On savait que le Sénat allait retenir l’attention dans l’actualité canadienne avec la reprise des travaux à la Chambre des communes. Toutefois, qui aurait pu prédire que ce n’est pas le scandale des dépenses de certains sénateurs qui voleraient la vedette?

Certes, les accusations d’abus de confiance et de fraude déposées par la Gendarmerie royale du Canada, le 4 février dernier, contre Patrick Brazeau et Mac Harb font couler de l’encre… et continueront d’en faire couler puisque la GRC poursuit son enquête en lien avec des allégations similaires contre les sénateurs Mike Duffy et Pamela Wallin.

Non, le sujet qui ne laisse personne indifférent au niveau de la Chambre haute c’est cette décision du chef du Parti libéral du Canada (PLC) Justin Trudeau, annoncée le 29 janvier dernier, d’exclure les sénateurs libéraux du caucus libéral. Avec cette nouvelle, qui a créé une onde de choc sur la colline parlementaire, on ne pourra reprocher au PLC de ne pas attaquer de front la délicate question de la réforme du Sénat.

Car l’idée de réformer le Sénat ne date pas d’hier. Qui ne se rappelle pas d’un Sénat Triple-E (élu, égal et efficace), tel que souhaité par le Parti réformiste dirigé par Preston Manning dans les années 1990? Lorsqu’il a été assermenté comme 22e premier ministre du Canada en février 2006, Stephen Harper avait promis de réformer le Sénat. Minoritaires aux Communes, quelques tentatives des conservateurs ont avorté, jusqu’au dépôt, en juin 2011 de la Loi sur la réforme du Sénat.

En effet, majoritaires à la Chambre des communes depuis la dernière élection fédérale, les conservateurs voulaient ainsi aller de l’avant avec un Sénat plus démocratique, plus responsable et plus représentatif des Canadiens. En revanche, entre 2006 et 2011, le premier ministre est allé à l’encontre de ce qu’il prêchait alors qu’il a nommé une cinquantaine de sénateurs… se donnant ainsi une majorité à la Chambre haute.

Toutefois, ce dossier est sur la glace pour le moment puisque certaines provinces ont remis en doute la constitutionnalité pour le gouvernement d’aller de l’avant avec un tel projet sans leur consentement. La Cour suprême du Canada étudie présentement les questions suivantes : un Sénat élu, les mandats des sénateurs limités à neuf ans et l’abolition du Sénat.

En attendant ce verdict, le PLC s’est soigneusement positionné, pour ne pas dire qu’il a fait un pied de nez aux conservateurs, en prenant ses distances avec ses sénateurs, aujourd’hui considérés comme indépendants. Certains ne voient en cette décision que de la poudre aux yeux tandis que d’autres sont d’avis qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction, d’une première étape, pour retirer toute forme de partisanerie du Sénat.

D’ailleurs, la stratégie libérale, qui est encore à peaufiner et qui ne sera finalisée que lorsque le plus haut tribunal se prononcera sur la question de réforme du Sénat, verrait le premier ministre consulter les provinces avant de nommer une personne à la Chambre haute en plus de former un comité de sages qui aurait le mandat de suggérer des candidats au gouvernement.

Reste à voir comment les communautés francophones en situation minoritaire y trouveraient leur compte dans le plan libéral, car on verrait mal, par exemple, l’Alberta suggérer le nom d’une Franco-Albertaine ou d’un Franco-Albertain pour remplir un poste vacant, à moins qu’il n’y soit contraint.

Une chose dont on peut être certain à 100 % : puisque la décision de la Cour suprême du Canada n’est pas attendue avant un an, parions un petit huard que la question de réforme du Sénat sera au cœur de la prochaine campagne électorale fédérale prévue pour le mois d’octobre 2015.
 

Avant même que le premier programme ne démarre au Centre collégial de l’Alberta, l’Université de l’Alberta a décidé d’enfoncer le dernier clou dans le cercueil du dossier collégial alors qu’elle tente de vider ses locaux avant le 31 janvier.

Les bureaux administratifs sont déserts depuis le début de l’automne : les quelques employés ayant été rapatriés au Campus Saint-Jean pour s’acquitter de leurs tâches loin des yeux de la communauté franco-albertaine.

Avec le retour imminent de Carl Amrhein à titre de provost et vice-président académique, tel que cela a été annoncé à la fin du mois de novembre dernier, il faut sérieusement questionner les motivations du bureau des gouverneurs de l’Université qui tentent par tous les moyens de fermer définitivement le dossier collégial francophone, et ce, le plus rapidement possible.

 

Ceux qui connaissent la routine de l’hebdomadaire franco-albertain savent que les mercredis sont des journées plus tranquilles au bureau du Franco, après les journées de production que sont les lundis et les mardis.

