Après plusieurs mois d’analyse et de travail, le Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN) va de l’avant avec son projet de se porter acquéreur et de rénover l’école Joseph-Moreau, si le gouvernement de l’Alberta accepte, évidemment, de verser les quelque 11 millions $ nécessaires pour redonner un renouveau à l’édifice.

Le CSCN, qui opte donc pour la rénovation plutôt que de demander la construction d’une nouvelle école, ne pouvait faire autrement. En effet, il aurait pu faire parvenir au gouvernement l’intention de demander une construction toute neuve, mais le conseil a déjà établi, et avec raisons d’ailleurs, que la priorité en matière de nouvelle construction était l’école secondaire francophone Alexandre-Taché de Saint-Albert.

À Calgary, la régionale de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) traverse une nouvelle tempête. Cela n’est pas nouveau dans le sud de la province. C’est même cyclique pour la région de Calgary de voir l’ACFA traverser une période un peu plus houleuse. C’est même à se demander s’il n’y a pas quelque chose dans l’eau…

La plus récente controverse touche le président sortant de l’organisme régional, Michel Berdnikoff. Au cours de l’été,  l’ACFA régionale de Calgary aurait alloué un contrat à sa conjointe Michelle Jensen d’une valeur de 10 000 $ – le montant n’a jamais été évoqué pendant la réunion, mais diverses sources, dont une lettre reçue au Franco, l’ont confirmé – pour la rédaction d’une demande de subvention, permettant ainsi à l’Association de potentiellement diversifier son financement.

L’automne est un moment fort de la francophonie albertaine, où en l’espace de quelques semaines, des lauréats et récipiendaires de divers prix d’excellence sont reconnus que ce soit à l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), le Conseil de développement économique de l’Alberta, le Campus Saint-Jean, la Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta, la Fédération des parents francophones de l’Alberta, etc.

Il s’agit, en quelque sorte, de la deuxième vague de reconnaissance, la première étant au printemps/début de l’été lors d’assemblées annuelles en région ou d’organismes provinciaux.

Depuis le 4 septembre dernier, qu’ont en commun Kathy Dunderdale, Eva Aariak, Christy Clark, Alison Redford et Pauline Marois? Elles occupent toutes le poste de première ministre de leur province ou territoire respectif, en l’occurrence Terre-Neuve-et-Labrador, Nunavut, Colombie-Britannique, Alberta et Québec.

À une époque pas si lointaine, il y a à peine 25 ans, voir une femme occuper un poste de premier ministre était quelque chose d’inimaginable; la politique ayant été étiquetée comme un secteur réservé uniquement aux hommes.

Le ministre provincial des Finances, Doug Horner, a procédé au dévoilement d’une mise à jour sur la situation économique de l’Alberta, le 30 aout dernier, et M. Horner n’avait pas de bonnes nouvelles à présenter aux contribuables albertains.

En effet, entre le 1er avril et le 30 juin 2012, le gouvernement de l’Alberta a présenté un manque à gagner de 588 millions $. Étant donné que la province avait anticipé un déficit de 886 millions $ pour toute son année financière, le manque à gagner pour le premier quart devait être de 194 millions $, le ministre a dû refaire ses mathématiques.

La question du membership de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) est un sujet qui tend à revenir dans l’actualité franco-albertaine. Étroitement lié avec l’abonnement au Franco, puisque les membres de l’ACFA bénéficient en quelque sorte d’un abonnement à un taux préférentiel – l’abonnement étant inclus dans le cout d’adhésion à l’Association – ce dossier n’est toujours pas réglé.

 

À l’automne 2006, alors que la question du changement de nom de l’ACFA a été défaite lors du Rond Point, tenu à Red Deer, tout le dossier du membership a fait surface. L’année suivante, un atelier pour pousser plus loin la réflexion a même été tenu. Certains avaient alors évoqué la nécessité pour l’Association d’offrir un membership gratuit à tout francophone vivant en Alberta désirant y adhérer. Évidemment, cela ne venait pas régler la question du Franco. D’autres proposaient un cout d’adhésion à l’ACFA beaucoup plus élevé, mais avec, en retour, une gamme complète de services liés à cette carte de membre.

 

Au cours des dernières semaines, il a beaucoup été question des défis des associations franco-albertaines en terme de finances. Ces derniers jours, le réseau des journaux francophones en situation minoritaire a été mis sous les feux de la rampe, car lui aussi n’échappe pas à l’incertitude.

L’inquiétude provient du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP), dont l’enveloppe annuelle de 75 millions $ apporte, selon Patrimoine canadien, « un appui financier à des magazines imprimés, des journaux non quotidiens et des périodiques numériques canadiens pour surmonter les désavantages du marché ».

La période de la fin mai et du début juin donne toujours lieu à un marathon d’assemblées annuelles des organismes franco-albertains. Pour ces associations, il s’agit d’un moment important. Cela leur permet de dresser un bilan de leur dernière année.

Les plus récentes éditions du Franco l’ont démontré avec la couverture de ces rencontres qu’on ne peut ignorer, n’en déplaise à certains qui font une indigestion de bilan de fin d’année… L’édition de cette semaine ne fait pas exception à la règle avec un retour sur les rencontres de la Fédération des ainés franco-albertains, l’Alliance Jeunesse-Famille de l’Alberta Society, l’ACFA régionale de Lethbridge et cInéMAGINE.

La première ministre de l’Alberta Alison Redford a opté pour un régime minceur, le 8 mai dernier, en dévoilant un cabinet formé de 18 ministres, alors que la table ministérielle était formée de 21 députés, avant la dissolution de l’Assemblée législative au mois de mars dernier.
 
Pour Mme Redford, qui avait déjà annoncé cette volonté de réduire la grosseur du cabinet lors des dernières élections provinciales, le moment était idéal pour passer de la parole aux actes. En effet, dans un premier temps, quatre anciens ministres ont été défaits le 23 avril dernier, soit Ted Morton (Énergie), Ray Danyluk (Transports), Evan Berger (Agriculture et du Développement rural), ainsi que Jack Hayden (Tourisme). Notons aussi que Ron Liepert (Finances) avait aussi annoncé son retrait de la vie politique.
 

Les Albertains de moins de 41 ans se réveilleront-ils avec quelque chose qu’ils n’ont jamais vu et vécu, le 24 avril au matin? En effet, pour la première fois depuis 1971, alors que Peter Lougheed et ses troupes conservatrices avaient mis fin à 36 années au pouvoir du Parti Crédit social de l’Alberta, la province pourrait être gouvernée par une autre formation que le Parti progressiste-conservateur (PPC) à la suite du scrutin qui se tiendra le 23 avril.

En effet, un récent sondage, mené par la firme Return on Insight, pour le compte de CBC/Radio-Canada, confirme que le parti Wildrose s’accroche à son rêve de détrôner les conservateurs avec une bonne avance de sept points sur les troupes d’Alison Redford.

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