Accueil des immigrants syriens : Une opinion divisée

camps en SyrieC’est au travers des images de files de réfugiés traversant les Balkans ou la mer Méditerranée que le grand public a commencé à toucher du doigt l’ampleur de la crise humanitaire syrienne. Les spécialistes s’accordent à dire que de mémoire d’homme, un tel désastre ne s’était pas produit depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Les déplacements de population se poursuivent aux portes de l’Europe et, les besoins humanitaires ne cessent de croitre.

Si certains pays ne sont pas indifférents à cette situation et essayent d’apporter leur aide, d’autres demeurent partagés quand à l’accueil de ces milliers de femmes, d’hommes et d’enfants, tous  migrants, dont le statut s’est transformé rapidement en celui de réfugiés.

 L’Union européenne et ses états membres tentent de diriger collectivement une aide. Mais la gestion de ces personnes s’est rapidement révélée être un problème majeur pour l’Europe. Les pays européens n’ont pas tous les mêmes politiques concernant l’accueil des migrants.  Par exemple, la Hongrie craignant les débordements de population, érige depuis le 13 juillet avec la Serbie un mur anti-migrants. Ces travaux devraient s’achever au mois de novembre prochain. La raison de son égérie est en réponse aux 81 333 passages illégaux à la frontière.

En Slovaquie et en République Tchèque, l’accueil des migrants a soulevé un véritable tollé dans l’opinion publique. C’est le cas notamment dans le village slovaque de Gabcikovo que 97 pourcent de sa population a répondu non à l’accueil de 200 migrants syriens catholiques.

La Pologne et l’Ukraine refusent également d’ouvrir leurs portes aux réfugiés syriens. Certains y voient dans ces vagues de migrants une menace terroriste réelle, avec la possibilité pour des terroristes de profiter de cette période de grand chaos afin de s’infiltrer en Europe, en se noyant dans la masse. D'autres, voient cette migration comme une conquête, celle basée sur la Hijrah. Cette stratégie veille de 14 siècles a pour but de dominer les sociétés non-musulmanes et paver la voie à leur totale islamisation, comme l'explique les auteurs Sam Solomon et Elias Al Maqdisi dans leurs livre "Le cheval de Troie des temps modernes : la doctrine islamique de l'immigration". 

Si certains redoutent un dangers pour la sécurité intérieure de leur pays, d’autres y voient une incapacité économique de soutenir ces nouveaux arrivants. La première ministre polonaise Ewa Kopacz a déclaré : « Nous avons le devoir moral de nous occuper des réfugiés qui ne peuvent pas rentrer dans leur pays parce qu'ils y sont menacés de mort … En revanche, nous n'avons pas les moyens d'accueillir les réfugiés économiques “. Selon elle, cette distinction réduirait de plus de moitié la pression migratoire aux frontières de la Pologne.

Une chose est sûre, cette guerre syrienne dépasse l’entendement ! En l’espace de quatre ans, ce conflit  est devenu à la fois guerre civile,  guerre énergétique, guerre par procuration et aussi guerre sainte, voire des civilisations. Le Moyen-Orient fait l’objet actuellement  d’un cancer généralisé de la violence et du fanatisme.

En témoigne récemment, la destruction des temples de plus de 2000 ans du site archéologique de Palmyre et la décapitation en place publique de son conservateur. Cet homme âgé de 82 ans fait figure aujourd’hui de martyre face à ce déploiement de barbarie.

Les conséquences de ce conflit sont inimaginables. C’est aussi toute une génération d’enfants,  témoins de la guerre et de ses violences, qui se trouvent progressivement privés de toute éducation, mais surtout de toute protection. Où seront-ils hébergés ? Avons-nous les moyens d’arrêter la montée d’un fanatisme qui n’est pas sans rappeler celui du nazisme et les signes avant-coureur de ce qui pourrait devenir un jour le début d’un troisième conflit d’ordre mondial? Il ne faut pas être alarmiste mais réaliste.

Le conflit syrien au-delà d’une crise internationale, inscrit aujourd’hui un nouveau chapitre dans l’histoire de l’humanité. L’histoire a souvent montré par le passé qu’elle pouvait se répéter! Il faut savoir s’en rappeler.

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