La rentrée est inscrite sur toutes les lèvres ! Et justement, les Jeux paralympiques de Rio 2016 seront présents à cette rentrée. Ils se tiendront du 7 au 18 septembre. Shaye Anderson, MLA de Leduc-Beaumont, enverra deux athlètes albertains pour représenter l’équipe canadienne aux Jeux paralympiques de Rio de Janeiro. Les athlètes de la province ont décollé le 29 août avec des rêves de médaille d’or plein la tête, un bel exemple du dépassement de soi.

Chantale PetitclercLes Jeux Olympiques représentent bien souvent une compétition où l’excellence est de mise, et le dépassement de soi plus qu’attendu. Si une compétition devait être bien encensée, c’est bien celle des Jeux paralympiques.

Dans le sport de haut niveau, on parle souvent en terme de vitesse, de force, d’endurance, de chronomètre et… de corps parfait. Par le passé, la notion de beauté des corps avait déjà été mise sur un piédestal et largement explorée par Léni Riefenstahl, photographe et cinéaste d’Adolf Hitler. Son film Les Dieux du Stade, réalisé en 1936 lors des Jeux Olympiques de Berlin, rappelle combien l’idéologie nazie faisait déjà l’éloge de la beauté. Les athlètes de l’époque incarnaient alors des images plus vraies que nature des statues grecques de l’époque. Le culte du corps parfait était de mise pour soutenir alors l’idéologie raciste de ce qu’Adolf Hitler avait nommé lui-même la race aryenne, blonde, musclée, bronzée, mais surtout pas grecque, mais allemande !  

Aujourd’hui, loin de l’obscurantisme de ces années, c’est un autre type d’idéologie qui a pris le dessus sur notre quotidien, celle de la société de consommation. Stratégie d’image, produit, marque, commanditaire: sont les nouveaux dieux du stade.  Les grandes entreprises de matériel de sport ont fait de la compétition de haut niveau leur nouveau temple. Le constat est là et loin des valeurs de Pierre De Coubertin. La beauté fait vendre ! La notion de dépassement de soi n’est plus nécessairement au premier plan, mais bel et bien reléguée au second. Le glamour n’est donc pas de mise aux Jeux paralympiques, et c’est tant mieux ainsi!

Les Jeux paralympiques incarnent probablement aujourd’hui l’esprit du sport dans ce qu’il y a de plus vrai. L’expression, “dépasser ses propres limites” n’aura jamais été plus parlante, voir percutante ! Atteindre des records avec un membre manquant, une cécité, ou bien encore une paralysie, quel exploit!  On ne parle plus ici de limite, mais d’extrême limite.

La beauté du sport, c’est aussi la capacité d’aller chercher les ressources nécessaires pour atteindre un objectif, mais aussi tout simplement pour se transcender soi-même, et ce, malgré le handicap.  Alors, que la 15e édition des Jeux paralympiques commencent ! Le plus important, c’est de participer, et de se dépasser.

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