Le 7 septembre 2005 a donc été mon premier « mercredi » à la tête du Franco. C’est cette journée-là que j’ai eu la chance de rencontrer, pour la première fois, Monsieur Trottier. Depuis son déménagement au manoir Saint-Thomas en 2004, M. Trottier profitait de ses mercredis pour faire un saut à La Cité francophone, pour venir au Franco, à l’ACFA, éventuellement au Centre de développement musical où a travaillé sa fille Lisette, et bien plus.

 

En ce mois de novembre, l’hiver semble bien installé un peu partout en province et qui dit hiver, dit le retour des nez qui coulent, des rhumes et de la grippe.
    
En début de semaine, Radio-Canada Alberta rapportait qu’un francophone d’Edmonton dénonçait le fait que la documentation qui lui a été fournie au Centre de santé Saint-Thomas à la suite de son vaccin contre l’influenza n’était disponible qu’en anglais.
   

Le Campus Saint-Jean (CSJ) vit une période difficile depuis deux ans… et la lumière au bout du tunnel semble encore très loin.

On se souviendra que l’établissement avait fait les manchettes pour les mauvaises raisons en aout 2012 alors qu’il devait composer avec un déficit estimé d’un million de dollars. Des mesures, exigées par l’Université de l’Alberta, avaient alors été prises pour redresser la situation et ramener Saint-Jean vers l’équilibre budgétaire.

C’est une semaine déterminante à plusieurs égards alors que, du côté municipal, les divers candidats partout en province font un sprint final en vue des élections du 21 octobre. Quelques francophones tentent de se faire réélire ou d’obtenir un poste au conseil municipal. On peut penser à Camille Bérubé (Beaumont) et Norm Boucher (Medicine Hat) à titre de maire, sans oublier les André Chabot et Brian Pincott (Calgary), ainsi que Serge Gingras (Red Deer), Marco Bergeron et Yves Gauthier (Lethbridge) pour n’en nommer que quelques-uns.

Deux Amis de la francophonie de l’ACFA, en d’autres mots des alliés de la communauté franco-albertaine, tentent aussi d’être reconduits pour un nouveau terme, soit Bill Given à Grande Prairie et Nolan Crouse à Saint-Albert. Le premier a été nommé Ami de la francophonie l’an dernier tandis que le second recevra pareil honneur le 19 octobre.

Toute rentrée scolaire amène son lot de nouveautés et de surprises qui se transforment, parfois, en défis! Au cours des années de boum économique, principalement entre 2005 et 2008, les conseils scolaires francophones ont souvent connu des hausses vertigineuses des inscriptions pendant la période estivale, forçant ainsi ledit conseil à notamment embaucher du personnel à la dernière minute et à être imaginatif afin de faire une place à tous ces nouveaux élèves.

Ces années ont ensuite cédé la place, avec la crise économique, à une période plus creuse avec des hausses très modestes ou encore, dépendamment de l’école, d’un nombre d’inscriptions à la baisse par rapport à l’année précédente. Cette période moins réjouissante a amené la province déficitaire en terme budgétaire à resserrer ses cordons de la bourse, à couper dans divers programmes et secteurs. L’éducation n’étant pas soustrait à l’exercice, cela a forcé les conseils, et ce,autant francophones qu’anglophones, à couper leurs dépenses et à puiser dans leurs réserves pour tenter d’équilibrer leur budget.

Les parents et les élèves de l’école Alexandre-Taché ont une fois de plus démontré toute l’importance qu’ils accordaient à leur école, le 26 aout dernier, en se présentant en grand nombre à l’hôtel de ville pour discuter, lors de la rencontre du conseil municipal, d’un enjeu qui n’en était pas un.
 
En effet, des résidents du quartier Erin Ridge, endroit où sera bâtie l’école, ont pensé qu’en s’adressant au conseil municipal, ils pouvaient faire annuler la décision d’allouer le terrain au Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN) pour la construction de la future école Alexandre-Taché.
 

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a tranché. Dans une décision très attendue dans le milieu de la francophonie canadienne, qui a été rendue publique le 8 aout dernier, il a donné le feu vert à TV5 pour sa chaine Unis, tout en rejetant du revers de la main le projet de chaine ACCENTS proposé par la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures.
 
Faut-il s’étonner de cette décision? Étant donné que la chaine ACCENTS partait de zéro tandis qu’Unis pouvait compter sur une entreprise déjà bien établie en TV5, non, cette décision du CRTC n’est guère surprenante.

 

Le désavantage d’un hebdomadaire, comme Le Franco, c’est le risque de transmettre une information qui est périmée entre le moment de son impression et celui de la réception du journal chez le lecteur.

 

La preuve a été faite au cours de la dernière semaine, alors qu’au moment de mettre sous presse, la mobilisation pour réagir à l’annonce de la suspension du programme Techniques d’administration des affaires et des autres activités du Centre collégial de l’Alberta, tardait à se matérialiser.

 

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