Edmonton décontenancée, Las Vegas traumatisée, en l’espace d’un jour ces actes de violence inattendus ont interpellé le reste du monde. Victime d’un acte terroriste ou de démence, ce cycle de la violence amorce une réflexion, voire une prise de conscience sur l’importance de ne pas se sentir détachés de ce qui se passe plus loin ou parfois juste à côté.

 

 

Comme le dit l’adage, « cela n’arrive pas qu’aux autres ». Selon certaines sources médias, une troisième Albertaine Jessica Klymchuck, mère de quatre enfants et originaire de la région de Grande Prairie, est venue alourdir la liste des victimes de la fusillade de Las Vegas. Près de 59 morts et plus de 500 blessés, le bilan est lourd et le cœur tout autant. À l’heure des médias sociaux où tout le monde semble « connecté », c’est quand des tragédies arrivent que l’on réalise que nous sommes effectivement liés d’une manière que
nous n’aurions pas imaginée.

 

lasvegas6 100217gettyCombien de personnes de notre entourage sont déjà parties en vacances à Las Vegas ? J’y ai moi-même séjourné.

 

Qu’est-ce qui explique que les uns passent du bon temps, reviennent sains et saufs, tandis que d’autres ne reviendront jamais ?   

 

Cela aurait pu être moi, vous, un ami, un voisin, n’importe qui. Une connexion à laquelle on ne pense jamais. Dans un monde mondialisé, nous sommes toutes et tous connectés. Si loin et pourtant si près, pas plus tard que samedi dernier, l’attaque au couteau à Edmonton perpétrée par un homme sur un agent de sécurité en plein centre-ville d’Edmonton, avant de faucher plusieurs piétons sur son passage, a choqué. Pourtant, cela s’est bel et bien passé!  

 

Ces derniers événements m’ont fait me remémorer l’une des règles journalistiques de base habituellement enseignée : c’est la règle de proximité.

 

Un lecteur, un auditeur ou spectateur se sentira plus concerné par un évènement proche que lointain.

Aujourd’hui, on peut lire des prières affichées sur les panneaux publicitaires géants de Las Vegas, appelant ainsi les gens à prier pour les personnes blessées ou décédées.

 

La donne a changé. À l’ère de la mondialisation, on ne peut plus se permettre d’être détachés. Nous sommes connectés, avec son lot de progrès et d’insécurité.  

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Édition de la semaine

Abonnez-vous à la version électronique ici.

Abonnez-vous à la version papier ici.

L'annuaire francophone 2017

Aller au haut