Jusqu’à très récemment, on m’a encore demandé en quoi consistait le rôle d’un journal communautaire. Une question essentielle qui revêt tout son sens à l’annonce de la charte de la presse écrite de langue française en situation minoritaire par l’APF. Certains y voient un moment historique en matière de presse francophone et se réjouissent de cette nouvelle, tandis que d’autres ne préfèrent pas se prononcer. Le Franco, au même titre que les journaux communautaires, est une chance unique de parler d’une communauté dans ses joies et dans ses peines, dans ses défis et dans ses réussites, dans ses forces et ses faiblesses. C’est là tout le rôle, et le défi, du Franco.

Plus haute sera la chute, pire elle sera. Hier intouchables, aujourd’hui parias de la société : Gilbert Rozon, Eric Salvail, Harvey Weinstein, des noms bien connus du monde du spectacle sont descendus de leur piédestal. Cependant, les cas d’agressions sexuelles, d’abus ne concernent pas seulement les élites. Cela concerne tout le monde et touche toutes les classes sociales. En d’autres termes, ça n’arrive pas qu’aux autres.

À l’approche de l’assemblée générale annuelle de l’ACFA provinciale qui se tiendra le 14 octobre, au Centre de conférence Shaw d’Edmonton, le bilan financier du Franco consolidé avec celui de l’organisme sera brièvement évoqué. Lors du débat télévisé, certains candidats ont parlé de la mauvaise santé financière du journal. L’année dernière, le journal accusait un déficit d’environ 51 000$, sans analyse de ces chiffres, lors de la dernière AGA. Cette année, Le Franco a su redresser la barre en atteignant un bilan positif. Quels sont les moyens mis en place pour arriver à ce bon résultat ?  Voici un récapitulatif.

Edmonton décontenancée, Las Vegas traumatisée, en l’espace d’un jour ces actes de violence inattendus ont interpellé le reste du monde. Victime d’un acte terroriste ou de démence, ce cycle de la violence amorce une réflexion, voire une prise de conscience sur l’importance de ne pas se sentir détachés de ce qui se passe plus loin ou parfois juste à côté.

L’ouragan Irma est sur toutes les lèvres. Après le passage d’un telle catastrophe, on ne peut que s’interroger sur l’état de santé de notre planète. Bien que les francophones de l’Alberta vivent en situation minoritaire, n’oublions pas que nous faisons partie d’un tout plus vaste : la Terre. Si les francophones de l’Alberta défendent le fait français depuis des années, et que Le Franco à l’origine s’appelait La Survivance, la « Survivance » des générations futures sera la survie de notre planète et de ses habitants. Le réchauffement climatique est-il une fatalité, le résultat d’un processus naturel, ou bien la conséquence d’un dérèglement causé par l’homme ?

Pour la première fois depuis plusieurs années, plusieurs candidats briguent la présidence de l’ACFA provinciale. Ce premier changement serait-il annonciateur d’un changement encore plus grand ? Ces quatre candidats possèdent des visions, soit diamétralement opposées par rapport à la présidence actuelle, soit s’inscrivent dans sa continuité. La francophonie albertaine est à la croisée des chemins et son avenir se jouera aux prochaines élections.

« Rien n’est plus dangereux lorsque l’ignorance et l’intolérance sont armées de pouvoir ». Cette célèbre phrase de Voltaire ne pouvait pas tomber plus à propos à la suite des émeutes de Charlottesville.  Le 12 août dernier, des groupes radicaux, suprémacistes et nazis se sont rassemblés, des contre-manifestants antiracistes sont venus manifester. Une voiture a alors foncé dans la foule en guise de réponse aux militants. Le bilan est lourd et fait état aujourd’hui de trois morts et de 35 blessés. Donald Trump a bien entendu commenté, mais au final nous nous en serions bien passé!

Le Journal Le Franco existe depuis de nombreuses années - 1928 pour être exact. Selon son mandat, il représente et parle de la communauté francophone. Dernièrement, un événement m'a fait réfléchir sur la manière dont Le Franco était perçu par certains représentants de la communauté. Pourquoi cette perception existe-t-elle ? Quel est le rôle d'un journal communautaire, en situation minoritaire ? Toutes ces questions me semblent essentielles à la bonne santé de la communauté.

Les 5, 6 et 7 août au parc Hawrelak, plus de 340 000 personnes se sont rassemblées afin de célébrer la journée du Patrimoine. La mixité des personnes présentes lors du festival, ainsi que celle de ses exposants, aura permis de mettre en avant l’idée que l’héritage réside aussi dans la richesse et la diversité des différentes cultures. Une représentativité qui épouse bien l’idée du multiculturalisme comme pierre angulaire de la culture canadienne.

Le 7 et le 8 juillet, près de 100 000 personnes sont venues manifester à Hambourg, en Allemagne, lors du sommet du G20. Vingt des pays les plus puissants se sont réunis, paraît-il, au-delà de leurs différends. Le fruit de ces négociations ont-elles été aussi fructueuses ? Si oui, pour qui ? Entre les divergences internes et les contestations externes, l’ambiance d’un G20 n’aura jamais été plus électrique.

Page 1 sur 8
Aller au haut