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Course terminée?

Gary Mar peut-il déjà sabler le champagne? L’ancien député provincial de Calgary, dont les sondages donnaient grand favori pour succéder à Ed Stelmach, n’a pas déçu lors du premier tour à la direction du Parti progressiste-conservateur albertain, le 17 septembre dernier. Il a obtenu quelque 41 % des appuis, laissant loin derrière ses plus proches poursuivants.

Puisqu’il n’a pas obtenu la majorité au premier tour, un second vote sera nécessaire entre les trois candidats qui ont obtenu le plus d’appuis le weekend dernier. Or, avec respectivement 19 % et 15 % d’appuis, Alison Redford et Doug Horner doivent se demander s’ils ne devraient brandir le drapeau blanc immédiatement.


La réflexion pourrait être de courte durée. Si lors de la dernière course à la direction du parti, en 2006, le candidat en 3e position au terme du premier tour électoral – en l’occurrence Ed Stelmach – s’était faufilé devant Jim Dinning et Ted Morton, lors du 2e tour pour l’emporter.

Cependant, il existe plusieurs différences entre 2006 et la course à la direction de 2011. À l’époque, Ed Stelmach n’avait obtenu que 15 % des appuis au premier tour, certes, mais la course était plus serrée devant lui, alors que Jim Dinning et Ted Morton avaient reçu 30 % et 26 % des votes. Avec 41 % des votes, Gary Mar compte donc une confortable avance sur ses plus proches poursuivants.

Par ailleurs, en 2006, plusieurs candidats ayant terminé en queue de peloton s’étaient rangés derrière Ed Stelmach. Cette année, la donne est tout autre. Les trois candidats défaits, Doug Griffiths, Ted Morton et Rick Orman, sentant les carottes cuites – et voulant certainement conserver leur chance d’avoir un rôle  ministériel de premier plan sous un gouvernement Mar –,  n’ont pas tardé à donner leur appui à Gary Mar pour le second tour du scrutin.

Cela ne veut pas nécessairement dire que tous leurs appuis iront à ce dernier, mais une grande majorité d’entre eux devrait le faire, s’ils décident d’aller voter, évidemment.

Que reste-t-il à l’ancienne ministre de la Justice et à l’ancien vice-premier ministre? La première a obtenu 11 000 votes et le second 8600 lors du premier tour, comparativement aux 24 000 de Gary Mar.

Ces deux aspirants devront reprendre un dicton de campagne électorale et « faire sortir le vote » le 1er octobre. S’il y a un espoir, pour Alison Redford et Doug Horner, il est là. Les 60 000 votes enregistrés au premier tour de la course de 2011 sont nettement inférieurs aux 98 000 d’il y a cinq ans.

Si en 2006, 144 000 membres du parti s’étaient prévalus de leur droit de vote lors du deuxième tour, combien seront-ils à le faire le 1er octobre prochain? Ed Stelmach a déjà démontré qu’en politique, tout était possible, mais la pente s’annonce beaucoup plus abrupte cette année.
 

 

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