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Histoire oubliée?

La création possible et éventuelle d’une Société historique franco-albertaine est de nouveau abordée ces jours-ci. En effet, ce dossier, piloté par l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) et l’Institut pour le patrimoine de la francophonie de l’Ouest canadien, sera discuté par les membres du Conseil d’administration provincial de l’ACFA, qui se réunit ce weekend à Edmonton.

Ces derniers se pencheront sur l’incorporation d’une telle société, une étape de plus marquant la naissance très attendue d’un tel organisme. La nécessité d’une telle association est criante. Il suffit de regarder ce qui se fait ailleurs pour réaliser à quel point la francophonie albertaine accuse un retard par rapport à d’autres communautés francophones au pays.


Chez nos voisins immédiats, les Fransaskois, dont la province a été créée au même moment, ils ont leur société historique depuis 1978. Cela démontre à quel point la francophonie albertaine a été choyée depuis plus de 25 ans. En effet, lorsqu’il est question d’histoire, un nom revient souvent à l’esprit, celui de France Levasseur-Ouimet. À celle-ci, on peut greffer d’autres passionnés comme Laurent Godbout, Frank McMahon et Éloi DeGrâce, sans oublier le travail des gens qui œuvrent  dans les sociétés généalogiques.

Cependant, comparativement à la Saskatchewan, les efforts franco-albertains n’ont pas été faits de façon concertée, sous l’égide d’un organisme, et qui permet une passation de cette richesse que ces mordus du passé ont découverte. Remédier à cela était devenu incontournable.

Personne ne contestera haut et fort la nécessité de créer une société historique. Cependant, il sera important de voir d’où proviendra le financement de cet organisme, car elles sont de plus en plus nombreuses les associations ces jours-ci à peiner pour boucler leur budget.

Découvrir, du jour au lendemain, la nécessité de devoir partager une portion de l’enveloppe de l’Accord de collaboration avec un nouveau joueur pourrait créer des remous. Déjà victime de sous-financement, les organismes franco-albertains ne sont pas à l’abri de coupures budgétaires que pourraient imposer le gouvernement fédéral  conservateur.

La décision d’incorporer la société est certes un pas dans la bonne direction, mais il reste beaucoup de pain sur la planche pour voir la Société historique francophone de l’Alberta fonctionner à plein régime.

Il y a un an, France Levasseur-Ouimet soulignait à quel point, il était urgent d’agir rapidement au risque de perdre une partie de l’histoire franco-albertaine, celle qui se retrouve dans la mémoire des gens. La francophonie albertaine ne peut se permettre d’attendre encore 12 mois…
 

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