vice-premier ministre, afin de rallier les troupes conservatrices.

Maintenant qu’elle est bien en poste pour les quatre prochaines années, Mme Redford a démontré que Thomas Lukaszuk, qui était à l’Éducation, était son véritable bras droit en le nommant vice-premier ministre. Quant à lui, Doug Horner conserve son poste de président du Conseil du Trésor et hérite du ministère des Finances.
 
La promotion de M. Lukaszuk doit être considérée comme une mauvaise nouvelle pour les leaders des conseils scolaires francophones. Thomas Lukaszuk avait démontré une belle ouverture envers les dossiers prioritaires de la communauté scolaire franco-albertaine et tout sera à recommencer avec Jeff Johnson. Ce dernier est relativement nouveau à l’Assemblée législative, ayant été élu pour la première fois en mars 2008.
 
Tout un contraste avec les anciens qui ont obtenu le portefeuille de l’Éducation ces dernières années. On peut notamment penser aux Dave Hancock, Ron Liepert et Gene Zwozdesky. Le monde de l’éducation voudra certainement donner la chance aux coureurs, mais avec la convention collective des enseignants qui arrive à échéance à la fin du mois d’aout 2012, M. Johnson s’ennuiera peut-être de son ancien ministère, celui de l’Infrastructure!
 
Plusieurs ministres réélus ont été reconduits dans leur fonction. C’est notamment le cas de Cal Dallas (Relations internationales et intergouvernementales) et Heather Klimchuk (Culture). La seule différence est que le Secrétariat francophone passe des mains de M. Dallas à celles de Mme Klimchuk. Est-ce de bon augure pour la communauté franco-albertaine?
 
Il est encore trop tôt pour le dire. Certains auraient préféré qu’un député pouvant parler français, comme un Gene Zwozdesky ou encore le Franco-Albertain Hector Goudreau, soit nommé au Secrétariat francophone. D’autres avaient aussi souhaité voir Christine Cusanelli obtenir la responsabilité du Secrétariat, mais Alison Redford en a décidé autrement.
 
Ils seront peu nombreux à pleurer le départ de Cal Dallas puisque son passage à la tête du Secrétariat francophone ne passera pas à l’histoire. Pour Heather Klimchuk, seul le temps démontrera si elle a un véritable intérêt à découvrir la richesse de la communauté franco-albertaine ou si elle a seulement hérité d’une patate chaude dont personne ne semble trop vouloir…

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