Emmanuel Macron

Emmanuel Macron est devenu le nouveau président de tous les Français le 7 mai dernier. Pour la presse internationale, comme pour certains politiciens de l’hexagone, ce choix électoral marque le rejet de la France de l’extrême droite, ainsi que le besoin de renouveau en politique. Du haut de ses 39 ans, ce nouveau président fait figure d’exception et de modernisme dans l’histoire de la Ve République. Mais derrière son jeunisme et son parcours atypique, que va signifier la présence d’Emmanuel Macron à l’Élysée pour la politique française de ces cinq prochaines années ?

 

 

 

Le soir de sa victoire, c’est sur l’hymne à la joie de Beethoven, l’hymne européen, et non sur celui de la Marseillaise, qu’Emmanuel Macron a décidé sur l’esplanade du musée du Louvre de s’adresser à ses partisans. Faut-il y voir une fausse note de la part du nouveau président ? Européen d’abord, Français ensuite ? La France va t-elle se soumettre dans sa vie quotidienne, démocratique, dans sa manière de vivre et de penser à une volonté supranationale ? Serait-ce déjà fait, avec à sa tête un président plus pro-européen que jamais ?

 

Si l’Union européenne est fondée en 1957, tout s’accélère pour la France en 2005. Malgré le vote du non par référendum, les Français n’auront d’autre choix que de ratifier le traité de Lisbonne en 2007, cette réplique parfaite de la constitution européenne pourtant rejetée à 55% deux ans plus tôt.

 

La construction européenne se fait-elle donc avec l’accord des peuples ? La preuve que non, puisque c’est le même scénario en 1992 pour le Danemark, et en 2001 pour L’Irlande.  Le non n’est pas une réponse acceptable pour certains députés européens, qui décident alors de passer « un arrangement » pour un second tour. Oui, on l’aura compris, le peuple n’est pas souverain.

 

L'Europe est aujourd’hui construite, définie et imposée selon l'intérêt des grands groupes financiers qui monnayent la campagne des politiciens, notamment celle d'Emmanuel Macron.

 

Jeunesse, promesses, un parcours qui sort de l’ordinaire avec la création, il y a  un an, de son propre mouvement politique : En Marche !  Emmanuel Macron donne l’illusion de la modernité, bien qu’il ait travaillé et participé à l’ancien gouvernement du président sortant, François Hollande.

 

Avec un score de 66,1 %, contre 33,9% pour le parti de Marine Le Pen, certains diront que sa victoire est écrasante. Cependant, personne n’a su commenter, et encore moins les médias, le 25,44% d’abstention dans ce second tour. La “fracture sociale”, elle se situe là. Car, si un tiers des Français ont voté Emmanuel Macron, un autre aura voté pour Marine Le Pen, et un dernier se sera finalement abstenu contrairement à ce qui a été dit et présenté à la télévision française.

 

L'Europe construite et imposée à l’insu des votants, a fait l'objet depuis d'une récupération politique de la part du Front National, mettant en avant des valeurs qui ne sont pas les siennes et datant de la Révolution française : la souveraineté de la République.

 

Le cadre :

Le second tour des élections de 2017 aura donc amené les Français à faire un choix cornélien. Entre la peste et le choléra, entre l’ultra-libéralisme et le repli identitaire, entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, quel moindre mal fallait-il choisir ? C'est ce choix difficile que les Français ont dû faire le 7 mai dernier. Certains s’en seront abstenus, attendant l’approche des élections législatives.

 

La politique française a besoin de renouveau. Emmanuel Macron saura-t-il sortir du cadre, en rendant cette dernière plus participative, plus transparente, et plus à l’écoute ?

 

Si d’ici cinq ans, le nouveau président ne réussit pas à contrecarrer le désenchantement ambiant, le Front national pourrait alors être élu. Non pas par conviction politique, mais justement parce que les politiques précédentes auront bel et bien échoué en piétinant et en trahissant le fondement essentiel à toute démocratie : le respect de ses choix  !

 

Election MG 3460Après l’Angleterre et les États-Unis, c’est au tour de la France de voir son paysage politique changer pour de bon !  Le nom des candidats pour le second tour a fait le tour du globe, et pour certains il tombe comme un couperet - prénommé Marine Le Pen pour certains, Emmanuel Macron pour d’autres. Le résultat final de ces élections n’aura pas seulement un impact sur les Français. Avec le positionnement de la France sur la scène internationale, la prochaine politique qui sera engagée déterminera l’image et les valeurs du pays à l’étranger. Une perception qui ne sera pas dénuée d’importance pour le reste de  la francophonie internationale.

