Les défenseurs de l’environnement tirent la sonnette d’alarme ! À partir du 9 août 2016, l’humanité vit à crédit sur ses ressources naturelles, scandent les écologistes. C’est du moins ce qu’ont déterminé les récents résultats d’un institut de recherches. Une nouvelle qui donne matière à réfléchir sur ce que nous laisserons aux futures générations.  

L’humanité a toujours eu un besoin viscéral de laisser une trace de son passage sur terre. Si les prochaines années marquaient le début d’un déclin annoncé, et que la trace que nous allions finalement laissée ressemblait plutôt au désert? N’était-ce pas la prédiction du célèbre groupe de musique québécois, Les Cowboy Fringants, avec sa chanson au titre très évocateur: Plus rien? Le rythme musical est aussi entraînant que les paroles sont tristes.  « Mon frère est mort hier au milieu du désert, je suis maintenant le dernier humain de la terre ».

Clip. Plus rien-Les Cowboy Fringants : https://youtu.be/ygFyL8GCo8U

Fataliste ? Non. Réaliste? Malheureusement oui ! Les calculs ne trompent pas et sont éloquents, les ressources naturelles que procurent la terre en un an sont déjà épuisées. Aux dires des scientifiques, chaque année, ce cap est atteint de plus en plus tôt. En 1970, c’était le 23 décembre.  En 1990, le 13 octobre. Enfin en 2016, ce sera le 8 août. Une avancée des plus désolantes.

Moins de huit mois, c’est le temps qu’il aura fallu à l’humanité pour engloutir les ressources  nécessaires dont elle a besoin pour survivre pendant un an. La consommation est devenue non seulement un mode de vie, mais une façon d’être à part entière. L’humain est maintenant par définition un être de consommation plutôt que de réflexion. Notre gloutonnerie à consommer, avec un talent prononcé pour le gaspillage, nous laisse à penser que l’humanité est malade, tout comme notre planète. La vacuité de nos valeurs s’élève au prix très élevé de notre propre survie.

Selon les pronostics, pour permettre à la terre de se régénérer, il faudrait arrêter de consommer dès à présent, et cela jusqu’au 31 décembre 2016, de l’eau, des légumes, de la viande. Mais surtout, arrêter de produire instantanément des gaz à effet de serre.

Il faudrait donc consommer en modifiant nos habitudes alimentaires, en mangeant moins de viande, par exemple. L’élevage représente 15% du gaz à effet de serre.  La déforestation, elle, compte pour 20%. La consommation de notre électricité atteint des plafonds inégalés, puisqu'il faudrait cinq planètes comme la nôtre, si nous vivions comme un Américain moyen.  

Avec le temps, nous n’aurons pas d’autre choix que d’adapter et de modifier nos habitudes de vie. Notre planète est déjà déréglée. Le réchauffement climatique n’est pas une légende urbaine, c’est une réalité. Récemment, en Sibérie, une dizaine de personnes a été hospitalisée, un enfant décédé et 2000 rennes morts intoxiqués par le réveil de l’anthrax. Il s’agit d’une bactérie mortelle, endormie puis réveillée à cause du réchauffement climatique.

Le film Avatar du réalisateur James Cameron en 2009, portait déjà à l’écran le rapport ambigu et destructeur de l’humanité pour l’environnement. À la lumière de toutes ces mauvaises nouvelles, la fiction prend déjà le pas sur la réalité. Qu’attend donc l’humanité pour réagir ? C’est la grande question.

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