Dans moins d’un mois, tout au plus, l’Alberta aura un nouveau premier ministre. Le 17 septembre prochain, les résultats du premier tour de scrutin de la course à la direction du Parti conservateur seront dévoilés et si un candidat obtient 50 % des appuis, il sera dès lors élu chef de son parti et deviendra de facto premier ministre.

Le second scénario – le plus plausible – est qu’un deuxième tour se déroulera entre les trois candidats qui auront obtenu le plus de votes lors du premier tour et les résultats seront annoncés le 1er octobre. Qui de Doug Griffiths, Doug Horner, Gary Mar, Ted Morton, Rick Orman ou Alison Redford suivra les traces conservatrices des 40 dernières années d’Ed Stelmach, Ralf Klein, Don Getty et Peter Lougheed pour devenir le 14e premier ministre de l’histoire de l’Alberta?

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a pris l’habitude – la mauvaise dira le milieu associatif francophone – d’offrir des cadeaux en pleine période estivale. Suivant le cycle scolaire, juillet et août ont généralement été reconnus comme étant des mois permettant aux employés et aux élus des organismes de relaxer quelque peu et de recharger les batteries afin de reprendre le travail du bon pied dès la fin août.

Or, depuis deux ans, il en est tout autre. Qui ne se souvient pas, il y a un an déjà, du fameux dossier du Recensement, alors que les conservateurs avaient annoncé, en plein été, leur intention de ne plus rendre obligatoire le formulaire long. Le tollé que cela avait soulevé partout au pays. La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada avait même intenté, à la fin juillet, une poursuite judiciaire pour le rétablissement du formulaire long.

En accueillant la 22e Fête franco-albertaine, le week-end dernier, la communauté francophone de Saint-Albert prenait un pari, car il fallait démontrer hors de tout doute que l’édition 2006 de cet événement, présentée au même endroit et qui avait été tout sauf un succès, était une erreur de parcours.

Le pari pour le comité organisateur était cependant bien calculé puisque 2011 est, pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, l’année du 150e anniversaire de la création de Saint-Albert. Toutefois, ce fait marquant de l’histoire franco-albertaine ne garantit pas à lui seul le succès de la Fête franco-albertaine (FFA).

Selon des données publiées le 2 juin dernier par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), CBC/Radio-Canada a perdu près de 36 millions $ lors de son dernier exercice, soit celui qui se terminait le 31 août 2010, et ce, même si la vente publicitaire a augmenté de 14,1 % entre l’année 2009 et 2010 pour se chiffrer à près de 339 millions $.

Après avoir subi une perte de quelque 22 millions $ l’année précédente, voilà qui n’est pas de bon augure pour la société d’État à l’aube du renouvellement de sa licence devant le CRTC. En effet, cet organisme annonçait, il y a environ un an, que les services du diffuseur public feraient l’objet d’audiences publiques à l’automne 2011.

Le premier ministre Stephen Harper démontre qu’il n’aura plus besoin de passer par quatre chemins pour arriver à ses fins, maintenant qu’il dirige un gouvernement majoritaire. La population canadienne a eu droit à un avant-goût de ce qui l’attend pour les quatre prochaines années récemment.

En effet, le gouvernement conservateur a décidé que l’État cesserait de subventionner les partis politiques, et ce, dans un avenir rapproché. Rien de trop surprenant dans cette nouvelle, car Stephen Harper avait indiqué qu’il avait l’intention d’agir ainsi au cours de la campagne électorale. Ce n’était pas la première fois que les conservateurs avançaient cette possibilité, mais par le passé, alors qu’il était à la tête d’un gouvernement minoritaire, il avait été obligé de faire volte-face dans ce dossier.

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