Le cancer est la maladie du siècle ! Cette phrase est devenue au fil du temps une maxime connue, que les gens se plaisent à répéter comme un slogan de publicité trop souvent cité. Si l’espérance de vie a en général augmenté, le fléau du cancer laisse dorénavant planer une ombre sur ce supplément de vie, si chèrement gagné. Comment cette maladie a-t-elle pu prendre le pas sur les progrès de ces dernières années ? Finalement, notre confort serait-il passé en priorité, au détriment de notre santé ?

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« On ne naît pas femme, on le devient ». Cette phrase de Simone de Beauvoir (1908-1986) porte une résonance toute particulière à l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars dernier. Dernièrement, la Coalition des femmes de l’Alberta a lancé le site MentorAction. Une initiative qui cherche à appuyer le leadership politique des femmes francophones en Alberta. Si on ne naît pas femme, mais qu’on le devient, on ne naît pas non plus politicienne pour autant.

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Après les États-Unis, direction l’Europe ! De Strasbourg à Berlin, c’est un emploi du temps chargé qui a amené le premier ministre à poser ses valises sur le vieux continent. Jeudi 16 février, il s’est adressé au parlement européen pour saluer la récente approbation de l’accord de libre-échange CETA entre l’UE et le Canada. C’est la première fois qu’un premier ministre canadien s’exprime face à l’hémicycle européen.

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Politique et environnement ne forment pas toujours un mariage évident. L’approche amorcée par le gouvernement concernant la question de l’énergie en Alberta et les promesses non tenues par ce dernier créent de la méfiance. Comment croire alors et avoir confiance dans les politiques qui nous représentent, quand on assiste à une volte-face aussi dérangeante ? La parole engagée est sérieusement ébranlée, et l’avenir des futures générations complètement spolié.  

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Une nouvelle année est bien souvent synonyme de nouveau départ, de bonnes résolutions, d’introspection, voire de nouveaux défis. Comme de coutume, et en début de chaque année, l’arrivée de 2017 est l’occasion de mettre en avant ce qui est important. Une année pour soi, une année pour la planète. L’inspiration, c’est important et la négativité, rebutant. Alors se donner les moyens, c’est aussi chercher à saisir un peu plus chaque jour son bonheur autour de soi. La vie est courte, alors que souhaitez-vous mettre en avant et valoriser pour cette nouvelle année ?

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Logo OIF.svgIl n’est jamais trop tard pour bien faire ! L’entrée de la province de l’Ontario est perçue par certains comme « un moment historique », telle que l’a déclaré récemment la ministre des Affaires francophones en Ontario, Marie-France Lalonde. Si cette nouvelle est saluée par un grand nombre, une interrogation demeure. Doit-on percevoir l’entrée de l’Ontario comme une avancée ou plutôt comme un retard qui viendrait finalement d’être comblé ? Là est la question.

Personne n’y croyait vraiment et pourtant … Donald Trump est devenu le 45e président des États-Unis ! Stupeur et tremblements pour les uns, joie et sentiment d’espoir pour d’autres, cette victoire de Donald Trump montre un profond sentiment de division auprès du peuple américain. Mais au-delà de la division, le résultat de ces élections laisse songeur quant à la raison qui l’a mené à la victoire. L’élection de Donald Trump serait-elle un passage obligé pour amener les élites à se questionner ? En attendant, manifestations, émeutes ne cessent de se propager. On dit que tout arrive pour une raison. La grande question est quelle est-elle ?

C’est une première pour les Albertains. Des consultations sur le contenu canadien dans le monde numérique ont été données le lundi 7 novembre à Edmonton. Celles-ci permettent à la ministre du Patrinoime canadien, Mélanie Joly, de faire d’une pierre deux coups puisque des consultations pancanadiennes sur les langues officielles ont également eu lieu en parallèle, et ce jusqu’au 14 novembre. Quel avenir présager pour les journaux francophones en situation minoritaire, notamment celui du Franco, dans le tournant numérique annoncé ? Quel sera l’impact pour la communauté francophone de l’Alberta? Si l’avenir reste incertain, le futur se dessine sans l’ombre d’un doute. Le plus important demeure la compréhension de la réalité de chacun.

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