L’évènement d’une artiste francophone de Calgary a attiré une centaine de personnes, le 4 juin, au centre communautaire CommunityWise, au centre-ville de Calgary. De nombreux jeunes du programme parascolaire du centre ont transformé de vieux souliers en jardinières. C’était dans le cadre du projet d’art public communautaire de Patricia Lortie.

Sur une table installée à l’extérieur du centre communautaire CommunityWise, une dizaine d’enfants laissent aller leur créativité. Ils ont accès à de la peinture, des perles, des objets colorés et brillants pour décorer des souliers. Des souliers qui seront par la suite remplis de terre pour qu’une fleur y soit plantée.

Thomas Korpach, un jeune artiste et bénévole de 17 ans, a aidé les jeunes à choisir la plante de leur choix, parmi une grande sélection. « C’est agréable de les voir sourire, dit-il. L’art me permet de relaxer et de mettre le stress de côté pour un moment. C’est un peu ce que j’aimerais transmettre à ces jeunes ».

Depuis le 9 avril et jusqu’au 24 mai, des milliers de spectateurs sont emportés dans un XIXe siècle rétro-futuriste sous le grand chapiteau du Stampede Grounds à Calgary. Conçu et mis en scène par Michel Laprise, KURIOS – Cabinet des curiosités regroupe 46 artistes originaires de 13 pays et constitue la 35e production du Cirque du Soleil depuis 1984.

Le concept scénographique de KURIOS – Cabinet des curiosités situe le spectateur dans un lieu précis, soit le cabinet des curiosités d’un chercheur, rempli d’objets insolites ramenés de voyage. Campé dans ce qu’on pourrait qualifier de futur antérieur, l’environnement scénique fait de nombreux clins d’œil aux débuts de la révolution industrielle du XIXe siècle sans tout à fait s’ancrer dans cette époque. « C’est un peu Jules Verne qui vient à la rencontre de Thomas Edison dans une réalité alternative, hors du temps », explique le scénographe Stéphane Roy.

Dans cette réalité parallèle, c’est plutôt le moteur à vapeur, et non celui à combustion, qui s’est imposé en roi et maître. Le décor évoque le début de l’ère de l’industrialisation, mais comme si les progrès de la science et de la technique avaient bifurqué dans une autre direction en prenant une dimension plus humaine.

Vendredi 6 mars, Morinville organisait sa première journée de Célébration de la francophonie. Le lever du drapeau franco-albertain a ainsi été suivi de présentations de la part des élèves des écoles d’immersion et d’une soirée festive avec, entre autres, un repas traditionnel francophone et un concert de Daniel Gervais.

« Le modèle, c’est l’Oktoberfest. On offre la même chose : de la nourriture, du patrimoine, des activités pour les enfants, un groupe de musique... », explique Allen Jacobson, coordinateur au développement communautaire de Morinville.

En effet, pour célébrer ses racines allemandes, la petite ville située au nord d’Edmonton a d’abord organisé deux éditions locales de la célèbre fête de la bière avec 250 personnes en 2013 et 450 en 2014. Un succès qui a donné envie à la municipalité de célébrer les pionniers francophones qui ont fondé la communauté à la fin de XIXe siècle.

L’Association canadienne-française de l’Alberta Centralta s’est associée au projet et a proposé d’organiser cette Célébration de la francophonie le même jour que l’habituel lever du drapeau franco-albertain, c’est-à-dire le 6 mars.

 

L’artiste peintre Gabrielle Bujold proposait deux expositions au centre culturel de Morinville le 6 mars, à l’occasion de la soirée de Célébration de la francophonie. L’ex-chanteuse prépare actuellement une fresque murale à Edmonton et… un livre où elle incarne un voyageur temporel.

« Je trouve ça bien ce genre de rassemblements où on entend parler français », confie Gabrielle Bujold à propos de la Célébration de la francophonie, le 6 mars, au centre culturel de Morinville. Au rez-de-chaussée, l’exposition de sa série Héritage raconte l’épopée des pionniers francophones dans l’Ouest. « J’aime beaucoup la recherche. Je ne suis pas calée en histoire mais j’aime comprendre d’où viennent les gens ! », explique la fière Franco-Albertaine.

