Depuis le 4 septembre dernier, qu’ont en commun Kathy Dunderdale, Eva Aariak, Christy Clark, Alison Redford et Pauline Marois? Elles occupent toutes le poste de première ministre de leur province ou territoire respectif, en l’occurrence Terre-Neuve-et-Labrador, Nunavut, Colombie-Britannique, Alberta et Québec.

À une époque pas si lointaine, il y a à peine 25 ans, voir une femme occuper un poste de premier ministre était quelque chose d’inimaginable; la politique ayant été étiquetée comme un secteur réservé uniquement aux hommes.

Le ministre provincial des Finances, Doug Horner, a procédé au dévoilement d’une mise à jour sur la situation économique de l’Alberta, le 30 aout dernier, et M. Horner n’avait pas de bonnes nouvelles à présenter aux contribuables albertains.

En effet, entre le 1er avril et le 30 juin 2012, le gouvernement de l’Alberta a présenté un manque à gagner de 588 millions $. Étant donné que la province avait anticipé un déficit de 886 millions $ pour toute son année financière, le manque à gagner pour le premier quart devait être de 194 millions $, le ministre a dû refaire ses mathématiques.

La question du membership de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) est un sujet qui tend à revenir dans l’actualité franco-albertaine. Étroitement lié avec l’abonnement au Franco, puisque les membres de l’ACFA bénéficient en quelque sorte d’un abonnement à un taux préférentiel – l’abonnement étant inclus dans le cout d’adhésion à l’Association – ce dossier n’est toujours pas réglé.

 

À l’automne 2006, alors que la question du changement de nom de l’ACFA a été défaite lors du Rond Point, tenu à Red Deer, tout le dossier du membership a fait surface. L’année suivante, un atelier pour pousser plus loin la réflexion a même été tenu. Certains avaient alors évoqué la nécessité pour l’Association d’offrir un membership gratuit à tout francophone vivant en Alberta désirant y adhérer. Évidemment, cela ne venait pas régler la question du Franco. D’autres proposaient un cout d’adhésion à l’ACFA beaucoup plus élevé, mais avec, en retour, une gamme complète de services liés à cette carte de membre.

 

Au cours des dernières semaines, il a beaucoup été question des défis des associations franco-albertaines en terme de finances. Ces derniers jours, le réseau des journaux francophones en situation minoritaire a été mis sous les feux de la rampe, car lui aussi n’échappe pas à l’incertitude.

L’inquiétude provient du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP), dont l’enveloppe annuelle de 75 millions $ apporte, selon Patrimoine canadien, « un appui financier à des magazines imprimés, des journaux non quotidiens et des périodiques numériques canadiens pour surmonter les désavantages du marché ».

La période de la fin mai et du début juin donne toujours lieu à un marathon d’assemblées annuelles des organismes franco-albertains. Pour ces associations, il s’agit d’un moment important. Cela leur permet de dresser un bilan de leur dernière année.

Les plus récentes éditions du Franco l’ont démontré avec la couverture de ces rencontres qu’on ne peut ignorer, n’en déplaise à certains qui font une indigestion de bilan de fin d’année… L’édition de cette semaine ne fait pas exception à la règle avec un retour sur les rencontres de la Fédération des ainés franco-albertains, l’Alliance Jeunesse-Famille de l’Alberta Society, l’ACFA régionale de Lethbridge et cInéMAGINE.

La première ministre de l’Alberta Alison Redford a opté pour un régime minceur, le 8 mai dernier, en dévoilant un cabinet formé de 18 ministres, alors que la table ministérielle était formée de 21 députés, avant la dissolution de l’Assemblée législative au mois de mars dernier.
 
Pour Mme Redford, qui avait déjà annoncé cette volonté de réduire la grosseur du cabinet lors des dernières élections provinciales, le moment était idéal pour passer de la parole aux actes. En effet, dans un premier temps, quatre anciens ministres ont été défaits le 23 avril dernier, soit Ted Morton (Énergie), Ray Danyluk (Transports), Evan Berger (Agriculture et du Développement rural), ainsi que Jack Hayden (Tourisme). Notons aussi que Ron Liepert (Finances) avait aussi annoncé son retrait de la vie politique.
 

Les Albertains de moins de 41 ans se réveilleront-ils avec quelque chose qu’ils n’ont jamais vu et vécu, le 24 avril au matin? En effet, pour la première fois depuis 1971, alors que Peter Lougheed et ses troupes conservatrices avaient mis fin à 36 années au pouvoir du Parti Crédit social de l’Alberta, la province pourrait être gouvernée par une autre formation que le Parti progressiste-conservateur (PPC) à la suite du scrutin qui se tiendra le 23 avril.

En effet, un récent sondage, mené par la firme Return on Insight, pour le compte de CBC/Radio-Canada, confirme que le parti Wildrose s’accroche à son rêve de détrôner les conservateurs avec une bonne avance de sept points sur les troupes d’Alison Redford.

L’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale d’Edmonton vit présentement l’une des périodes les plus difficiles de son histoire. Confronté à un manque à gagner cumulatif avoisinant les 150 000 $, l’organisme a une pente très abrupte, quasi impossible, à remonter. Le président de l’association Michel Fournier a eu à faire face à l’insatisfaction de plusieurs membres – dont un ancien président – lors de l’assemblée générale annuelle (AGA) de l’Association, le 4 avril dernier.

Il est vrai que La Cité francophone connait, elle aussi, une période« dans le rouge » – les états financiers de La Cité ont été présentés lors de l’AGA de l’ACFA régionale d’Edmonton – avec un déficit total de 250 000 $ au cours des deux dernières années, mais celui-ci est basé sur un budget de fonctionnement de près de 2 millions $, alors que le budget annuel de la régionale est de moins de 500 000 $. D’ailleurs, les commentaires du président de La Cité, Denis Magnan, ont certainement rassuré quelque peu les gens présents puisqu’on fait état d’un taux d’occupation de l’ordre de 89 %. Et si les choses tombent en place correctement en 2012, ce taux pourrait s’approcher des 95 %...

C’est dans quelques jours seulement, soit le 29 mars prochain, que le budget fédéral 2012, le premier véritable budget d’un gouvernement majoritaire conservateur, sera présenté à Ottawa. On se souviendra que le ministre des Finances, Jim Flaherty, avait déposé un budget en juin dernier, à la suite du scrutin fédéral, mais ce budget reprenait l’ensemble des mesures qui avaient été annoncées le 22 mars 2011; un budget qui avait été défait par les partis de l’opposition et qui a engendré le déclenchement d’élections, avec le résultat que l’on connait aujourd’hui.

À l’aube de la présentation de ce Plan d’action économique de 2012, tout le monde s’amuse à prédire ce que l’on retrouvera dans ce document : certains craignent le pire avec des coupures sans précédent alors que d’autres estiment le contraire.

La création possible et éventuelle d’une Société historique franco-albertaine est de nouveau abordée ces jours-ci. En effet, ce dossier, piloté par l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) et l’Institut pour le patrimoine de la francophonie de l’Ouest canadien, sera discuté par les membres du Conseil d’administration provincial de l’ACFA, qui se réunit ce weekend à Edmonton.

Ces derniers se pencheront sur l’incorporation d’une telle société, une étape de plus marquant la naissance très attendue d’un tel organisme. La nécessité d’une telle association est criante. Il suffit de regarder ce qui se fait ailleurs pour réaliser à quel point la francophonie albertaine accuse un retard par rapport à d’autres communautés francophones au pays.

Page 8 sur 9
Aller au haut