Plus haute sera la chute, pire elle sera. Hier intouchables, aujourd’hui parias de la société : Gilbert Rozon, Eric Salvail, Harvey Weinstein, des noms bien connus du monde du spectacle sont descendus de leur piédestal. Cependant, les cas d’agressions sexuelles, d’abus ne concernent pas seulement les élites. Cela concerne tout le monde et touche toutes les classes sociales. En d’autres termes, ça n’arrive pas qu’aux autres.

 

 

“Le harcèlement sexuel existe par définition dans tous les lieux de pouvoir”, lance la politicienne française Roselyne Bachelot. Mettre les choses sous le tapis, serrer les dents et continuer à avancer. C’est le lot quotidien des victimes que l’on soit une femme, un homme ou un enfant. L’abus n’a pas de critère de genre ou d’âge, mais c’est bel et bien la question du pouvoir dans la société, voire le rapport à une figure d’autorité. Depuis le scandale Weinstein, l’effet boule de neige ne s’arrête plus, quand vient enfin le moment de dénoncer « ce que tout le monde savait ». Pourquoi ce passage si soudain de l’ombre à la lumière?

 

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Cette dénonciation qui vient d’en haut, pour aller vers le bas, permet aujourd’hui à la parole de se libérer notamment par le biais des médias sociaux. Véritable boîte de pandore on assiste à la création de #Balancetonporc, ou encore #metoo. Cet exutoire des hashtag permet à la foule, de s’exprimer, de condamner, de dénoncer. Mais quand est-il de la société ? La société passe par la justice des hommes, le tribunal. C’est cette instance qui doit être exemplaire afin de protéger ceux qui en ont le plus besoin.

 

Si le droit de cuissage était encore répandu au siècle dernier notamment quand les ouvrières devaient se plier au bon plaisir du contremaître pour travailler et par conséquent manger; 2017 n’a pas nécessairement tant évolué.

 

La prédation sexuelle, ou l’abus de pouvoir ne correspond pas forcément à une époque en particulier, n’appartient pas non plus à une classe sociale identifiée. Ce n’est pas une question d’âge ou de genre. C’est bel et bien une question de pouvoir. Que se soit dans le milieu hollywoodien, dans le milieu de l’industrie du spectacle au Québec, ou bien en Alberta dans une école, sur son lieu de travail, au sein de sa propre famille cela prend énormément de courage à une victime d’expliquer l’innommable. Mais il relève de notre responsabilité à tous, la société civile, d’être vigilants et solidaires afin de s’assurer que ces criminels sachent, que l’impunité n’est pas négociable.

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