La rentrée est inscrite sur toutes les lèvres ! Et justement, les Jeux paralympiques de Rio 2016 seront présents à cette rentrée. Ils se tiendront du 7 au 18 septembre. Shaye Anderson, MLA de Leduc-Beaumont, enverra deux athlètes albertains pour représenter l’équipe canadienne aux Jeux paralympiques de Rio de Janeiro. Les athlètes de la province ont décollé le 29 août avec des rêves de médaille d’or plein la tête, un bel exemple du dépassement de soi.

Les défenseurs de l’environnement tirent la sonnette d’alarme ! À partir du 9 août 2016, l’humanité vit à crédit sur ses ressources naturelles, scandent les écologistes. C’est du moins ce qu’ont déterminé les récents résultats d’un institut de recherches. Une nouvelle qui donne matière à réfléchir sur ce que nous laisserons aux futures générations.  

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14 juillet 2016. J’arrive au bureau complètement décousu. J’ai tout lu sur l’attaque terroriste de Nice. « Pas encore », me dis-je. Mais surtout, pourquoi encore la France? Je ne trouve pas de mots.

Le jour d’avant, je blaguais sur le sujet de ce billet d’humeur. Je voulais parler des « Maudits Français », ceux qui savent tout et qui commencent leurs phrases par « Nous, en France… ».  Et puis ce drame est arrivé, et je n’ai plus eu envie de blaguer.

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Photo: Sébastien Guillier Sahuqué

Quelle fin de semaine! Mise sur pied en 1989, la Fête franco-albertaine est partie d’une idée qu’ont eue des jeunes de  Francophonie jeunesse de l’Alberta (FJA). La première année, 75 personnes ont répondu à l’appel. À la suite de ce succès, les organisateurs ont décidé d’approcher l’ACFA afin de faire de cette fête un véritable festival. La Fête franco-albertaine est alors née, et depuis ce jour, les francophones et francophiles de partout à travers la province se donnent rendez-vous annuellement pour camper et pour fêter.

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Laissez-moi vous raconter une anecdote. C’était le 24 juin 2004. À l’époque, je travaillais pour le Bloc Québécois. Le parti souverainiste, mené par Gilles Duceppe et une soixantaine de députés, faisait la pluie et le beau temps sur la colline parlementaire. Les temps ont bien changé...

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Vendredi 3 juin, une fête fut donnée en l’honneur de M. Henri Lemire, Directeur général du Conseil scolaire Centre Nord depuis environ 35 ans.

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Le Regroupement artistique francophone de l'Alberta (RAFA) est un organisme certes jeune, mais aussi « reconnu pour son excellence » souligne Sylvie Thériault. Quatorze ans après sa création, le RAFA passe aujourd’hui à la vitesse supérieure. Depuis sa création en 2002, le RAFA a toujours cheminé avec certaines valeurs sans toujours vraiment le réaliser. Aujourd’hui, leadership, créativité, excellence et encouragement sont les valeurs à présent identifiées que l’organisme prône. Le monde des arts est beaucoup plus connu qu’auparavant et il a fait du chemin.    

Lundi matin, 30 mai 2016.  C’est avec nostalgie et la tête pleine d’images que l’équipe du Franco retourne à sa routine quotidienne, soit celle d’informer, de divertir et de représenter sa communauté francophone albertaine. À la suite de ce 40ème Gala des prix d’Excellence de l’Association de la Presse Francophone (APF), ce n’est pas sans un certain bonheur que l’équipe repart sur les chapeaux de roue, vers un nouveau bouclage. Si ce gala a permis d’accueillir les autres journaux francophones en milieu minoritaire du Canada,

Le Franco s’est vu aussi touché par la présence bienveillante des membres de sa communauté.  

asserCes mêmes membres et lecteurs, pour qui nous travaillons tous les jours, ont bien voulu prendre la peine de se déplacer en réponse à l’invitation du Franco. Je pense notamment à Angelina Gionet, qui en dépit de la tragédie qui a touché Fort McMurray, était présente lors de ce gala. Les arts (le RAFA), les aînés (la FAFA), les juristes d’expression française (l’AJEFA), l’ACFA de Calgary et La Cité francophone, pour n’en nommer que quelques uns, je ne nommerai pas tout le monde, mais un grand merci pour votre soutien !

Nous, journalistes de la presse écrite, nous sommes des personnes de défi. Nous aimons les relever, et c’est avec abnégation et brio que nous le faisons en dépit de modestes moyens. Nous avons d’ailleurs remporté le prix de la meilleure photographie de l’année et  la 1ère mention pour la meilleure annonce fabriquée « maison ».

Je parle au nom des membres de mon équipe que je voudrais également remercier. Sachez que ce gala n’a fait qu’attiser leur désir et leur envie de se surpasser et d’offrir un produit de qualité qui rendra la communauté franco-albertaine fière. Notre but, c’est de vous apporter quelque chose de nouveau, de vibrant, de différent. On ne vit pas sur le repli, on vit sur l’ouverture aux autres.

Dans ce parcours médiatique semé d’embûches, votre soutien est important !