De retour en Alberta depuis deux ans après presque trois décennies à Montréal – où elle a notamment sorti un album (la chanson Seule à rêver, c’est elle !) en collaboration avec le bassiste Alain Caron –, Gabrielle Bujold a encore du mal à trouver sa place. « La vie est tellement rapide ici : les gens travaillent beaucoup et sont toujours très occupés. Ils n’ont pas le temps de jaser, de s’asseoir… Je deviens comme eux ! », rigole celle qui évoque la métropole québécoise avec nostalgie. « Montréal, y’a des graffitis un peu partout. Le graffiti est même encouragé. C’est ce que j’aime d’ailleurs. Le vrai graffiti raconte une histoire… comme à Legal. Quitte à peindre sur un mur, autant raconter une histoire ! »

François Massicotte animait le 7 mars deux représentations du Gala Juste pour rire dans le cadre des Rendez-vous de la francophonie, avec une poignée de jeunes humoristes émergents. Le Franco s’est entretenu avec lui de l’évolution de l’humour, d’un rire et d’une rive à l’autre.

Pourquoi avez-vous été choisi pour être porte-parole des Rendez-vous de la francophonie ?

Je n’ai jamais su pourquoi c’était moi, j’ai peut-être perdu une gageure en quelque part ou peut-être parce que je suis le vétéran. Je suis rendu là, c’est rendu moi le capitaine de l’équipe. Ça me fait plaisir parce que je trouve ça formidable comme projet. Je ne suis jamais venu à Edmonton et je me suis demandé pourquoi je n’étais jamais venu. Ça fait trente ans que je fais des shows. Il y au dessus de 40 000 francophones qui habitent à Edmonton, pourquoi je ne suis jamais venu faire un show à Edmonton ? Il était temps. Et pourquoi on n’en fait pas plus ? J’espère que ça va se développer un peu plus. C’est autant de populations francophones que plusieurs villes au Québec, comme par exemple Drummondville.

Comment est-ce que vous expliquez cela ?

C’est difficile à expliquer. Il y en a qui n’y pensaient pas, qui n’y croyaient pas ou qui le savaient pas… vraiment je suis étonné. J’ai déjà fait Winnipeg en 93, les auditions Juste pour rire, où j’avais rencontré Maxim Martin, qui avait gagné le concours. J’ai déjà fait un show à Vancouver, durant les Olympiques en 2010. On connaît le Nouveau-Brunswick, parce qu’il y a beaucoup de francophones là-bas… mais même Toronto, il y a énormément de francophones à Toronto. Pourquoi est-ce qu’on ne fait pas de show jamais à Toronto en français ? Il y a quelque chose là, c’est sûr.

Députée provinciale de Barrhead-Morinville-Westlock depuis 2012, Maureen Kubinec a été nommée ministre de la Culture et du Tourisme de l’Alberta le 15 septembre 2014. Elle évoque la relation entre le ministère et le Secrétariat francophone, ainsi que l’importance de la culture francophone dans la province, notamment d’un point de vue touristique.

 

Le Franco (LF) : Comment la fusion entre le ministère du Tourisme et celui de la Culture affectera-t-il le Secrétariat francophone ?

Maureen Kubinec (MK) : Vous savez, je pense que la fusion n’aura que des effets positifs sur le Secrétariat francophone. Le gouvernement de l’Alberta continue de soigner sa relation avec les francophones et, via le secrétariat, nous nous engageons à soutenir les besoins de cette communauté. Maintenant, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais j’ai un gendre qui est francophone. J’ai des petits-enfants qui vont dans le système francophone et d’autres dans le système d’immersion… donc vous prêchez une convertie.

La fusion de ces deux ministères crée de nouvelles occasions de travailler avec le secrétariat, pour mettre en valeur la richesse du patrimoine et de la culture que nous avons ici. Vous savez sans doute que Legal est dans ma circonscription ? J’ai une merveilleuse relation avec la francophonie et j’apprécie vraiment chacune de mes visites là-bas.

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