Fête franco-albertaine: plus qu’une communauté!

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Photo: Sébastien Guillier Sahuqué

Quelle fin de semaine! Mise sur pied en 1989, la Fête franco-albertaine est partie d’une idée qu’ont eue des jeunes de  Francophonie jeunesse de l’Alberta (FJA). La première année, 75 personnes ont répondu à l’appel. À la suite de ce succès, les organisateurs ont décidé d’approcher l’ACFA afin de faire de cette fête un véritable festival. La Fête franco-albertaine est alors née, et depuis ce jour, les francophones et francophiles de partout à travers la province se donnent rendez-vous annuellement pour camper et pour fêter.

Il est connu que le camping est une activité qui rassemble. Qu’y a-t-il de mieux que de se retrouver en famille, entre amis, loin de toute civilisation, loin du courant et loin de la routine? Ajoutez plus d’un demi-millier de membres de la grande famille franco-albertaine à cette équation, et vous aurez un festival grandiose et mémorable, dans des conditions chaleureuses, même sous une pluie incessante.

Déjà, piquer sa tente sous les innombrables conifères du David Thompson Resort est une expérience unique en son genre. Se lever ensuite la tête et se laisser surprendre par les montagnes rocheuses gigantesques qui entourent le site de camping représente un moment inoubliable.

La Québécoise adepte de plein air que je suis n’était probablement pas la seule à être impressionnée par le magnifique tableau que nous offre le relief albertain. D’ailleurs, le fait que la Fête franco-albertaine se célèbre à Nordegg depuis 2012 en est la preuve flagrante, tout comme les 620 personnes qui s’y sont présentées.

Jamais je n’avais vu autant de gens autour d’un feu de camp. Force est de constater que même les pires intempéries n’auront pas empêché les participants de profiter de la panoplie d’activités offertes.

Outre le décor à couper le souffle, c’est surtout le dynamisme unique de la communauté qui impressionne et qui fait sûrement jalouser quelques touristes. Presque nulle part ailleurs il ne serait imaginable de voir un artiste terminer son spectacle, descendre de la scène et se joindre au public pour profiter du reste de la programmation.

D’où je viens, l’artiste monte sur scène, il chante ses chansons et est acclamé par les gens du public qui lui sont inconnus, et quand il termine, il s’en va. Parfois, il accepte de jouer un rappel, et parfois non. Le spectacle de Les Twés a duré aussi longtemps que les rappels qui ont suivi. D’un même trait, je pourrais presque parier que chacun des artistes qui ont offert des prestations lors de la Fête franco connaissait au moins une vingtaine des spectateurs qui étaient présents.

Comme communauté, vous avez de quoi être fiers. Peu d’anglais s’est inséré dans les conversations lors de la Fête franco-albertaine, et même les anglophones qui étaient présents se sont efforcés de s’exprimer en français. Une fois de plus, la vitalité et les liens tissés serrés qui unissent les Franco-Albertains m’ont permis de réaliser la force de la Francophonie et de ceux qui la soulèvent. Au plaisir de revivre cette expérience l’an prochain!

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