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L'immigration dans tous ses états

« Calais le démantèlement de la jungle touche à sa fin », titre la une du journal le Monde. Outre Atlantique, la couverture du célèbre magazine d’affaires, Forbes montre une réalité bien différente à savoir, le classement des 400 meilleurs, dans le monde des affaires. Une bonne partie d’entre eux, sont issus aussi de l’immigration. L’immigration est souvent perçue de manière négative à travers le prisme des médias ou les paroles désobligeantes de certains politiciens. Et pourtant, la majorité d’entre nous en sommes issus.

new-orleans-1458296 1920Calais, le monde entier aura entendu parlé de cette ville de France, sans même trop savoir où la placer sur la carte. Certains médias alimentent en boucle d’images négatives le phénomène de l’immigration. Calais en est un bon exemple.  Près de 400 journalistes ont été accrédités pour relayer l’information, en directe sur le démantèlement de l’un des plus grands camps de réfugiés.  Quelle image négative donne t-on sur les migrants ? Véritable bidon ville, c’est probablement la vision que Donald Trump se fait de l’immigration. La pauvreté, la désolation, construite un mur entre le Mexique et les États-Unis, sont des représentations qui se bousculent certainement dans l’esprit du candidat Républicain.

L’immigration a bien souvent deux côtés, mais elle a surtout une utilité, revitaliser une population tant au niveau de sa démographie que de son économie.

Depuis que le monde est monde, les flux migratoires ont toujours existé. Le défi de l’immigration aujourd’hui réside dans une intégration réussie. Il ne fait pas l’ombre d’un doute, que les problèmes d’immigration en France sont le résultat d’une politique casi inexistante, vieille des années 70. Le gouvernement français décide alors de faire venir des immigrants, comme main d‘œuvre, pour décider de ne pas les intégrer et les mettre de côté.

C’est un exemple d’immigration totalement raté, et à ne surtout pas répéter. Peut-être que d’ici quelques années certains pays d’Europe pourront s’inspirer du model canadien. Un model  qui se veut plus progressiste. Chaque culture possède son noyau dur, si le noyau dur n’est pas capable de faire preuve d’acceptation, alors il y a un problème dans son évolution. Tout change et rien n’est immuable. Et ce sont probablement certaines résistances sur l’imaginaire collectif d’une nation, qui fait que l’on peut s’imaginer qu’elle n’a jamais changé et ne changera jamais.

Il faut apprendre à recréer des imaginaires collectifs, incluant les nouveaux arrivants et ceux déjà présents depuis fort longtemps.   

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