sylvie

Le Regroupement artistique francophone de l'Alberta (RAFA) est un organisme certes jeune, mais aussi « reconnu pour son excellence » souligne Sylvie Thériault. Quatorze ans après sa création, le RAFA passe aujourd’hui à la vitesse supérieure. Depuis sa création en 2002, le RAFA a toujours cheminé avec certaines valeurs sans toujours vraiment le réaliser. Aujourd’hui, leadership, créativité, excellence et encouragement sont les valeurs à présent identifiées que l’organisme prône. Le monde des arts est beaucoup plus connu qu’auparavant et il a fait du chemin.    

 

Être membre d’un réseau est capital pour l’épanouissement des artistes, eux qui en sont sa raison d’être. « Au fil du temps, les mentalités ont su évoluer », se réjouit Sylvie Thériault. Elle estime que l’organisme est reconnu pour son professionnalisme. Elle entend de moins en moins les gens faire des réflexions concernant la rémunération des artistes d’ici qui méritent, selon elle, d’être payés au même titre que tout le monde. La valeur de l’artiste ainsi que son travail sont de plus en plus appréciés et valorisés. Il s’agit d’un pas de géant qui s’explique aussi par l’intérêt des artistes de voyager et de se faire connaître, notamment en Europe. Le RAFA s’élargit, et c’est aussi ça, la force d’un artiste : s’inspirer pour inspirer les autres à son tour. « Il y a de plus en plus d’artistes ailleurs, qui s’intègrent autre part qu’en Alberta », remarque la directrice du RAFA. Le regroupement comprend que pour bien représenter sa communauté, il faut voir grand et que le lien avec le national est important.

Le rôle de l’organisme consiste donc à faciliter les projets et promulguer les artistes. Les arts médiatiques ont vu trois compagnies de production émerger l’an passé. Le bassin d’artistes s’agrandit avec entre autres les compagnies Farwest et Alta tv.

Une proposition de mandat est donc ressortie lors de la dernière AGA. Le but de celle-ci serait de créer un ou des projets pilotes de gérance. Par exemple, la création d’un réseau scolaire est l’un des quelques mandats cernés par les membres. Ils souhaitent ainsi travailler au plus près avec les organismes situés à Calgary. Le potentiel est grand, mais là encore, il y a tout un travail de sensibilisation à faire.

Il faut donc donner du temps au temps, comme le RAFA l’a toujours fait. Aujourd’hui, l’intérêt des arts évolue, tant par l’aspect économique qu’il représente, mais contribue aussi au développement de la société par son aspect socio culturel et idéologique. L’art nous rassemble et parfois nous ressemble. Certaines personnes sont même de l’avis que l’art est plus fort que la politique.

Quelle serait une société sans les arts? Je vous laisse l’imaginer.

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