La solidarité l’est tout autant. Dans la grande famille qu’est la Francophonie, ses membres ne doivent pas être divisés. Bien que nous ne soyons pas toujours d’accord sur la manière de faire les choses, il est primordial, en situation minoritaire, de se serrer les coudes.  Comme je l’ai mentionné ce soir-là dans mon discours d’ouverture, l’union fait la force. La division n’a pas sa place. L’unité, oui !

Alors une fois de plus, un grand merci !  

Vous rappelez-vous cet article sur la glottophobie écrit par notre journaliste Martin Bouchard? Outre le thème de la discrimination par l’accent, l’article a souligné un autre point important : le manque d’école de formation en français en journalisme dans les provinces de l’Ouest. Il serait peut-être temps d’y penser, car les besoins sont importants et son
potentiel l'est tout autant!

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4000 km, c’est un peu loin pour partir avec son baluchon quand on veut suivre une formation de journalisme en français et que l’on est francophone de l’Alberta.

Montréal ou bien encore l’Ontario sont des passages quasi obligatoires pour se former dans la langue de Molière et surtout dans le domaine très compétitif des médias.

Le manque de programme en journalisme en français appauvrit les possibilités, tant pour les futurs journalistes que pour les médias des provinces de l’Ouest.

Une école implantée dans l’Ouest permettrait d’enrichir les médias et le mandat qui leur est donné afin de développer un contenu rédactionnel plus étoffé. Par exemple, grâce à la présence de jeunes comme notre stagiaire Émilie Pelletier, il nous est plus facile de représenter la communauté francophone dans son intégralité. Une école nous permettrait à nous médias de passer le flambeau à cette nouvelle génération aussi passionnée que férue de technologies.Une situation qui complique quelque peu les choses. Le journal Le Franco, tout comme Radio-Canada, connait un appauvrissement de ses effectifs venant d’ici. Apprentis journalistes francophones, où êtes-vous? Si des programmes comme Jeunesse Canada au Travail contribuent à établir un échange intéressant, ce n’est pas toujours suffisant.

Mais n’oublions pas que l’écriture est la base de ce métier, avec une bonne dose de curiosité. Le reste vient avec le temps et c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Le milieu du journalisme est actuellement saturé dans l’est du pays, alors que la demande est criante en Alberta! Est-ce que le Campus Saint-Jean a un rôle à jouer dans cette optique?

L’Ouest se développe de plus en plus vite, et à ce titre, il est peut-être temps de lui donner une école de journalisme en français digne de ce nom!

 

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Qu’ont en commun Rome, Sparte, Athènes? Chacun de ces empires a connu une prospérité éclatante avant de s'écrouler inexorablement. À l'instar de ses illustres consœurs, Fort McMurray, troisième réserve mondiale de pétrole et figure emblématique du royaume canadien, connaitra-t-elle le même sort? Le brasier qui fait rage changera-t-il la donne? Cette tragédie, qui ne laisse personne indifférent, ne donnera pas d’autre choix à l’Alberta que de se renouveler.

Fort McMurray, aujourd’hui tout le monde connaît! Toutes les chaînes de télévision ont parlé de cette ville ouvrière de 130 000 habitants, située au nord de la province. Si certains sont affligés par la situation des évacués, d’autres y verront un pied de nez de la nature, un retour du karma… Bref, des opinions mitigées par rapport à l’exploitation très controversée des sables bitumineux.

Des reportages sur « Fort Mcmoney » avaient déjà été tournés. Construite exclusivement sur l’économie du pétrole, la ville a vu son aura partir en fumée. Un vent trop fort a fini par souffler sur les braises de l’exploitation pétrolière et remettre certaines choses en perspective. Depuis des années, beaucoup de personnes vivaient à Fort McMurray en raison des salaires plus qu’élevés. 500 000 $ comme salaire à l’année était presque une norme pour les personnes établies à « Fort Mac ». Cela dit, qui sommes-nous pour juger? Qui n’a jamais rêvé de donner les moyens à sa famille d’avoir un avenir et une existence confortables et dorés?

Avec ses hauts salaires, Fort McMurray a représenté une forme de démesure. Démesure des salaires, démesure de l’exploitation outrancière de l’environnement. La démesure de cet incendie est à son tour à l’image du train de vie et du rythme effréné imposé à l’environnement. De quoi faire réfléchir! Et pourtant, déjà les pétrolières exigent de la province que l’exploitation de l’or noir reprenne...

Véritable plaque tournante du pétrole, que va t-il advenir de Fort McMurray? Raisonner sur le court terme n’est plus un luxe que l’économie canadienne peut se permettre. Ces derniers temps, l’Alberta avait déjà été victime de la chute du prix du baril de pétrole. L’économie canadienne va-t-elle prendre de nouveau un sérieux coup dans l’aile avec cette tragédie? La chute de la production est estimée selon les experts entre 1 et 1,5 million de barils par jour, soit presque un quart de toute la production canadienne.

Ce drame humain et écologique possède au moins un intérêt : celui de nous faire réfléchir et de se réinventer. Selon vous, quelle sera la teinte de l’horizon de Fort McMurray? Rouge, noir, vert… les paris sont ouverts.

 

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