« Rien n’est plus dangereux lorsque l’ignorance et l’intolérance sont armées de pouvoir ». Cette célèbre phrase de Voltaire ne pouvait pas tomber plus à propos à la suite des émeutes de Charlottesville.  Le 12 août dernier, des groupes radicaux, suprémacistes et nazis se sont rassemblés, des contre-manifestants antiracistes sont venus manifester. Une voiture a alors foncé dans la foule en guise de réponse aux militants. Le bilan est lourd et fait état aujourd’hui de trois morts et de 35 blessés. Donald Trump a bien entendu commenté, mais au final nous nous en serions bien passé!

« Nous condamnons dans les termes les plus forts ces démonstrations flagrantes de haine, de bigoterie et de violence de tous les côtés, de nombreux côtés », a déclaré le président des États-Unis, Donald Trump. Comme si les « deux côtés » étaient à mettre dans le même panier. Une déclaration, claire et sans équivoque sur l’attentat de ceux qui ont causé la mort et mutilé des dizaines de manifestants, aurait été très appréciée, M. le président!

 

Or, loin de dénoncer ces actes de barbarie, M. Trump n’a pas non plus souhaité dissiper le doute en réprouvant drastiquement l’idéologie nationaliste de ces groupuscules. Aujourd’hui, ces personnes emplies de haine se désignent sous une appellation un peu plus « moderne », les suprémacistes blancs; alors qu’hier ils étaient bien connus sous le nom de  racistes, fascistes ou bien encore antisémites.

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Les réactions ne se sont pas fait attendre. À commencer par celle de l’ancien gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger où sur une vidéo largement diffusée sur les médias sociaux, il explique qu’il n’existe pas deux côtés. Né en Autriche en 1947, peu de temps après la fin de la Seconde Guerre mondiale,  l’ancien gouverneur général connaît mieux que personne les séquelles et les ravages du nazisme. « Vos héros sont des perdants », scande-t-il dans son message adressé à Donald Trump. Quant à Hillary Clinton, elle rappelle que la campagne de Donald Trump était fondée dès le départ, « sur le préjugé et la paranoïa ».

 

Rien de bien étonnant alors de constater la réaction de M. Trump qui selon les propos de l’ancienne candidate aux primaires américaines, retweet, les messages sur internet des suprémacistes blancs.

 

Depuis cette journée du 12 août 2017, la réponse de Donald Trump a fait l’effet d’une bombe dans l’esprit des gens. Après le choc, place à la consternation et peut-être, qui sait, d’ici quelques semaines, ou quelques mois à la rébellion ?  

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